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Amériques

Le vice-président argentin embourbé dans un scandale de corruption

© AFP | Le vice-président argentin Amado Boudou .

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/06/2014

Le vice-président argentin Amado Boudou a été inculpé, vendredi, pour corruption. Il est accusé d'avoir acheté, via un prête-nom, une imprimerie en faillite et d'avoir fait en sorte qu'elle obtienne le monopole de l'émission des billets de banque.

C'est une première en Argentine pour un vice-président en exercice. Amado Boudou, le deuxième personnage de l'État a été inculpé vendredi 27 juin par un juge d'instruction pour "corruption".

Élu lors de la présidentielle de 2011 avec Cristina Kirchner, est tenu à distance du pouvoir, la présidente de centre gauche préférant s'appuyer sur un cercle fermé d'une demi-douzaine de proches conseillers.

D'origine française et connu pour sa passion des motos et du rock-and-roll, M. Boudou, 51 ans, a été ministre de l'Économie de 2009 à 2011. Il est accusé d'avoir acheté via un prête-nom une entreprise au bord de la faillite, l'imprimerie Ciccone, qui détient le monopole de l'impression des billets de banque en Argentine.

Selon le juge Ariel Lijo, le vice-président et d'autres personnes citées dans le dossier "auraient fait l'acquisition de l'entreprise Ciccone Calcografica lorsque M. Boudou était ministre de l'Économie (de l'ex-président Nestor Kirchner) via la société The Old Fund, avec pour but ultime de conclure un contrat avec l'État portant sur l'impression de billets et de documents officiels". L'imprimerie a depuis été nationalisée.

Le juge a décidé que M. Boudou pouvait rester en liberté jusqu'à son procès mais qu'il devait venir témoigner au tribunal le 16 juillet.

Amado Boudou, qui clame son innocence, est actuellement en déplacement à Cuba et doit rentrer en Argentine la semaine prochaine.

Il apparaît régulièrement dans les pages people de la presse, au côté de sa compagne, une rousse surnommée "la seconde dame d'Argentine". Il a été propulsé à la tête de l'État à deux reprises lorsque la présidente a été indisponible, en raison d'opérations chirurgicales, et de la convalescence qui a suivi, se contentant d'une activité essentiellement protocolaire.

Avec AFP

Première publication : 28/06/2014

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