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L'audiovisuel français se prépare à l'arrivée de Netflix en septembre

AFP

Logo du géant américain de la vidéo à la demande par abonnement NetflixLogo du géant américain de la vidéo à la demande par abonnement Netflix

Logo du géant américain de la vidéo à la demande par abonnement NetflixLogo du géant américain de la vidéo à la demande par abonnement Netflix

Les grandes chaînes et les cablo-opérateurs français se mettent en ordre de bataille avant le débarquement du géant américain de la vidéo à la demande par abonnement Netflix, qui vient d'annoncer son arrivée en septembre dans l'Hexagone.

"En septembre, nous lancerons Netflix en Allemagne, France, Autriche, Suisse, Belgique et au Luxembourg", a écrit lundi Netflix dans un courrier adressé à ses actionnaires, confirmant un calendrier jusqu'ici approximatif.

La société, créée en 1997 avec la location illimitée de DVD, vient de franchir le cap des 50 millions d'utilisateurs dans le monde, dont la grosse majorité (35,67 millions) vit aux Etats-Unis.

Mais l'arrivée de Netflix, qui avait lancé son premier service de vidéo en streaming (visionnage en direct sur internet) en 2007, soulève beaucoup de questions en France, où les groupes de télévisions doivent financer la création d'oeuvres audiovisuelles françaises.

Outre les inquiétudes sur le financement du cinéma français, la potentielle concurrence déloyale de Netflix face aux groupes de télévision déjà existants est au centre des préoccupations : le groupe américain est soupçonné de vouloir contourner la législation française en offrant ses services depuis un autre pays européen.

Les annonces et lancements se bousculent ces dernières semaines, tant du côté des pouvoirs publics que des acteurs de l'audiovisuel, du numérique et même de la grande distribution.

Pour favoriser les opérateurs qui participent au système de financement à la française, la ministre de la Culture Aurélie Filippetti vient de proposer de réduire de 36 à 24 mois le délai entre la sortie en salle d'un film et sa mise à disposition pour les offres de vidéo à la demande par abonnement (VàDa en français ou SVOD en anglais).

Parmi les principaux acteurs hexagonaux, CanalPlay, l'offre de SVOD du groupe Canal+ directement concurrente de Netflix, revendique près de 500.000 abonnés et quelque 9.000 programmes (films, séries et dessins animés) disponibles.

Le groupe, qui se défend de mettre les bouchées doubles avant l'arrivée de Netflix, mène actuellement une campagne publicitaire d'affichage et vient de lancer une déclinaison pour les enfants.

- Profil bas et gros moyens -

Jouant avec humour sur le côté addictif des séries, appelé "binge-watching", la filiale de Vivendi a même mis en vente une Showerbox, étui étanche pour regarder sa tablette dans la salle de bain, avec le slogan : "commencez votre série sous la couette, finissez-là sous la douche".

Patrick Drahi, le patron de Numéricable qui est sur le point d'acquérir l'opérateur SFR, projette de lancer en septembre une plateforme de séries en streaming, basée sur le catalogue de sa box Numéricable. Nom de code de l'opération : Séries-flix. L'information du JDD a été confirmée à l'AFP par une source proche du dossier.

Les autres fournisseurs d'accès n'ont pas souhaité faire de commentaire.

Plus étonnant, des groupes de grande distribution s'attaquent au marché ,comme Leclerc avec sa box Réglo TV. Lancée début juillet, elle donne accès, sans engagement et à volonté, à 200 programmes, films et séries proposés chaque mois.

En face, Netflix fait profil bas et n'a pas encore précisé s'il sera distribué via internet seulement ou également via les boxes des fournisseurs d'accès.

Mais il arrive avec de gros moyens dans l'Hexagone. Signe de son ambition, le service de vidéo en ligne vient de signer un contrat record de bande passante. Cette capacité "énorme" de 1 terabit prévue par Netflix, correspond "à un fournisseur d'accès internet avec 5 millions de clients", à commenté auprès de l'AFP un observateur.

Pour donner des gages de bonne volonté, l'entreprise américaine, dont le prix en France sera fixé à moins de 10 euros par mois pour des films (de plus de 36 mois) et des séries illimitées, vient de signer un accord avec la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) dont "le répertoire sera présent dans les ?uvres audiovisuelles diffusées par Netflix".

La vidéo à la demande par abonnement (à distinguer de la VOD payée à l'acte) reste marginale en France mais a décollé en 2013, avec un chiffre d'affaires de 28 millions d'euros, contre moins d'1 million l'année précédente, selon les cabinets NPA Conseil et GFK.

Première publication : 22/07/2014