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FRANCE

L’ex-Femen Amina Sboui jugée à Paris pour dénonciation mensongère

© Kenzo Tribouillard, AFP | L'ex-Femen Amina Sboui.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/07/2014

L'ex-membre des Femen Amina Sboui va être jugée pour "dénonciation mensongère", en octobre prochain, à Paris. La Tunisienne avait affirmé avoir été agressée par cinq personnes début juillet. Elle maintient sa version des faits.

Amina Sboui, l’ancienne Femen soupçonnée d'avoir menti au sujet de l'agression dont elle dit avoir été victime au début du mois de juillet, a été laissée en liberté après sa garde à vue mardi et sera jugée pour "dénonciation mensongère", a déclaré son avocat Me Martin Pradel à l'AFP.

Le 7 juillet, l'ancienne membre des Femen avait porté plainte, affirmant qu’elle avait été agressée la veille à Paris par cinq "islamistes" qui, selon ses propos, l’avaient menacée de lui raser les cheveux et les sourcils.

La militante féministe avait raconté avoir été sortie de force du métro parisien, au petit matin, par un homme qui l'avait ensuite conduite dans la rue, près de la place de Clichy, où l'auraient attendue ses agresseurs.

Joint par l'AFP, son avocat a précisé que sa cliente maintenait sa version des faits.

Déjà condamnée en Tunisie

"Comme la vidéosurveillance ne permet pas de recouper sa dénonciation et qu'elle a dit que manifestement, son agression avait été filmée, les policiers en déduisent qu'elle a fantasmé la scène. C'est sidérant", a-t-il déploré.

Il affirme par ailleurs que sa cliente a gardé le silence durant sa garde à vue, "car les policiers ne jouent pas la transparence. Ils ne veulent pas lui dire de quels éléments ils disposent pour la poursuivre".

"Quel intérêt aurait-elle à inventer cette agression et à dire qu'elle a été filmée par la vidéosurveillance ?", s’est interrogé l'avocat. Il a précisé qu'Amina Sboui était convoquée pour être jugée en octobre à Paris pour "dénonciation mensongère".

En 2013, Amina Sboui avait fait deux mois et demi de détention provisoire en Tunisie pour avoir peint le mot "Femen" sur le muret d'un cimetière de Kairouan (150 km au sud de Tunis) afin de dénoncer la tenue d'un rassemblement salafiste.

Après avoir reçu des marques de soutien des autres Femen, elle avait finalement décidé de quitter ce mouvement féministe, dont elle avait dénoncé l’"islamophobie".

Avec AFP

 

Première publication : 16/07/2014

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