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Indonésie: Widodo devrait être déclaré vainqueur de la présidentielle

AFP

Joko Widodo le 21 juillet 2014 à JakartaJoko Widodo le 21 juillet 2014 à Jakarta

Joko Widodo le 21 juillet 2014 à JakartaJoko Widodo le 21 juillet 2014 à Jakarta

Le gouverneur de Jakarta et réformateur Joko Widodo devrait être déclaré mardi vainqueur de l'élection présidentielle en Indonésie, première économie d'Asie du Sud-Est, à l'issue d'une lutte acharnée avec son rival, un ex-général controversé de l'ère Suharto.

La commission électorale doit annoncer vers 16h00 (09h00 GMT) le nom du vainqueur du scrutin qui a eu lieu le 9 juillet dans la troisième démocratie au monde, après avoir procédé aux vérifications finales.

Les deux rivaux, Joko Widodo, surnommé Jokowi, et l'ex-général controversé Prabowo Subianto, avaient crié victoire peu après la fermeture des bureaux de vote, alors que des estimations fiables réalisées à partir d'échantillons de bulletins de vote avaient donné près de 53% des suffrages au gouverneur de Jakarta, contre un peu plus de 47% à son rival.

Depuis, les tensions se sont exacerbées en raison de multiples accusations de fraudes et de tricherie de part et d'autre, à l'issue de l'élection la plus polarisée depuis la transition démocratique qui avait suivi la chute du dictateur Suharto en 1998, marquée par des violences qui avaient fait des dizaines de morts.

Plus de 250.000 policiers ont été mobilisés à travers le pays pour l'annonce des résultats, dont un peu plus de 3.000 rien que pour assurer la sécurité du bâtiment de la commission électorale au centre de Jakarta. Des dizaines de véhicules des forces de l'ordre, ainsi que des policiers et militaires étaient disséminés en ville.

Jokowi est appelé à devenir le premier président indonésien issue d'un milieu modeste et sans aucun lien avec le régime autocratique du passé, marquant l'avènement d'une nouvelle génération d'hommes politiques dans le plus grand pays musulman au monde, avec près de 250 millions d'habitants. Agé de 53 ans, il entend poursuivre les réformes démocratiques de l'ère post-Suharto (1967-1998), après une ascension fulgurante en politique. Cet ancien vendeur de meubles est devenu maire d'une ville d'un demi-million d'habitants avant d'être propulsé gouverneur de Jakarta.

Par contraste, Prabowo Subianto, est un ancien gendre de Suharto qui a reconnu avoir enlevé des militants pro-démocratie à la fin de l'ère Suharto. A 62 ans, il se présente comme un dirigeant à poigne dont l'Indonésie a besoin, selon lui. Ayant fait fortune en se reconvertissant dans les affaires, il a estimé récemment que la démocratie telle qu'elle était conçue en Occident n'était "pas adaptée à l'Indonésie".

- Candidat préféré des marchés -

La commission électorale poursuivait mardi le décompte des derniers bulletins de vote sur un total de 130 millions collectés dans les 33 provinces de l'archipel de 17.000 îles et îlots, qui s'étend de Sumatra à la Papouasie, sur une distance équivalente à celle séparant Londres de New York.

Les investisseurs de la première économie d'Asie du Sud-Est espèrent une victoire de Jokowi, considéré comme un dirigeant honnête qui n'a été mêlé jusqu'ici dans aucune affaire judiciaire, contrairement à nombre d'autres hommes politiques de ce pays, l'un des plus corrompus au monde.

Refusant de concéder la défaite depuis l'annonce des estimations très fiables le donnant à près de six points derrière son rival, Prabowo ne cesse d'accuser le camp Jokowi d'avoir commis des fraudes massives.

Dans l'hypothèse d'une victoire de Jokowi, la lutte ne sera pas terminée pour autant, dans la mesure où Prabowo entend contester les résultats devant la Cour constitutionnelle.

La juridiction suprême aurait alors jusqu'à fin août pour se prononcer. Mais quelle que soit l'issue de toute procédure, le nouveau président sera investi seulement en octobre, après le départ de l'actuel chef de l'Etat.

Et il devra entreprendre des réformes impopulaires telles l'amélioration de la faible productivité de la main-d'oeuvre ou la réduction des coûteuses subventions accordées pour l'essence -- son prix est l'un des plus bas de la région --, afin de relancer l'économie dont le rythme de croissance autour de 6% depuis une décennie a légèrement ralenti depuis un an.

Première publication : 22/07/2014