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Afrique

Le gouvernement malien et les rebelles à la table des négociations

© Habibou Kouyate, AFP | Échange de prisonniers entre l'armée malienne et les groupes armés.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/07/2014

Le gouvernement malien et les groupes armés qui sévissent au nord du pays se rencontrent, mercredi, à Alger pour tenter de trouver un terrain d'entente. Les négociations ont été précédées d'un échange de prisonniers.

À Alger, des négociations entre le gouvernement malien et des groupes armés s'ouvrent mercredi dans la perspective d’aboutir à un accord de paix, alors que le pays est en proie à l’instabilité depuis près de deux ans.

Dans un geste de bonne volonté avant ces négociations, le gouvernement malien et les groupes armés du Nord ont procédé mardi soir à Bamako à un échange de 86 prisonniers, 45 militaires et policiers d'un côté et 41 Touareg de l'autre.

Les négociations d'Alger sont les premières à réunir l'ensemble des parties prenantes au conflit depuis celles qui avaient abouti à un accord intérimaire le 18 juin 2013 à Ouagadougou, au Burkina Faso, ayant ouvert la voie à la tenue d'élections présidentielle et législatives.

Mais depuis l'élection du président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2013, les pourparlers piétinent et les groupes armés continuent à mener régulièrement des actions meurtrières dans le nord du Mali.

Lundi, un légionnaire français a été tué et sept militaires blessés lors d'une "attaque suicide" dans la région de Gao (nord), a affirmé le ministère de la Défense à Paris. Il s'agit du neuvième soldat français tué au Mali depuis le lancement de l'opération française Serval en janvier 2013, mais du premier tué au cours d'une attaque suicide.

Un cessez-le-feu régulièrement bafoué

En mai, des hommes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg), du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA, au sein duquel sont recyclés d'ex-jihadistes) et du Mouvement arabe de l'Azawad (MAA), ont affronté l’armée malienne pendant plusieurs jours à Kidal, fief des Touareg dans le nord-est du Mali. Au moins 50 soldats maliens avaient été tués au cours des heurts.

Un cessez-le-feu obtenu par le chef de l'État mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l'Union africaine (UA), tient toujours, mais des affrontements ont malgré tout lieu entre le MNLA et une branche du MAA.

Le MNLA, le HCUA, deux branches du MAA et des milices d'autodéfense proches du pouvoir de Bamako seront représentés à Alger où la délégation du gouvernement malien sera dirigée par le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.

En sont exclus les "groupes terroristes" liés à Al-Qaïda qui - à un moment alliés du MNLA - ont occupé pendant plus de neuf mois le nord du Mali avant d'en être partiellement chassés par une intervention armée internationale lancée le 11 janvier 2013 par la France, toujours en cours via la mission de l'ONU au Mali, la Minusma.

Les négociations vont se dérouler en "trois phases", a expliqué l'ancien Premier ministre malien Modibo Keïta, représentant du chef de l'État pour le dialogue inclusif inter-malien: "Valider une feuille de route des négociations", puis "négociations proprement dites (...) pour aller au fond des problèmes et obtenir un pré-accord" avant d‘aboutir à la signature d'un accord de paix définitif.

Les pourparlers doivent débuter mercredi, jour de la visite à Bamako du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui doit y signer un accord de défense avec le Mali après l'annonce par Paris de la fin de son opération Serval.

Elle sera remplacée par "Barkhane", une opération plus large et permanente de lutte contre le terrorisme au Sahel, qui doit mobiliser 3 000 militaires français.

Avec AFP

Première publication : 16/07/2014

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