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Moyen-Orient

Vidéo : un père veut sauver les djihadistes européens de l'enfer syrien

© FRANCE 24

Vidéo par Kadir DEMIR , Fatma KIZILBOGA

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/06/2014

Dimitri Bontinck, un ancien militaire flamand, est parti en Syrie pour tenter de ramener chez eux les Européens partis faire le djihad et qui souhaitent désormais rentrer au pays. FRANCE 24 l’a suivi à la frontière turco-syrienne.

Antakya, une ville turque à quelques kilomètres de la frontière syrienne. Dimitri Bontinck arrive de Belgique pour une mission des plus dangereuses : il veut faire sortir de Syrie de jeunes européens engagés aux côtés des combattants djihadistes. Cet ancien militaire flamand originaire d'Anvers a passé plus d'un mois à Alep en avril 2013 pour récupérer son fils de 18 ans, Jejoen, parti en Syrie fin février 2013 pour combattre le régime de Bachar al-Assad. En vain. Ce n'est que quelques mois plus tard, en septembre 2013, que ce jeune catholique converti à l'islam décide de rentrer en Belgique, de son propre chef. Incarcéré puis relâché, Jejoen attend aujourd'hui son procès pour participation à des activités d'un groupe terroriste.

Aujourd’hui, c’est au nom de plusieurs autres familles qu’il veut faire sortir de jeunes européens de l’enfer syrien. Sur son téléphone, l'ancien militaire a conservé des messages de djihadistes prêts à rentrer. "Certains de ces enfants voudraient rentrer maintenant en France ou en Belgique. Mais ils refusent, parce qu'ils ont peur d'être emprisonnés", explique Dmitri Bontinck.

La tuerie du Musée juif de Bruxelles le 24 mai dernier, et qui a fait quatre morts, a aggravé la hantise des gouvernements européens de voir rentrer au bercail ces apprentis djihadistes. L'auteur présumé de l’attaque, Mehdi Nemmouche, un Français radicalisé en prison, était parti faire le djihad en Syrie à la fin de l'année 2012, puis était rentré en France. "Cette affaire est à mon sens étrange. Je pense que cette personne a été missionnée pour faire cela. Je ne pense pas que ce soit une décision qu'il ait pris seul", affirme le Belge.
 
L’Europe veut coopérer davantage
 
Dimitri Bontinck a de nombreux contacts syriens. Son espoir ? Trouver de l'aide auprès des groupes de l'opposition armée syrienne qui refusent la présence de combattants étrangers. "Certains de ces groupes sont importants, se battent contre l'EIIL, et sont influents sur le terrain. Ils sont les seuls à pouvoir leur venir en aide", explique un journaliste.
 
En partant pour la Syrie, l’ancien militaire a emporté dans son sac des photos et des informations remises par trois familles dont les enfants sont partis faire le djihad. "Ma mission commence maintenant. Je vais entrer en Syrie pour rechercher ces enfants", explique-t-il.
 
Dimitri Bontinck connaît les risques qu’il encourt dans un pays dévasté par la guerre depuis plus de trois ans. De l'inconscience ou du courage, sa démarche reste très controversée dans une Europe désormais inquiète à l’idée de voir ces djihadistes rentrer et commettre des actions sur son sol.
 
 
Lors du G7, jeudi 5 juin à Bruxelles, François Hollande a appelé à une action commune contre cette menace. "Cette prise de conscience de ce qui est en train de se produire nous amène à coopérer davantage", a expliqué le chef de l'État.

Environ 300 Français étaient engagés à la mi-mai sur les théâtres d'opérations en Syrie, selon les estimations du ministère de l’Intérieur. Une centaine sont rentrés en France. 

Première publication : 06/06/2014

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