Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Sofia Amara, auteur d'"Infiltrée dans l'enfer syrien"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

États-Unis : bras de fer pour le Sénat

En savoir plus

SUR LE NET

Une vidéo dénonce le harcèlement de rue à New York

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Fraude fiscale : 80 pays s'engagent contre le secret bancaire

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"La rançon de la gloire"

En savoir plus

DÉBAT

Burkina Faso : un "coup d'État constitutionnel" ? (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Burkina Faso : un "coup d'État constitutionnel" ? (partie 1)

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DSK, une mauvaise passe sans fin"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Au Burkina Faso, la rue défie Campaoré

En savoir plus

EUROPE

Berlin arrête un "espion" allemand travaillant pour le compte des États-Unis

© AFP / Le Bundestag à Berlin

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/07/2014

Un collaborateur des services de renseignement allemands a été arrêté mercredi 2 juillet. Il est soupçonné d'avoir espionné pour les États-Unis la commission parlementaire du Bundestag chargée d'enquêter sur l'agence américaine NSA.

C’est une nouvelle affaire d’espionnage qui risque de mettre l’Allemagne en émoi. Après l’affaire du piratage du portable de la chancelière Angela Merkel, c’est au tour d’un agent allemand d’être soupçonné d’avoir espionné, pour le compte des États-Unis, les parlementaires de son pays chargés d’enquêter sur les activités de la NSA.

Ce collaborateur des services de renseignement allemands (BND), âgé de 31 ans, a été arrêté mercredi 2 juillet. Il a avoué lors d'interrogatoires avoir fourni des informations à un service secret américain – alors qu’il était suspecté d'avoir tenté d'entrer en contact avec les services secrets russes. Il serait en relation avec les Américains depuis 2012 et leur auraient fourni des documents classés confidentiels.

>> À lire sur FRANCE 24 : L'irréaliste projet de "l'Internet européen" d'Angela Merkel

Vendredi 4 juillet, le ministère allemand des Affaires étrangères a annoncé avoir "convié" l'ambassadeur des États-Unis à Berlin John B. Emerson pour "une discussion" et pour lui demander "de contribuer à un éclaircissement rapide" du dossier. À Washington, la Maison blanche n’a fait "aucun commentaire".

Interrogé sur cette affaire lors d'un point de presse régulier vendredi, le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert a déclaré que la chancelière Angela Merkel en avait été informée la veille. "Le gouvernement allemand va attendre les résultats de l'enquête. S'il faut en tirer des conséquences, on en tirera, mais nous n'en sommes pas encore là (...) L'affaire est grave, c'est clair", a-t-il affirmé.

Vives réactions dans le monde politique

Ces révélations ont suscité de vives réactions dans le monde politique, notamment dans les rangs de l'opposition qui a appelé la coalition gouvernementale d'Angela Merkel à réagir. "Si ce soupçon (...) se confirme, il s'agit d'un revers considérable pour le BND et le gouvernement fédéral", a estimé la responsable du groupe parlementaire des Verts Katrin Göring-Eckardt, appelant à "examiner toutes les coopérations avec les services de renseignement amis".

Les relations entre les États-Unis et l'Allemagne, traditionnellement très bonnes, avaient été rudement mises à mal il y a quelques mois, après des révélations faites par l'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden sur un vaste programme d'espionnage visant notamment l'Allemagne et le portable d'Angela Merkel.

Une commission d'enquête du Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, a été mise en place en avril pour déterminer l'étendue des activités d'espionnage des États-Unis vis-à-vis de l'Allemagne et de ses partenaires, ainsi que pour examiner le rôle des services secrets allemands dans ce dossier.

L'Allemagne est particulièrement sensible aux affaires d'espionnage sur son territoire, le pays étant encore marqué par la surveillance à grande échelle des citoyens de l'ancienne Allemagne de l'Est par la Stasi, la police politique du régime communiste.

Avec AFP

Première publication : 05/07/2014

  • ESPIONNAGE

    Edward Snowden : confidences d’un espion repenti

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    La Maison Blanche révèle par erreur le nom du patron de la CIA à Kaboul

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Obama limite le recours à l’espionnage des dirigeants étrangers alliés

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)