Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Brésil : une cyber-présidentielle sous tension

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Nicolas Sarkozy annonce son retour sur Facebook

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 19 septembre (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 19 septembre (Partie 1)

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

La gauche en difficulté

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Stéphane Distinguin, PDG de FaberNovel et président de Cap Digital

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Bernard Maris, chroniqueur à Charlie Hebdo et auteur de "Houellebecq, économiste"

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jérôme Bel ou la danse minimale

En savoir plus

  • Vidéo : la Turquie "débordée" par l’afflux de réfugiés kurdes de Syrie

    En savoir plus

  • Le cessez-le-feu en Ukraine n’a encore rien d’effectif, selon l'Otan

    En savoir plus

  • Les candidats à la présidentielle afghane acceptent de partager le pouvoir

    En savoir plus

  • Attentat à la bombe près du ministère des Affaires étrangères au Caire

    En savoir plus

  • L’opposant Mikhaïl Khodorkovski envisage de gouverner la Russie

    En savoir plus

  • Sanaa instaure un couvre-feu, l'ONU annonce un accord de sortie de crise

    En savoir plus

  • Journées du patrimoine : visite guidée du théâtre de l’Opéra Comique

    En savoir plus

  • Bruxelles déjoue un projet d'attentat jihadiste à la Commission européenne

    En savoir plus

  • Le Front Al-Nosra a exécuté un soldat libanais qu'il détenait en captivité

    En savoir plus

  • L’Ukraine et les séparatistes signent un mémorandum pour garantir le cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Assaut mortel de Boko Haram à Mainok dans le nord du Nigeria

    En savoir plus

  • Les prisonniers des colonies, objets de propagande allemande

    En savoir plus

  • Après 47 ans d'attente, le Cameroun accueillera la CAN en 2019

    En savoir plus

  • Air France : la grève des pilotes prolongée jusqu'au 26 septembre

    En savoir plus

  • Migrants à Calais : Londres débloque 15 millions d'euros

    En savoir plus

  • Vol Air Algérie : l'enquête n'a mené à "aucune piste privilégiée"

    En savoir plus

  • Mondial de volley : la France battue par le Brésil en demi-finales

    En savoir plus

  • Tunisie : le président Moncef Marzouki candidat à sa réélection

    En savoir plus

Crash en Ukraine: les corps attendus à Kharkiv, pression sur Moscou

AFP

Un membre de la délégation de l'OSCE devant le train à bord duquel se trouvent les corps des victimes du crash du vol MH17, le 21 juillet 2014 à TorezUn membre de la délégation de l'OSCE devant le train à bord duquel se trouvent les corps des victimes du crash du vol MH17, le 21 juillet 2014 à Torez

Un membre de la délégation de l'OSCE devant le train à bord duquel se trouvent les corps des victimes du crash du vol MH17, le 21 juillet 2014 à TorezUn membre de la délégation de l'OSCE devant le train à bord duquel se trouvent les corps des victimes du crash du vol MH17, le 21 juillet 2014 à Torez

Menacés de décomposition dans la chaleur de l'été ukrainien, les corps des victimes du crash du vol MH17 ont quitté la zone de la catastrophe et étaient attendus mardi à Kharkiv, sous contrôle loyaliste, alors que les pressions sur Moscou ne cessaient de monter.

Parallèlement, les prorusses ont remis à une délégation malaisienne les deux boîtes noires de l'appareil et annoncé un cessez-le-feu autour du site du crash.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne devraient examiner à Bruxelles de nouvelles sanctions, mais sans aller au-delà du durcissement déjà prévu lors du sommet européen du 16 juillet, selon des sources diplomatiques. Pour l?adoption de sanctions économiques de grande ampleur dites "phase 3", il faut l'unanimité des 28 Etats membres et la convocation d'un nouveau sommet européen.

Le train réfrigéré a finalement quitté la gare de Torez, en zone rebelle, avec les corps de 282 des 298 passagers et membres de l'équipage, en majorité néerlandais, tués quatre jours plus tôt lors de la chute du Boeing malaisien jeudi dernier. Lundi soir, il se trouvait à Donetsk, d'où il devait repartir pour Kharkiv, ville sous contrôle des loyalistes, avec une délégation malaisienne.

