Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : au coeur de raqqa, fief des jihadistes

En savoir plus

FOCUS

Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Miossec, poétique et sombre

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Martin Schulz, Président du Parlement européen

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Terrorisme, l'Europe impuissante ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

France : la bataille pour la présidence de l'UMP

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Commission européenne : l'équipe Juncker passe son grand oral

En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

  • La trêve violée en Ukraine : des militaires et des civils tués

    En savoir plus

  • Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

    En savoir plus

  • Syrie : la coalition a bombardé un important complexe gazier tenu par l'EI

    En savoir plus

  • Sénatoriales : le FN a séduit quatre fois plus de grands électeurs que prévu

    En savoir plus

  • Plus de 3 000 migrants sont morts en Méditerranée depuis janvier

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes européens affluent en Irak pour combattre l’EI

    En savoir plus

Vaincre le sida: une avancée dans l'approche "déloger et tuer"

AFP

Un technicien de laboratoire teste le sang de patients pour le sida à Kampala, en Ouganda, le 20 janvier 2014Un technicien de laboratoire teste le sang de patients pour le sida à Kampala, en Ouganda, le 20 janvier 2014

Un technicien de laboratoire teste le sang de patients pour le sida à Kampala, en Ouganda, le 20 janvier 2014Un technicien de laboratoire teste le sang de patients pour le sida à Kampala, en Ouganda, le 20 janvier 2014

Des scientifiques sont parvenus à extirper le virus du sida des cellules où il trouve refuge chez les patients traités avec des antirétroviraux, une étape dans la quête longue et difficile d'un médicament capable d'éradiquer définitivement le VIH du corps des malades.

Cette expérience, menée avec six malades volontaires et présentée mardi à la conférence internationale sur le sida à Melbourne, vise à déloger puis éradiquer ("kick-and-kill") le virus, une des approches testées par les scientifiques pour trouver le médicament miracle.

La prise d'antirétroviraux diminue la quantité de virus dans le sang à un niveau indétectable et permet aux patient de mener une vie quasiment normale. Mais ces médicaments doivent être pris tous les jours, sont onéreux et accompagnés d'effets secondaire.

En cas d'arrêt de la prise médicamenteuse, le virus rebondit en l'espace de quelques semaines et recommence à infecter les cellules immunitaires, rendant vulnérable le patient à quantité de microbes, dont certains sont mortels.

Les chercheurs cherchent donc, depuis trois ans, à déloger le virus de son refuge et tuer les cellules où il se cache lorsque le malade est sous antirétroviraux.

Lors de la conférence à Melbourne, les chercheurs de l'université Aarhus au Danemark ont franchi une première étape. Six patients traités aux antirétroviraux ont également pris de la romidepsine, un anti-cancéreux qui a pour effet d'augmenter entre 2,1 et 3,9 fois la quantité du virus dans le sang.

Chez cinq des six patient, le virus est alors devenu détectable par les médecins.

Les recherches vont à présent devoir déterminer si tous les virus cachés ont été "révélés". Il faudra aussi trouver un moyen de tuer les cellules refuge, où le virus se multiplie dès l'arrêt du traitement aux antirétroviraux.

"Nous avons montré qu'avec la romidepsine, nous pouvons activer un virus qui hiberne et que ce virus va alors dans le sang en grande quantité", a déclaré le chef de l'équipe des chercheurs, Ole Schmeltz Sogaard. "C'est un pas dans la bonne direction mais le chemin est encore long et les obstacles nombreux avant que nous puissions évoquer une guérison du sida".

- Détruire les cellules refuge -

Observé avec un microscope, le virus "réactivé" laisse une trace, lorsqu'il va dans le sang, à l'extérieur des cellules immunitaires infectées CD4, explique-t-il.

Les chercheurs espèrent que cette trace, semblable à des empreintes sur le lieu d'un crime, puisse être repérée par les cellules T (lymphocytes T), qui combattent les infections.

L'équipe souhaite combiner la romidepsine, qui réveille le VIH endormi, avec un vaccin baptisé vacc-4x, pour inciter les cellules T à reconnaître puis détruire les cellules refuge du virus.

Les six volontaires de l'expérience n'ont pas souffert d'effets secondaires importants lors des prises de romidepsine, à part une fatigue et des nausées passagères. Le médicament anticancéreux n'a pas interféré avec les effets du traitement aux antirétroviraux.

La quête d'un traitement capable de guérir les malades du sida a de nouveau trébuché, quelques jours avant l'ouverture de la conférence internationale, qui réunit tous les deux ans les spécialistes mondiaux de la maladie.

Le cas d'une fillette, surnommée "Mississippi Baby", née aux Etats-Unis d'une mère infectée par le VIH mais qui n'avait pas été traitée pendant la grossesse, avait soulevé des espoirs.

Bébé, elle avait reçu de fortes doses de traitement aussitôt après la naissance et poursuivi cette thérapie durant 18 mois, jusqu'à ce que les médecins perdent sa trace.

Quand ils l'ont testée à nouveau cinq mois plus tard, ils n'ont retrouvé aucune trace du virus, ce qui contraste avec l'habituel rebond du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) quelques semaines après l'interruption d'un tel traitement.

Mais le rebond viral est arrivé: après plus de deux ans sans traitement, la fillette est redevenue séropositive. Loin d'être guérie, la petite a dû être mise sous traitement et devra, en l'état actuel des choses, sans doute le continuer à vie.

Première publication : 22/07/2014