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Moyen-Orient

L'offensive des insurgés stoppée à Baqouba, à 60 km de Bagdad

© AFP | Baqouba en Irak

Vidéo par Anne-Sophie LE MAUFF

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/06/2014

Les forces de sécurité irakiennes sont parvenues à repousser une attaque stratégique des djihadistes à Baqouba, à 60 kilomètres de Bagdad. Pour autant, une grande partie du nord du pays reste encore entre les mains des insurgés sunnites.

Les forces de sécurité irakiennes ont chassé mardi des insurgés sunnites de la ville de Baqouba, au nord-est de Bagdad. Les djihadistes avaient brièvement pris le contrôle de plusieurs secteurs de cette ville, située à 60 kilomètres seulement de la capitale irakienne. Il s'agit du premier assaut contre ce chef-lieu de la province de Diyala.

Selon la correspondante de FRANCE 24 à Bagdad, Anne-Sophie Le Mauff, le dernier bilan donné par les autorités irakiennes est de 52 morts, essentiellement des prisonniers détenus dans un commissariat de police attaqué par les insurgés. Elle ajoute que Baqouba est "une porte d'entrée directe pour s'emparer de Bagdad". "Les militants islamistes veulent coûte que coûte s'emparer de cette ville et des villages environnants car c'est une province de fermes et de terres agricoles idéale pour y cacher armes et combattants et y mener la guérilla", explique-t-elle.

Ambiance délétère à Bagdad

Une explosion a par ailleurs secoué la capitale irakienne mardi 17 juin. Notre correspondante précise qque cette explosion visait un marché d'uniformes militaires et qu'elle a fait trois morts et plusieurs blessés, selon un premier bilan. Selon Anne-Sopie Le Mauff, l'ambiance est délétère à Bagdad.

"La population ne cède pas encore à la panique mais on voit très bien que les rues se vident, que les restaurants restent à moitié vides et que les habitants préfèrent rester confinés dans leur quartier après leur activité professionnelle pour éviter d'être la cible d'attaques et surtout pour se protéger au cas où l'EIIL déboulerait devant eux pour tuer leurs femmes et leurs enfants", rapporte la correspondante de FRANCE 24.

Depuis le début de leur offensive, le 9 juin, les insurgés menés par les djihadistes sunnites de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) se sont emparés de plusieurs secteurs importants du nord du pays : Mossoul, la principale ville de la région ; Tikrit, la ville d'origine de Sadam Hussein, et Tal-Afar, pourtant située dans une enclave chiite. Le groupe djihadiste radical aspire à créer un État islamique dans la zone frontalière de l'ouest irakien.

Saklaouiya aux mains des insurgés à proximité de Bagdad

Lundi 16 juin, les djihadistes de l'EIIL et leurs alliés des tribus sunnites, ont pris Saklaouiya, ville stratégique située à proximité de Fallouja au nord-ouest de Bagdad. Ils en ont profité pour s’emparer de six véhicules Humvee et de deux blindés, qui s'ajoutent à l'arsenal d'engins blindés de fabrication américaine pris depuis le début de l'offensive.

L'emprise des insurgés se consolide dans le nord du pays depuis la prise de Tal Afar, une ville stratégique chiite du nord de l'Irak. Un responsable du gouvernement faisait état mardi de plusieurs dizaines de morts dans les combats.

La récente avancée de l'EIIL alimente les questions sur les sources de financement de ces combattants. Le gouvernement irakien a accusé mardi l'Arabie saoudite de les soutenir. "Cela reste des fantasmes, il n'y a pas d'État derrière ces gens", estime Wassim Nasr de la rédaction arabophone de FRANCE 24.

"L'EIIL ne dépend de personne pour se financer"

Selon lui, les soutiens étatiques étrangers qui ont pu exister au début de la guerre en Syrie se sont taris. L'EIIL tire aujourd'hui l'essentiel de ses ressources des dons de personnes privées et des richesses conquises au cours de leurs campagnes militaires, notamment des installations pétrolières en Syrie. "Avec leur expansion fulgurante en Irak, ils ont mis la main sur des ressources importantes. Rien que dans les banques de Mossoul, ils ont saisi un demi-milliard de dollars."

Dans cette bataille, le pétrole, élément stratégique, reste encore sous contrôle de l'armée irakienne et des Kurdes, qui protègent les champs de Mossoul et de Kirkouk. Toutefois la plus grande raffinerie du pays, celle de Baiji est très clairement menacée. L'armée était parvenue jsuque-là à tenir la place, encerclée par les rebelles, mais dans la matinée, la décision a été prise de fermer le lieu et d'évacuer son personnel étranger.

Avec Reuters et AFP

>> Lire aussi : Sous les pieds des belligérants irakiens, le pétrole

Première publication : 17/06/2014

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