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Vaincre le sida: une avancée dans l'approche "déloger et tuer"

AFP

Un technicien de laboratoire teste le sang de patients pour le sida à Kampala, en Ouganda, le 20 janvier 2014Un technicien de laboratoire teste le sang de patients pour le sida à Kampala, en Ouganda, le 20 janvier 2014

Un technicien de laboratoire teste le sang de patients pour le sida à Kampala, en Ouganda, le 20 janvier 2014Un technicien de laboratoire teste le sang de patients pour le sida à Kampala, en Ouganda, le 20 janvier 2014

Des scientifiques sont parvenus à extirper le virus du sida des cellules où il trouve refuge chez les patients traités avec des antirétroviraux, une étape dans la quête longue et difficile d'un médicament capable d'éradiquer définitivement le VIH du corps des malades.

Cette expérience, menée avec six malades volontaires et présentée mardi à la conférence internationale sur le sida à Melbourne, vise à déloger puis éradiquer ("kick-and-kill") le virus, une des approches testées par les scientifiques pour trouver le médicament miracle.

La prise d'antirétroviraux diminue la quantité de virus dans le sang à un niveau indétectable et permet aux patient de mener une vie quasiment normale. Mais ces médicaments doivent être pris tous les jours, sont onéreux et accompagnés d'effets secondaire.

En cas d'arrêt de la prise médicamenteuse, le virus rebondit en l'espace de quelques semaines et recommence à infecter les cellules immunitaires, rendant vulnérable le patient à quantité de microbes, dont certains sont mortels.

Les chercheurs cherchent donc, depuis trois ans, à déloger le virus de son refuge et tuer les cellules où il se cache lorsque le malade est sous antirétroviraux.

Lors de la conférence à Melbourne, les chercheurs de l'université Aarhus au Danemark ont franchi une première étape. Six patients traités aux antirétroviraux ont également pris de la romidepsine, un anti-cancéreux qui a pour effet d'augmenter entre 2,1 et 3,9 fois la quantité du virus dans le sang.

Chez cinq des six patient, le virus est alors devenu détectable par les médecins.

Les recherches vont à présent devoir déterminer si tous les virus cachés ont été "révélés". Il faudra aussi trouver un moyen de tuer les cellules refuge, où le virus se multiplie dès l'arrêt du traitement aux antirétroviraux.

"Nous avons montré qu'avec la romidepsine, nous pouvons activer un virus qui hiberne et que ce virus va alors dans le sang en grande quantité", a déclaré le chef de l'équipe des chercheurs, Ole Schmeltz Sogaard. "C'est un pas dans la bonne direction mais le chemin est encore long et les obstacles nombreux avant que nous puissions évoquer une guérison du sida".

- Détruire les cellules refuge -

Observé avec un microscope, le virus "réactivé" laisse une trace, lorsqu'il va dans le sang, à l'extérieur des cellules immunitaires infectées CD4, explique-t-il.

Les chercheurs espèrent que cette trace, semblable à des empreintes sur le lieu d'un crime, puisse être repérée par les cellules T (lymphocytes T), qui combattent les infections.

L'équipe souhaite combiner la romidepsine, qui réveille le VIH endormi, avec un vaccin baptisé vacc-4x, pour inciter les cellules T à reconnaître puis détruire les cellules refuge du virus.

Les six volontaires de l'expérience n'ont pas souffert d'effets secondaires importants lors des prises de romidepsine, à part une fatigue et des nausées passagères. Le médicament anticancéreux n'a pas interféré avec les effets du traitement aux antirétroviraux.

La quête d'un traitement capable de guérir les malades du sida a de nouveau trébuché, quelques jours avant l'ouverture de la conférence internationale, qui réunit tous les deux ans les spécialistes mondiaux de la maladie.

Le cas d'une fillette, surnommée "Mississippi Baby", née aux Etats-Unis d'une mère infectée par le VIH mais qui n'avait pas été traitée pendant la grossesse, avait soulevé des espoirs.

Bébé, elle avait reçu de fortes doses de traitement aussitôt après la naissance et poursuivi cette thérapie durant 18 mois, jusqu'à ce que les médecins perdent sa trace.

Quand ils l'ont testée à nouveau cinq mois plus tard, ils n'ont retrouvé aucune trace du virus, ce qui contraste avec l'habituel rebond du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) quelques semaines après l'interruption d'un tel traitement.

Mais le rebond viral est arrivé: après plus de deux ans sans traitement, la fillette est redevenue séropositive. Loin d'être guérie, la petite a dû être mise sous traitement et devra, en l'état actuel des choses, sans doute le continuer à vie.

Première publication : 22/07/2014