Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Graham Watson, président du Parti des Libéraux et Démocrates pour l'Europe

En savoir plus

ICI L'EUROPE

UE : avec Pierre Moscovici, un changement de cap économique ?

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Enlèvement d'un Français en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : à quel jeu joue la Turquie ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le retour de Nicolas Sarkozy n'est pas une solution pour la France"

En savoir plus

SUR LE NET

Cambodge : les travailleurs exigent une hausse des salaires

En savoir plus

  • Les États-Unis frappent le cœur de l’EI en Syrie

    En savoir plus

  • Rapt du Français en Algérie : qui se cache derrière les "Soldats du califat" ?

    En savoir plus

  • Prison à vie pour Ilham Tohti : "Ils ont créé un 'Mandela ouïghour'"

    En savoir plus

  • L'armée israélienne abat un avion de chasse syrien au-dessus du Golan

    En savoir plus

  • L'armée tue deux Palestiniens accusés de la mort de trois Israéliens

    En savoir plus

  • Le président chinois, principal absent du sommet sur le climat

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "L'EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

Asie - pacifique

Bannie de Chine, la mémoire de Tiananmen survit à Hong Kong

© AFP - Défilés à Hong Kong en mémoire de Tiananmen

Vidéo par Baptiste FALLEVOZ

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/06/2014

Hong Kong braque ses projecteurs sur la répression sanglante des manifestations étudiantes de la place Tiananmen à Pékin qui a eu lieu dans la nuit du 3 au 4 juin 1989. Un reportage du correspondant de FRANCE 24, Baptiste Fallevoz.

Depuis 1990, chaque année à Hong Kong, ancienne colonie britannique, quelques jours avant la veillée aux bougies du 4 juin, des milliers d'habitants défilent  pour commémorer le terrible épisode de Tiananmen survenu il y a 25 ans. Un acte qui résonne comme un défi face au géant chinois.

Car Hong Kong, revenue dans le giron chinois depuis 1997, est la seule région à pouvoir parler ouvertement de Tiananmen sans subir - officiellement - les foudres de Pékin, grâce à son statut de semi-autonomie.  Défi suprême : au printemps, Hong Kong a même ouvert son premier musée consacré au 4 juin 1989. Un geste politique fort lorsque l'on sait que le Parti communiste chinois (PCC) est parvenu à instaurer en Chine continentale un silence d'État sur cette répression meurtrière, objet d'une censure drastique - et dont une partie de la jeunesse ignore jusqu'à l'existence.

La place Tiananmen sous haute sécurité, mercredi 4 juin

"Les Chinois ne savent rien de Tiananmen"

Aujourd'hui, de plus en plus de Chinois du continent traversent la frontière pour découvrir leur histoire et le plaisir de manifester. "La majorité des Chinois ne sait presque rien des événements de 1989", confie l'un d'entre eux à FRANCE 24. Mais ces touristes préfèrent toutefois faire profil bas. Ils refusent, par exemple, d'être repérés dans le musée, un endroit ultra sensible puisqu'il dévoile une période effacée de l'histoire de Chine.

"On ne connaissait pas cet événement. On a l'impression que cela n'a pas existé. On ne l'évoque jamais et je n'ose même pas en parler à mes parents. Si j'essaie, ils diront juste : 'Arrête de parler de ça'", confie une jeune femme à FRANCE 24.

Marches en faveur de la démocratie

"Il est de la responsabilité des habitants de Hong Kong de soutenir (les marches en faveur de la démocratie) car nous bénéficions d'une protection pour nos libertés", a indiqué à l'AFP Richard Tsoi, vice-président de l'Alliance de Hong Kong de soutien aux mouvements pro-démocratiques en Chine.

Dans la nuit du 3 au 4 juin, l'armée, forte de dizaines de milliers de soldats appuyés par des centaines de chars et autres blindés, a donné l'assaut en ouvrant le feu sur la foule jusqu'à parvenir à la place Tiananmen. Aucun bilan définitif officiel n'a été fourni. La plupart des recoupements de sources indépendantes font état de plusieurs centaines et jusqu'à plus d'un millier de morts à Pékin, sans compter le reste de la Chine.

La célèbre vidéo d'un Chinois s'opposant aux chars de Pékin, Tiananmen, 5 juin 1989

Première publication : 04/06/2014

COMMENTAIRE(S)