Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Disparition du vol AirAsia : un coup dur pour la compagnie low-cost

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Afghanistan : treize ans d'échecs"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Il neige en hiver"

En savoir plus

SUR LE NET

Des opérateurs indépendants au secours des campagnes

En savoir plus

SUR LE NET

L'ONU dresse l'inventaire des sites détruits en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

MODE

La mode 2014 marquée par une prise de conscience des créateurs

En savoir plus

SUR LE NET

Les campagnes virales des marques pour Noël

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

FRANCE

France : la nouvelle carte de la pauvreté "répare une injustice"

© Carte de la pauvreté en France - Ministère de la ville

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/06/2014

Najat Vallaud-Belkacem a dévoilé ce mardi la nouvelle carte des 1300 quartiers prioritaires, situés dans 700 communes. Près de 300 villes n’y figurent plus, tandis qu'une centaine d'autres sont désormais éligibles aux aides de l’État.

Lors de l’ouverture des Journées nationales d’échanges de la rénovation urbaine, la ministre de la Ville Najat Vallaud-Belkacem a dévoilé la nouvelle carte des zones prioritaires en France : 1 300 quartiers ont ainsi été identifiés sur 700 communes en métropole, contre 2500 quartiers pour 900 communes auparavant.

Car pour établir sa nouvelle liste, le ministère de la Ville n’a retenu qu’un seul et unique critère : le revenu des habitants. Pour y figurer, il faut que plus de la moitié de la population vive avec moins de 11 250 euros par an, soit un peu plus de 930 euros par mois. Ce chiffre correspond à 60 % du revenu médian, estimé en France à 18 750 € par an.

>> À relire sur FRANCE 24 : Les visages de la pauvreté dans les campagnes françaises

Jusqu’alors, la politique de la Ville, dédiée aux zones urbaines les plus fragiles, s'était construite par sédimentation et avait fini par concerner certaines communes comme Biarritz ou Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), qui étaient contestées. Pour mettre fin à la distribution injustifiée de ces fonds, le gouvernement a lancé, il y a un an et demi, une remise à plat du système. Une réforme qui "s’imposait" selon Najat Vallaud-Belkacem : "Parce que la ville évolue sans cesse, la politique de la ville aussi doit évoluer. Nous lui donnons à travers cette réforme une occasion unique d’être plus efficace, moins saupoudrée et mieux comprise", a indiqué la ministre de la Ville lors de la présentation de cette nouvelle géographie.

Ceux qui entrent et ceux qui sortent

Le Nord et la banlieue parisienne restent particulièrement représentés sur cette carte de la pauvreté. En Seine-Saint-Denis, où 31 villes étaient déjà aidées par la politique de la Ville, la commune du Bourget fait son entrée. "C'est la réparation d'une injustice, estime son maire Vincent Capo-Canellas (UDI), auprès de l'AFP. Il y a enfin des critères objectifs pour déterminer qui doit bénéficier d'un coup de pouce." Cent villes font également leur entrée.

Ces poches de pauvreté, situées dans des départements ruraux, se trouvent autant en périphérie de grandes agglomérations, qu’en centre-ville ou encore dans des villes moyennes. On compte par exemple Guéret dans la Creuse, Auch dans le Gers ou encore Marmande dans le Lot-et-Garonne. Entrent également dans cette liste des villes touchées par la désindustrialisation, comme Sochaux, la ville des usines Peugeot dans le Doubs.

"C'est la réalité de la pauvreté en France, loin d'être cantonnée aux territoires périphériques des grandes villes, qui apparaît ainsi au grand jour", commente la ministre de la Ville à l'occasion d'une entrevue dans les quotidiens régionaux.

Des communes qui n’auraient jamais dû figurer sur la carte

En revanche, 300 autres communes sortent de la liste des quartiers prioritaires. Certaines se sont développées, enrichies et n’ont plus besoin de bénéficier des aides de l’État , comme Montigny-le-Bretonneux dans les Yvelines. Mais il y a aussi celles qui n'auraient jamais dû y entrer, précise l'entourage de la ministre, qui pointe les petits arrangements entre amis sous la précédente présidence, notamment à Biarritz, Boulogne-Billancourt, Sceaux ou encore Rueil-Malmaison. Tous sortent de la liste des quartiers prioritaires.

Un manque à gagner pour ces villes. Car si les fonds du ministère de la Ville - un peu plus de 300 millions d'euros - ne représentent pas des sommes importantes, figurer sur la liste permet de postuler au programme de rénovation urbaine, doté de très gros moyens. Après un premier programme entamé en 2003, qui a concerné 500 quartiers, et doté de 12 milliards d'euros de subventions, l'État doit lancer à l'automne un second programme avec 5 milliards de fonds publics. En bénéficieront 200 quartiers présents sur cette nouvelle carte de la pauvreté et qui présentent les "dysfonctionnements urbains les plus importants".

Première publication : 17/06/2014

  • PHOTOGRAPHIE

    En images : les visages de la pauvreté dans les campagnes françaises

    En savoir plus

  • FRANCE

    Webdocumentaire : "La tête sous l'eau"

    En savoir plus

  • FRANCE

    Les enfants, victimes silencieuses du mal-logement

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)