Les rebelles prorusses ont remis à cette dernière dans la nuit à Donetsk les deux boîtes noires de l'avion de ligne. Ils ont en même temps annoncé un cessez-le-feu dans un rayon de 10 km autour du site du crash du vol Amsterdam-Kuala Lumpur de Malaysia Airlines pour faciliter l'enquête sur sa chute, due, selon les Etats-Unis, à un missile tiré depuis leur zone.

"Nous avons décidé de remettre les boîtes noires aux mains des experts malaisiens", a déclaré le "Premier ministre" de la "République populaire de Donetsk" (DNR) autoproclamée, Alexandre Borodaï, devant quelque 150 journalistes assistant à l'événement à une heure du matin au siège des autorités rebelles.

Un expert malaisien a remercié ces dernières. "Nous n'avons pas retrouvé les boîtes noires du vol MH 370 (disparu au-dessus de l'Océan Indien - ndlr) et donc nous sommes contents de pouvoir récupérer celles-ci", a-t-il dit. "Je vois que les boites noires sont intactes et avec seulement des altérations mineures", a-t-il ajouté.

A Kharkiv, les corps seront examinés avant de repartir par avion pour Amsterdam. Ils seront remis aux Pays-Bas, tandis que la Malaisie récupère les boîtes noires, a expliqué le Premier ministre malaisien Najib Razak, selon lequel les enquêteurs internationaux auront "un accès sécurisé" à la zone de la catastrophe.

De Kharkiv, les restes humains seront transportés jusqu'à Amsterdam par un C130 néerlandais dans lequel se trouvera aussi l'équipe malaisienne. Ils y seront identifiés, puis remis à leurs familles via les services de leurs pays d'origine.

- Menaces de sanctions renforcées -

L'est de l'Ukraine est déchiré depuis plus de trois mois par un conflit armé entre les séparatistes prorusses et les loyalistes, qui accusent Moscou de soutenir les rebelles. Ces derniers sont soupçonnés par Kiev et les Occidentaux d'avoir abattu l'avion de ligne malaisien avec des missiles fournis par la Russie.

Les pressions internationales se sont encore accrues sur Moscou, considéré comme le protecteur des rebelles.

Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé l'UE à adopter des sanctions économiques d'envergure contre la Russie et à cesser toute vente d'armes à ce pays, pointant du doigt celles de la France. Il est "temps (pour l'UE) de commencer à entrer dans la phase 3 des sanctions, donc par exemple je ne pense pas que de futures ventes d'armes de la part de n'importe quel pays d'Europe devraient se poursuivre", a-t-il dit devant la chambre des Communes, la chambre basse du parlement.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté lundi une résolution demandant aux séparatistes prorusses de permettre un accès libre et sécurisé au site du crash, de protéger "l'intégrité" du site et de cesser les hostilités dans cette zone.

Le texte, adopté à l'unanimité, y compris donc par la Russie, réclame que les responsables de l'attaque rendent des comptes et demande "à tous les pays et protagonistes dans la région", dont la Russie, de collaborer pleinement à "une enquête internationale complète, minutieuse et indépendante".

Tandis que l'affaire de l'avion malaisien affaiblit de facto la position internationale des rebelles et du Kremlin, l'armée ukrainienne cherche à marquer des points sur le terrain. Un bombardement d'artillerie a été déclenché entre la zone de l'aéroport et la gare de Donetsk lundi matin.

Selon un combattant rebelle interrogé par l'AFP, les forces loyalistes, en provenance de l'aéroport, sont arrivées à environ deux kilomètres de la gare.

Plus à l'est, selon le service de presse de l'"opération antiterroriste", le drapeau national a été hissé à Dzerjinsk, une ville de 35.000 habitants au nord de Donetsk. Dans la région de Lougansk, les forces de Kiev ont repris la localité de Roubijné, poursuivant leur avance vers Severodonetsk et Lysytchansk.

Dans un communiqué publié lundi soir, Malaysia Airlines a annoncé avoir dévié au-dessus de la Syrie un de ses vols pour éviter de traverser l'espace aérien ukrainien après le crash.

Première publication : 22/07/2014