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Océan Indien: le concombre de mer, cible de pêches illégales pour régaler l'Asie

AFP

L'Ile de Grande glorieuse dans l'océan Indien le 9 avril 2014L'Ile de Grande glorieuse dans l'océan Indien le 9 avril 2014

L'Ile de Grande glorieuse dans l'océan Indien le 9 avril 2014L'Ile de Grande glorieuse dans l'océan Indien le 9 avril 2014

Il présente un aspect peu ragoûtant mais séché, il se vend cher en Asie: le concombre de mer, dépollueur des lagons, est la cible des pêcheurs, même dans des espaces protégés comme les îles Eparses, dans l'océan Indien.

De son nom savant "holothurie", le concombre de mer est un animal au corps mou et cylindrique, mesurant généralement entre 10 à 30 cm. Il vit posé dans les fonds marins et se nourrit en filtrant l'eau. Il ingurgite les détritus, sédiments grossiers, les digère et les rejette en un sédiment plus fin et plus homogène. Il tient donc un rôle important dans le processus biologique des fonds marins et l'oxygénation des océans.

Selon le ministère de l'Outre-mer, les prix de gros pour ces animaux varient de 50 à 400 dollars le kilo, en fonction de l'espèce pêchée. L'holothurie de sable, de haute qualité, peut dépasser les 1.000 dollars au kilo au marché de Hong-Kong.

Dans la zone du canal du Mozambique, le concombre de mer est pêché par tous les pays: Madagascar (géographiquement le plus proche des Eparses), le Mozambique, le Kenya et la Tanzanie.

Si la piraterie a reculé dans le nord du canal, en revanche "la pêche illégale, surtout la pêche d'holothuries, s'est accrue récemment sur les fonds bordant l'îlot de Juan de Nova et l'archipel des Glorieuses", affirme à l'AFP la Marine nationale.

"Elle est le fait de pêcheurs malgaches aux moyens rudimentaires mais en nombre qui, en raison de l?étroitesse des hauts fonds, font peser une menace écologique sur ces espaces protégés", souligne la Marine.

Après plusieurs mois d'observation et de nombreux signalements de pêche illicite par les gendarmes en poste sur les îles et le CROSS de La Réunion, une intervention a été décidée par les autorités.

- Commanditaires chinois -

Le 29 mars dernier, la frégate de surveillance Nivôse, ses trois embarcations rapides et son hélicoptère ont intercepté dans le lagon de Juan de Nova, une petite île française du canal du Mozambique, cinq navires de pêche provenant de Madagascar, avec 112 personnes à leur bord. Trois pratiquaient une pêche artisanale et deux, plus imposants, semblaient avoir une vocation quasi industrielle.

Près d'une tonne de concombres de mer a alors été rejetée à la mer, tandis qu'était saisi un important matériel de plongée, témoignant d'une filière organisée. Les navires et leurs équipages ont simplement été sommés de quitter les eaux françaises.

Selon un connaisseur du dossier, les commanditaires chinois, souvent implantés directement à Madagascar, fournissent le matériel mais laissent les Malgaches partir en mer.

Pour ceux-ci, les risques valent la peine: la demande est très forte en Asie et particulièrement en Chine, premier marché mondial, où le concombre de mer est un mets prisé tout particulièrement autour du Nouvel An chinois. Cette consommation sous forme sèche dite bêche-de-mer ou trépang, est traditionnelle chez les Chinois. L'holothurie était déjà mentionnée dans leurs légendes anciennes et son commerce pratiqué depuis au moins le XIVe siècle avec l'Inde, l'Indonésie ou encore les Philippines.

La médecine traditionnelle lui prête en outre de nombreuses vertus: renforcement musculaire, immunité, lutte contre l'arthrose, l'anémie, l'impuissance, etc.

"Environ 20.000 tonnes de produits séchés sont destinées chaque année aux consommateurs chinois", sachant qu'un kilo d'holothuries pêché donne un peu moins de 100 grammes de produit sec.

Première publication : 25/07/2014