Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Ce que veut la Turquie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

En savoir plus

SUR LE NET

USA : des costumes "Ebola" pour Halloween critiqués en ligne

En savoir plus

DÉBAT

La capitale française fait-elle le pari des arts ?

En savoir plus

DÉBAT

L'Allemagne à la rescousse du budget français ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Drame du "cercueil volant" en Côte d'Ivoire et un riche couple sauve des migrants en mer

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

En savoir plus

  • Quand les virus mortels fascinent Hollywood

    En savoir plus

  • Justice : Oscar Pistorius condamné à cinq ans de prison

    En savoir plus

  • Confusion autour de la tenue du procès de Simone Gbagbo mercredi

    En savoir plus

  • Mort du PDG de Total Christophe de Margerie

    En savoir plus

  • Kobané résiste à l'EI, le Premier ministre irakien se rend à Téhéran

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 au Qatar se jouera en hiver, tranche Blatter

    En savoir plus

  • Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

    En savoir plus

  • Yémen : l’irrémédiable ascension des Houthis, nouveaux maîtres de Sanaa

    En savoir plus

  • Ligue des Champions : à Nicosie, le PSG veut consolider sa première place

    En savoir plus

  • Oscar de la Renta, le célèbre styliste des Premières dames, est mort

    En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • L'armée suédoise traque un introuvable sous-marin russe

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

Asie - pacifique

Nucléaire : Washington et Téhéran négocient au grand jour

© AFP - Les chefs des diplomaties iranienne et américaine Mohammad Javad Zarif et John Kerry se serrent la main en novembre 2013, à l’ONU.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/06/2014

Après plusieurs mois de rencontres officieuses en Oman, des représentants iraniens et américains se réunissent officiellement lundi et mardi à Genève afin de relancer les discussions sur le programme nucléaire de Téhéran.

Discussion bilatérale entre la France et l'Iran mercredi

Le dossier nucléaire réunira aussi la France et l'Iran mercredi,annoncé lundi le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, sans préciser le lieu.

"Les discussions bilatérales entre la France et Téhéran auront lieu mercredi", a déclaré M. Fabius lors d'une conférence de presse, peu avant de quitter Alger après une visite officielle de deux jours.

Avec AFP

 

Pour la première fois, des représentants américains et iraniens se rencontrent officiellement, lundi 9 et mardi 10 juin, à Genève, afin de relancer les négociations sur le nucléaire iranien, dont l’enjeu majeur est la levée des sanctions internationales qui frappent Téhéran.

Ces discussions sont nécessaires car les progrès accomplis en la matière se sont avérés "insuffisants" au cours de précédentes réunions, a estimé le département d'Etat lundi. Cette fois, les discussions entre les délégations iranienne et américaine ont été "constructives", a déclaré Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs iraniens, cité par l'agence de presse Isna. "Le dialogue avec les Etats-Unis s'est déroulé dans un climat positif et a été constructif", a-t-il dit à l'issue de quelques cinq heures de discussions avec les Etats-Unis.

L'annonce de ces discussions bilatérales surprises a été faite, samedi 7 juin, par les Iraniens. Washington a confirmé laconiquement la réunion, en ajoutant toutefois qu'il n'y aurait aucune communication sur la teneur des pourparlers. "Nous avons toujours eu des discussions bilatérales avec les États-Unis en marge des discussions avec le groupe 5+1 [États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne] mais dans la mesure où les négociations sont entrées dans une phase sérieuse, nous voulons avoir des négociations séparées", a expliqué avant son départ de Téhéran le négociateur iranien, le vice-ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Discussions secrètes en Oman

C'est la première fois que Téhéran mène des discussions bilatérales officielles hors des séances des négociations avec le groupe 5+1. En 2013, des négociations secrètes s'étaient cependant déjà tenues pendant de longs mois en Oman entre Téhéran et Washington, dans l'espoir de relancer les discussions officielles.

"Les deux parties s'étaient rencontrées des dizaines de fois à Oman"

"En rendant publique les négociations, les deux parties espèrent que cela va faire bouger les opinions publiques en Iran et aux États-Unis", indique Blaise Gauquelin, correspondant de FRANCE 24 à Vienne, où se trouve le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Les discussions seront focalisées sur la levée des sanctions américaines en cas d'accord définitif sur le nucléaire iranien, que les deux parties souhaitent conclure d'ici le 20 juillet. "L'un des principaux sujets de discussions [avec les États-Unis] est comment défaire la toile d'araignée des sanctions pour permettre à l'Iran de rétablir ses relations économiques avec le reste du monde", estime à l’AFP Cyrus Nasseri, qui dirigea les négociations iraniennes entre 2003 et 2005. "Barack Obama veut qu’un accord ait lieu et propose de bonnes solutions. Mais, pour cela, il espère que les Iraniens vont davantage jouer le jeu qu’ils ne l’ont fait ces derniers mois", indique pour sa part Blaise Gauquelin.

Pour Téhéran, il n'est pas question d'élargir la discussion à d'autres sujets, comme par exemple l'aide à la Syrie. "La question des discussions avec les Américains est [uniquement] nucléaire. Il s'agit de prendre des décisions à propos de tous les sujets, en particulier celui des sanctions", a d’ores et déjà prévenu Abbas Araghchi.

>> Grand reportage à voir : "L'Iran à l'épreuve du changement"

En janvier dernier, un accord préliminaire est entré en vigueur sur une levée très partielle des sanctions, en échange de la limitation de l'enrichissement d'uranium. L'accord, valable six mois le temps d'élaborer un texte définitif, se termine en principe le 20 juillet. Il peut cependant être prolongé. Après les discussions genevoises, une rencontre bilatérale est également prévue par les Iraniens avec la Russie, à Rome, mercredi et jeudi.

"Ce sont les Américains qui ont créé tout ce brouhaha"

"L'Iran aura des négociations avec tous les membres du groupe 5+1 mais les États-Unis sont le principal et le plus important interlocuteur car ce sont les Américains qui ont créé tout ce brouhaha à propos du programme nucléaire pacifique de l'Iran, déclare Cyrus Nasseri. Toute la question est de savoir si les États-Unis sont désormais prêts à faire le pas et accepter une solution raisonnable gagnant-gagnant pour les deux parties. Autrement dit à avaler les couleuvres après dix ans d'accusations sans fondement contre le programme nucléaire iranien."

>> À lire : L'Iran promet plus de transparence mais refuse de céder à "l'apartheid nucléaire"

Les dirigeants iraniens, y compris le président Hassan Rohani, ont répété ces dernières semaines que Téhéran ne renoncerait pas à ses droits nucléaires, notamment celui de posséder un "programme de production de combustible nucléaire" pour ses futures centrales et réacteurs.

Depuis le 20 janvier, plusieurs séries de discussions ont été menées entre l'Iran et les grandes puissances pour mettre fin à dix ans de crise sur la question nucléaire, mais la dernière séance, en mai à Vienne, s'est achevée sans résultat.

Avec AFP

Première publication : 09/06/2014

  • ÉNERGIE NUCLÉAIRE

    L’Iran promet plus de transparence mais refuse de céder à "l’apartheid nucléaire"

    En savoir plus

  • IRAN

    Nucléraire iranien : pas de garantie pour un accord avec Téhéran, selon Ashton

    En savoir plus

  • IRAN

    Nucléaire iranien : Rohani réclame des négociations "justes" avec les Occidentaux

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)