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Mexique: des centaines d'enfants vivant dans des conditions inhumaines

AFP

Des policiers fédéraux devant le foyer

Des policiers fédéraux devant le foyer "La gran familia" à Zamora, dans le Michoacan, le 16 juillet 2014Des policiers fédéraux devant le foyer "La gran familia" à Zamora, dans le Michoacan, le 16 juillet 2014

Les parents de près de 500 enfants, contraints de mendier ou victimes d'abus sexuels, retrouvés par la police vivant dans des conditions inhumaines dans un foyer de l'ouest du Mexique, espéraient mercredi pouvoir les récupérer rapidement.

"Je viens pour récupérer ma fille", a dit visiblement en colère à la chaîne Televisa Rosalba Karina Contreras, mère d'une adolescente de 13 ans, qui vivait dans le foyer, "La Gran Familia" (La Grande Famille), située à Zamora, dans l'Etat du Michoacan.

Un total de 596 personnes - 458 mineurs et 138 majeurs - ont été trouvé mardi dans cet internat créé il y a 40 ans, lors d'une opération policière menée après des plaintes selon lesquelles l'établissement retenait les jeunes gens de force.

Selon plusieurs témoignages, Rosa del Carmen Verduzco, directrice et fondatrice de l'établissement, et son personnel, pratiquaient des "violences physiques et psychologiques" sur les internes, a indiqué à la presse Tomas Zerón de Lucio, responsable des enquêtes criminelles au ministère de la Justice.

Les enfants étaient obligés à faire l'aumône, à dormir à même le sol parmi les rats et les punaises, tandis qu'on leur servait de la nourriture "avariée", a affirmé ce responsable à la presse.

Certains des internes subissaient également des "abus sexuels" et avaient "l'interdiction de quitter les lieux", a-t-il ajouté.

"L'opération a été mené à partir d'au moins 50 plaintes contre les administrateurs de ce foyer, principalement de Mme Rosa del Carmen Verduzco, pour privation illégale de liberté", a dit M. Zeron.

- peur de dénoncer -

Les parents et les proches qui sont venus mercredi devant l'établissement soulignaient la responsabilité de la directrice, arrêtée avec huit de ses collaborateurs. L'enquête porte aussi sur des délits de mauvais traitements et agressions sexuelles, selon le responsable.

Mme Contreras a indiqué que la directrice du foyer changeait les jours de visite sans prévenir et qu'elle l'empêchait parfois de voir sa fille.

Verduzco infligeait "des mauvais traitements, des violences, proférait des menaces et donnait des coups aux enfants", selon elle.

Parmi les mineurs se trouvaient six enfants en bas âge. Selon les premiers éléments de l'enquête, les bébés nés dans le foyer étaient enregistrés comme enfants de Verduzco, sans autoriser la tutelle des pères biologiques.

"La Gran Familia" recevait des majeurs jusqu'à l'âge de 40 ans.

Bertha Saucedo, autre mère d'interne, a expliqué à Foro TV qu'elle avait vécu dans le foyer et y avait eu une fille, retenue de force par la directrice.

"On m'a enlevé ma fille à l'âge de trois mois. Quand elle a eu six ans, j'ai commencé à venir la voir et elle (la directrice) me m'y autorisait jamais parce que ma fille avait le syndrome de Down (trisomie) et que si je ne la payais pas, jamais elle ne me la rendrait", a dit Mme Saucedo.

Elle a ajouté qu'elle n'avait pas déposé plainte de peur qu'ils maltraitent sa fille, la battent ou la privent de nourriture.

Mercredi matin, les jeunes gens étaient toujours à l'intérieur du foyer, assistés par des fonctionnaires de l'Institut pour le développement intégral de la famille (DIF), organisme fédéral d'assistance familiale.

Un historien et intellectuel renommé au Mexique, Enrique Krause, a pris la défense de la directrice du foyer affirmant, sur son compte twitter qu'elle était "harcelée" par les autorités alors qu'elle avait consacré sa vie "à recueillir des orphelins".

"A 60 ans, Rosa Verduzco a adopté des milliers d'enfants, cas unique dans l'histoire mexicaine. Je demande au gouvernement de la respecter et et de respecter la loi", a ajouté l'historien.

Première publication : 16/07/2014