Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Guinée-Bissau : le président Vaz limoge le chef de l'armée

En savoir plus

REPORTERS

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

DÉBAT

Lutte contre les jihadistes : faut-il s'allier avec l'Iran ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : la force de l'ONU prend le relais de la force africaine

En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

  • L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'État islamique

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Air France : les pilotes maintiennent la pression au 4e jour de grève

    En savoir plus

  • Ajax - PSG : Lucas reconnaît avoir fait "une erreur"

    En savoir plus

  • Vidéo : à la rencontre des réfugiés syriens exilés en Turquie

    En savoir plus

  • Ukraine - Russie : Vladimir Poutine a-t-il remporté son bras de fer ?

    En savoir plus

  • Jack Ma et son Alibaba superstars de Wall Street

    En savoir plus

  • Référendum en Écosse : la presse britannique veut sauver l'Union

    En savoir plus

  • Élections en Tunisie : et revoilà les "amis" de Ben Ali

    En savoir plus

  • Des jihadistes enlèvent un soldat libanais près de la frontière syrienne

    En savoir plus

  • Nigeria : au moins dix morts dans une attaque contre une université

    En savoir plus

  • Un rapport dissèque les sommes records mises de côté par les entreprises

    En savoir plus

  • Vidéo : l'épidémie d'Ebola menace la Centrafrique

    En savoir plus

FRANCE

Manifester, une liberté qui reste "la règle"... mais sous haute surveillance

© Kenzo Tribouillard, AFP | Manifestation pro-palestinienne, à Paris, le 13 juillet.

Vidéo par FRANCE 2

Texte par Sarah LEDUC

Dernière modification : 26/07/2014

La manifestation en soutien à Gaza, prévue mercredi soir à Paris, a finalement été autorisée par la préfecture. Le gouvernement met en avant les garanties solides de sécurité présentées par les organisateurs pour justifier cette autorisation.

Autoriser les manifestations reste "la règle", les interdire "l’exception". Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve justifie ainsi la tenue de la manifestation en soutien à Gaza et contre la politique israélienne qui se tiendra mercredi 23 juillet à Paris, avec la bénédiction de la préfecture de Paris.

>> À lire aussi sur France 24 : Manifestation en soutien à Gaza : des dizaines d'interpellations

Après avoir interdit deux manifestations à Paris et Sarcelles, qui se sont tenues malgré tout pour virer à la guerilla urbaine le week-end dernier, pourquoi les autorités, qui avaient jusqu’alors prôné la fermeté, ont-elle changé leur fusil d’épaule ? Le tour de la question en trois points :

Le sérieux des organisateurs

Cette fois, la manifestation s’organise à l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens - composé du Parti communiste, d'Europe-Écologie-Les Verts, du NPA, de la CGT et d’associations antiracistes comme le MRAP et la Ligue des droits de l'homme. Il appelle les participants à défiler dans le calme et le gouvernement à clarifier sa position sur le conflit au Proche-Orient.

Ces interlocuteurs sont  jugés "sérieux et responsables" par les autorités. "Nous avons avec ces organisateurs (...) pris des dispositions concernant le trajet, concernant le déroulement de cette manifestation, qui (témoignent) une fois de plus de la responsabilité des organisateurs et qui (permettent) aux forces de l’ordre de faire correctement leur travail", a expliqué mercredi sur France Inter, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Modification du parcours

Pour plus de garanties, le parcours de la marche a été modifié. Initialement prévue de République à Opéra, elle partira finalement à 18h30 de Denfert-Rochereau, pour se disperser vers 21 heures aux Invalides. L’itinéraire évite soigneusement de passer à proximité de toute synagogue, comme cela avait été le cas le 13 juillet. Au moment de la dissolution, à Bastille, de cette première manifestation pro-palestinienne à Paris, des affrontements avaient eu lieu aux abords de deux synagogues entre manifestants pro-palestiniens et membres de la Ligue de Défense juive.

>> À lire aussi sur France 24 : Que s'est-il vraiment passé rue de la Roquette ?

 
Bernard Cazeneuve a par ailleurs prévenu que les auteurs d’actes ou de propos antisémites seront systématiquement interpellés. "J’ai donné des consignes aux forces de l’ordre pour qu’on puisse procéder à des interpellations si des actes antisémites se produisaient", a prévenu le ministre en rappelant que les slogans antisémites constituaient un délit pénal.

Un dispositif équivalent au 14-Juillet

 
Enfin, la manifestation se déroulera sous haute surveillance. Les partis de gauches investis dans l’événement - CGT, NPA, Parti de Gauche et PCF – fournissent leur service d’ordre qui travaillera de pair avec la police. La présence de la CGT est particulièrement à même de rassurer : "C'est probablement le meilleur service de sécurité chez les syndicalistes", a indiqué Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat SGP Police - FO à L'Express.

Les forces de police seront également renforcées. "Pas moins de 18 forces mobiles d’interventions seront mobilisées soit près 1 500 hommes, selon BFMTV. Parmi eux : CRS, escadrons de gendarmerie mobile, compagnies d’intervention de la direction de l’ordre public et de la circulation, brigades d’information de voie publique et des policiers de la BAC, la brigade anti-criminalité. Un dispositif équivalent à celui mis en place lors du 14-Juillet.

Des conditions insuffisantes pour l'opposition 

Ces garanties ne sont en revanche pas suffisantes pour l’opposition qui fustige la tenue de la manifestation. "C'est inadmissible", a fulminé le député-maire UMP de Nice, Christian Estrosi, sur France 2. "Après ce qui s'est passé à Sarcelles, autoriser sans condition, c'est-à-dire sans avoir pris toutes les mesures pour interpeller, poursuivre et punir ceux qui ont crié mort aux juifs, ceux qui ont crié Israël assassin, qui ont tenté de mettre le feu à la synagogue de Sarcelles, qui ont brûlé des commerces, qui sont montés dans des cages d'escalier pour menacer ceux qui ont des mezouzah sur leur porte d'entrée, c'est inadmissible de la part du gouvernement", a-t-il grondé. 

Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, "ne comprend pas" plus cette décision. Rachida Dati, maire UMP du VIIe arrondissement où doit arriver le défilé, a également "déploré" sur Twitter l'autorisation donnée, y voyant "un aveu d'échec" de la part du gouvernement.

Avec AFP 

 

Première publication : 23/07/2014

  • FRANCE

    En images : heurts à Paris entre pro-palestiniens et forces de l'ordre

    En savoir plus

  • FRANCE

    "Interdire des manifestations pro-palestiniennes à Paris est irresponsable"

    En savoir plus

  • FRANCE

    Que s’est-il vraiment passé rue de la Roquette le 13 juillet ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)