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Moyen-Orient

Gaza : des frappes israéliennes "sans précédent" depuis le début du conflit

© Jack Guez, AFP | Chars israéliens près de la frontière avec Gaza, le 12 juillet 2014

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/07/2014

Les frappes israéliennes se sont intensifiées dans la nuit de samedi à dimanche, donnant lieu à des scènes de panique à Gaza. Le président de l’Autorité palestinienne a demandé à l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale".

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a demandé, dimanche 13 juillet, à l'ONU de placer la "Palestine sous protection internationale". En effet, pour la première fois depuis le début de l'opération israélienne "Bordure Protectrice", Tsahal a procédé à une intensification de ses frappes sur la Bande de Gaza. "Le conflit a pris une tout autre dimension dans la nuit de samedi à dimanche, ne serait-ce que par la quantité de feu tiré par Israël : un feu très nourri […]. Il y a eu des frappes très lourdes avec très peu d’espace entre elles", explique Gallagher Fenwick, envoyé spécial de FRANCE 24 à Gaza. Des bombardements, ajoute-t-il, qui devraient "permettre à Tsahal de détruire des bâtiments entiers notamment dans le nord de la Bande de Gaza" où des membres du Hamas pourraient se trouver.

L'intensification des bombardements a provoqué des scènes de panique à Gaza. "Des dizaines de milliers de personnes ont tenté de fuir leurs habitations [au nord] pour aller se réfugier dans le centre-ville de Gaza [….]. Mais certaines familles n’ont pas pu quitter leur résidence à cause de l’intensité des frappes", ajoute l’envoyé spécial de FRANCE 24. "L’armée dit avoir prévenu la population d’évacuer la zone très rapidement [en prévision de ces frappes]", ajoute notre envoyé spécial.

"La vie ne continue pas à Gaza, elle a été interrompue"

Les pertes sont lourdes côté palestinien. "Dix-huit membres d’une même famille ont été tués près d’une mosquée dont ils sortaient, alors que l’aviation de l’État hébreu tentait de tuer un commandant de la police du Hamas", ajoute l'envoyé spécial de FRANCE 24.

Parallèlement à ces frappes, un commando d'élite de la marine a également effectué dans la nuit de samedi à dimanche, une opération au sol dans le nord de la bande de Gaza. Cette brève incursion "visait à détruire des lieux de lancement de missiles longue portée du Hamas", précise Willy Bracciano, envoyé spécial de FRANCE 24 à Tel-Aviv. La branche armée du Hamas a confirmé qu'un commando israélien avait tenté d'accoster sur une plage, dans la zone de Sudanyia, située au nord-ouest de la bande de Gaza.

"Frapper plus fort de manière plus étendue"

"La mission a été menée à bien", a précisé à la presse le lieutenant-colonel Peter Lerner, porte-parole de l'armée israélienne. "Mais en repartant, il y a eu une fusillade entre soldats israéliens et membres du Hamas", a également indiqué Willy Bracciano. Une information là encore confirmée par le porte-parole de Tsahal qui parle de quatre soldats légèrement blessés : "Pendant la mission un échange de tirs, provoqué par des terroristes opérant sur ce site, s'est produit durant lequel quatre soldats israéliens ont été légèrement blessés", a annoncé le porte-parole, qui a refusé de donner plus de détails sur cette opération.

"[Tsahal] veut frapper plus fort, de manière plus étendue car les frappes ciblées ne fonctionnent pas pour le moment. Elles ne tuent pas les gens qu’elles sont censées atteindre : les commandos du Hamas et du Djihad islamique", souligne encore Gallagher Fenwick.

"Personne ne voit ce qu’on peut gagner par cette 'opération militaire'" (Avi Primor, ancien ambassadeur israélien))

Côté israélien, l’envoyé spécial de FRANCE 24 à Tel-Aviv a indiqué qu’une "pluie de roquettes" avaient tenté de s’abattre sur la ville samedi soir avant d’être interceptés. Israël a recensé 53 tirs de roquettes samedi vers son territoire, ce qui porte à 800 le nombre de tirs depuis la bande de Gaza - dont 127 stoppées par la défense antimissile. Ces tirs ont fait une dizaine de blessés mais aucun mort.

Les dirigeants de l’État hébreu ont multiplié ces derniers jours les menaces d'une opération terrestre de grande envergure, tout en continuant à pilonner la bande de Gaza par air et par mer. Des dizaines de chars israéliens et de pièces d'artilleries ont été convoyés sur des colonnes de camions près de la bande de Gaza et plus de 40 000 réservistes sont sur le pied de guerre. "Nous préparons les prochaines étapes de l'opération, pour que les forces soient prêtes à entrer sur le terrain", a déclaré le général israélien Almoz Moti.

L'ONU appelle au cessez-le-feu

Sur le front diplomatique, les ministres des Affaires étrangères britannique, américain, français et allemand doivent évoquer, dimanche à Vienne, la question d'un cessez-le-feu en marge d'une réunion sur le nucléaire iranien. Samedi 12 juillet, le Conseil de sécurité de l'ONU a de nouveau interpellé Israël et le Hamas en leur demandant de cesser le feu et de respecter le droit international, en particulier "sur la protection des civils".

Au total, au moins 163 personnes ont été tuées et près de 1 100 blessés dans les bombardements israéliens, depuis le déclenchant du nouveau conflit entre Israël et le Hamas il y a six jours. D'après un bilan du bureau de l'ONU chargé des Affaires humanitaires, 70 % des victimes sont des civils, et 21 % des mineurs.

Première publication : 13/07/2014

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