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EUROPE

William Hague victime de la "purge sanglante" du cabinet britannique

© Ben Stansall, AFP | William Hague

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/07/2014

Le Premier ministre britannique a créé la surprise, lundi, en effectuant un remaniement ministériel, le plus important depuis l'arrivée des conservateurs au pouvoir. Objectif : former une équipe plus féminine, plus jeune et plus eurosceptique.

Le "Times" parle de "purge ministérielle sanglante". Pour le "Sun", le Premier ministre britannique David Cameron a "pris une faux" et a taillé dans son gouvernement "les hommes blancs et fades".

La presse anglo-saxonne a été prise de court mardi 15 juillet par ce remaniement, qui s'avère beaucoup plus profond qu'attendu. D'autant que parmi les partants figure l'illustre chef de la diplomatie, en poste depuis quatre ans, William Hague. Ce poids lourd du parti conservateur entend "devenir leader de la Chambre des Communes", a-t-il écrit sur son compte Twitter. Il a ajouté qu'il ne se présenterait pas aux élections législatives de mai 2015 afin de se "consacrer à des choses [qu'il a] toujours eu envie de faire".

Hammond remplace Hague

Ce remaniement est destiné "à montrer à la frange la plus à droite et eurosceptique du parti que Cameron est à leur écoute", souligne le "Financial Times". Preuve en est, la nomination du ministre de la Défense Philip Hammond, 58 ans, pour remplacer William Hague aux Affaires étrangères. Il s'est illustré en début d'année en assurant qu'il n'hésiterait pas à préconiser la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne si les institutions bruxelloises refusent de se réformer et de réformer leurs liens avec Londres.

Le vétéran de la politique britannique, Kenneth Clarke, un conservateur pro-européen, a également démissionné de son poste de ministre sans portefeuille. À 74 ans, il a occupé de hauts ministères sous Margaret Thatcher et John Major, notamment ceux de l'Intérieur ainsi que de l'Économie et des Finances. Selon les médias, ce départ illustre le mieux la volonté de rajeunir le gouvernement.

Sont également sur le départ : Owen Paterson, ministre de l'Environnement, David Willetts, secrétaire d'État chargé des Universités, David Jones, secrétaire d'État pour le Pays de Galles, Andrew Robathan, ministre de l'Irlande du Nord et Greg Barker, ministre du changement climatique.

Parmi les femmes promues au cabinet, où elles étaient sous-représentées, figure Nicky Morgan. Elle a été nommée à l'Éducation, un poste qu'elle cumule avec ses anciennes fonctions de ministre des Femmes et de l'Egalité.

Cameron "apeuré face à son aile droite"

Ce remaniement vise surtout à mettre en ordre de bataille le gouvernement de coalition des conservateurs et libéraux démocrates, dix mois avant des élections générales qui s'annoncent particulièrement serrées au Royaume-Uni. Le parti travailliste d'opposition devance les conservateurs, avec 38 % d'intentions de votes (contre 33 %) dans le dernier sondage d'opinion YouGov diffusé dimanche.

Mais surtout les conservateurs ont vu leur électorat voter massivement en faveur du UK independent party (Ukip). Le parti europhobe et anti-immigration est sorti vainqueur des récentes élections européennes et se glisse en troisième place dans les sondages, devant le parti libéral-démocrate affaibli. Un porte-parole travailliste, Michael Dugher, a déjà évoqué "un massacre des modérés" par un Premier ministre "affaibli" et "apeuré face à son aile droite".

Avec AFP et Reuters

Première publication : 15/07/2014

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