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Economie

Rachat d'Alstom : Hitachi se joint à Siemens pour une offre commune

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/06/2014

Le japonais Hitachi se serait associé à l'offre commune de Siemens et Mitsubishi Heavy Industries pour racheter les activités énergie de l'entreprise française. Cette proposition ne semble pas séduire l'État français.

Le quotidien nippon "Nikkei" a rapporté que Hitachi pourrait désormais rejoindre Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et Siemens pour formuler une offre commune afin de racheter la branche énrgier d'Alstom. Ces informations ont ensuite été confirmées par le groupe japonais qui a affirmé "discuter" de sa participation à cette offre commune.

Siemens et MHI avaient indiqué, mercredi, qu'ils proposeraient au plus tard une offre le 16 juin à Alstom. Toujours selon le quotidien "Nikkei", cette offre s'élèverait à 7,25 milliards d'euros pour acheter les activités de turbines de gaz et à vapeur, précisant que l'activité de distribution et transmission ne serait pas comprise, contrairement à l'offre de l'américain General Electric (GE). Dans ce cadre, MHI s'associerait avec le japonais Hitachi au sein d'une coentreprise créée pour l'occasion où ils détiendraient respectivement 65 % et 35 %.

Le trio entend ainsi contrer l'offre de GE, qui s'élève à 12,35 milliards d'euros. Alstom a par ailleurs jusqu'au 23 juin pour étudier l'offre de l'Américain, qui est loin de satisfaire le gouvernement français, contrairement à l'industriel français qui, pour l'heure, affiche une nette préférence pour General Electric et a mis en garde contre le projet Siemens-MHI, qu'il qualifie de "démantèlement".

L'État souhaite que les offres "s'améliorent"

Pour l'heure, l'État a indiqué n'avoir aucune "préférence pour telle ou telle proposition" et souhaité que celles-ci "s'améliorent", a indiqué jeudi l'Elysée à l'issue d'une réunion destinée à faire le point sur ce dossier. Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l'Économie, Arnaud Montebourg, étaient notamment présents. 

"Nous avons des exigences qui sont l'emploi, le maintien de l'activité en France, l'indépendance énergétique. C'est à cette aune-là que nous regarderons les choses", précise-t-on à l'Élysée. "Notre objectif maintenant c'est de continuer à aider à ce que les propositions s'améliorent pour servir au mieux ces différents objectifs". Une nouvelle réunion dans le même format doit se tenir à l'Elysée "la semaine prochaine".

Avec Reuters
 

Première publication : 12/06/2014

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