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Sigrid Kaag, la "dame de fer" du désarmement chimique syrien

AFP

La diplomate néerlandaise, Sigrid Kaag, coordonne la mission internationale chargée du désarmement chimique syrien, au siège des Nations-Unies à New York,le 4 juin 2014La diplomate néerlandaise, Sigrid Kaag, coordonne la mission internationale chargée du désarmement chimique syrien, au siège des Nations-Unies à New York,le 4 juin 2014

La diplomate néerlandaise, Sigrid Kaag, coordonne la mission internationale chargée du désarmement chimique syrien, au siège des Nations-Unies à New York,le 4 juin 2014La diplomate néerlandaise, Sigrid Kaag, coordonne la mission internationale chargée du désarmement chimique syrien, au siège des Nations-Unies à New York,le 4 juin 2014

Depuis huit mois, la diplomate Sigrid Kaag coordonne la mission internationale chargée du désarmement chimique syrien. Cette mère de quatre enfants parlant six langues, qui perd rarement son calme, y a gagné le surnom de "dame de fer" néerlandaise.

Elle a bravé les tirs de mortiers, voyage inlassablement entre le Proche-Orient, l'Europe et New York, travaille en liaison avec Moscou, Washington et les flottes maritimes.

La Syrie a peut-être manqué des échéances, mais avec 93% de son arsenal d'armes chimiques déclaré hors du pays, Sigrid Kaag apporte la seule lueur de bonnes nouvelles dans l'horreur d'une guerre qui a fait plus de 160.000 morts.

Son étoile ne cesse de grimper à l'ONU, où elle avait auparavant notamment travaillé pour l'UNICEF et le PNUD (Programme des Nations unies pour le développement).

Coordinatrice spéciale de la mission conjointe ONU-Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC), Sigrid Kaag, 52 ans, parle couramment l'arabe - en plus de l'anglais, du français, de l'allemand, de l'espagnol et du néerlandais - et, selon des diplomates, elle a fait un excellent travail. Elle est aussi respectée à Damas, où certains l'ont surnommée "la Dame de Fer".

"Elle n'arrête jamais de travailler, et ne dort pratiquement jamais", dit de cette diplomate blonde, impeccablement habillée, une de ses collaboratrices.

Quand sa mission sera terminée d'ici quelques mois, certains pensent qu'elle pourrait succéder à Lakhdar Brahimi, qui a démissionné le 14 mai, comme médiateur de l'ONU en Syrie. D'autres lui prédisent un autre poste dans la région.

Sigrid Kaag rejette l'idée qu'une femme occidentale puisse trouver difficile de travailler dans le monde arabe, affirmant qu'elle y a toujours été traitée avec respect, et jamais de façon désobligeante.

"Je pense que dans beaucoup de négociations, les femmes ont de grands atouts", explique-t-elle dans une interview à l'AFP, en tailleur pantalon noir, haut rouge et talons hauts.

- Garder son calme -

"Vous pouvez apporter des éléments différents - être aussi forte sur le message et négocier, mais je pense que nous avons une palette de compétences disponibles plus large", dit-elle.

Son mari est un ancien diplomate palestinien, et avoir des enfants qui sont à moitié arabes peut aussi être un atout, soutient-elle.

"Vous avez un pied dedans, un pied dehors. Mais je pense que finalement, les gens vous jugent sur la base de ce que vous apportez, si vous êtes sincère, si vous êtes engagée, et si vous êtes à la hauteur de la tâche".

En tant que coordinatrice de la mission conjointe ONU-OIAC, elle gère une équipe de 110 personnes.

A Damas, des mortiers sont tombés autour de l'hôtel où ils vivent et travaillent, raconte-t-elle. Elle a renvoyé certains membres de l'équipe qui ne le supportaient pas.

"Vous devez garder votre sang-froid, vous devez garder votre calme et vous devez être dans l'instant", explique-t-elle.

"Le fait que vous ne soyez pas atteint, vous vous sentez chanceux, mais vous savez que vous êtes dans une zone de guerre active".

L'ascension a été stratosphérique pour cette fille d'un professeur de musique, qui avait déménagé en Egypte pour étudier à l'université américaine du Caire.

Elle possède notamment une maîtrise en relations internationales de l'université d'Oxford, a travaillé dans le secteur privé pour le géant pétrolier Shell à Londres pendant deux ans, avant de rejoindre le ministère néerlandais des Affaires étrangères.

Mais après avoir rencontré son mari à Jérusalem, elle quitte son emploi, et entre à l'Office de secours et de travaux des Nations unies, qui s'occupe de la situation des réfugiés palestiniens.

Ces 20 dernières années, elle a vécu à Jérusalem, en Jordanie, à New York, au Soudan et en Suisse, adopté un enfant et donné naissance à trois autres, jonglant entre carrière et vie privée.

Elle était auparavant le numéro trois du PNUD et directrice régionale pour le Moyen-Orient et l?Afrique du Nord de l'UNICEF, a rencontré dans ce cadre la Première dame de Syrie Asma Assad.

Dans ses fonctions actuelles, elle ne s'arrête quasi jamais. Sa mère est morte depuis qu'elle a déménagé à Damas et elle admet qu'il lui est "très difficile" de voir ses enfants, âgés de 11 à 19 ans.

L'année dernière, toute sa famille a déménagé à Jérusalem-Est.

Elle se décrit comme "orientée vers les résultats" et avec des nerfs d'acier. "Je ne panique pas facilement", admet-elle.

Première publication : 08/06/2014