Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Grand oral de Manuel Valls : confiance renouvelée mais majorité fragilisée ?

En savoir plus

DÉBAT

Immigration clandestine : l'Europe impuissante ?

En savoir plus

FOCUS

Immigration en Méditerranée : prêts à risquer leur vie pour rejoindre l’Europe

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Margaret Atwood, la reine du roman d’anticipation est de retour !

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Vote de confiance : Manuel Valls sera-t-il soutenu par sa majorité ?

En savoir plus

TECH 24

Apple, IFA, cours de code : c'est la rentrée high-tech !

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Coalition contre l'EI : "L'Iran doit participer"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

En savoir plus

SUR LE NET

Certains médias accusés de faire le jeu de l'EI

En savoir plus

  • Valls obtient la confiance des députés malgré l'abstention des "frondeurs"

    En savoir plus

  • Ligue des champions : Monaco s'impose, le Real cartonne

    En savoir plus

  • EI, EIIL, Daech, comment appeler les jihadistes en Irak et en Syrie ?

    En savoir plus

  • Au moins 67 Sud-Africains tués dans l'effondrement d'un immeuble à Lagos

    En savoir plus

  • Une roquette tirée de Gaza vers Israël, la première depuis la trêve

    En savoir plus

  • Les étrangers désormais interdits de travail au Soudan du Sud

    En savoir plus

  • L’inavouable alliance des États-Unis et de l’Iran contre l’EI

    En savoir plus

  • Exposition : Niki de Saint Phalle, une sacrée nana, au Grand Palais

    En savoir plus

  • Air France : la grève se durcit, les négociations "bloquées"

    En savoir plus

  • Yannick Agnel, la fin du rêve américain

    En savoir plus

  • Deux branches d’Al-Qaïda appellent les jihadistes à s’unir contre la coalition anti-EI

    En savoir plus

  • Nouvel appel des musulmans de France contre l’EI

    En savoir plus

  • Washington frappe des positions de l'État islamique près de Bagdad

    En savoir plus

  • Les députés ukrainiens ratifient l’accord d’association avec l’UE

    En savoir plus

La Turquie lance sa 1ère liaison TGV Ankara-Istanbul

AFP

Le premier train à grande vitesse reliant Istambul à Ankara se prépare à quitter la gare de la capitale au cours de son inauguration le 25 juillet 2014Le premier train à grande vitesse reliant Istambul à Ankara se prépare à quitter la gare de la capitale au cours de son inauguration le 25 juillet 2014

Le premier train à grande vitesse reliant Istambul à Ankara se prépare à quitter la gare de la capitale au cours de son inauguration le 25 juillet 2014Le premier train à grande vitesse reliant Istambul à Ankara se prépare à quitter la gare de la capitale au cours de son inauguration le 25 juillet 2014

La Turquie a lancé vendredi son premier train à grande vitesse entre ses deux principales villes, Ankara, la capitale, et Istanbul, un projet mis en ?uvre par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan dans le cadre de ses efforts pour moderniser le pays.

Les retards successifs pour cette inauguration ont alimenté de nombreuses anecdotes au cours des dernières années. Mais vendredi soir les plaisantins ont été réduits au silence quand M. Erdogan est entré triomphalement à Istanbul à bord du premier train à grande vitesse.

"Nous en avions fait la promesse. Nous avons travaillé avec acharnement. Nous avons franchi les montagnes et traversé les rivières", a lancé M. Erdogan à Eskisehir, à mi-chemin d'Istanbul où il devait arriver à 15H30 GMT vendredi.

"En dépit des tentatives de sabotage, des blocages, des délais, nous avons achevé la construction de la ligne et ouvert son service aujourd'hui", a-t-il dit.

L'ouverture de cette ligne intervient à deux semaines de la présidentielle du 10 août à laquelle M. Erdogan est candidat et pour laquelle il a fait campagne en mettant en avant ses efforts pour améliorer les transports en Turquie.

Malheureusement, le train ne s'arrêtera pas au centre d'Istanbul. Il n'atteindra que la rive asiatique du Bosphore pour finir sa course dans la lointaine banlieue de Pendik, à deux heures de la rive européenne dans les embouteillages.

Le projet a joué de malchance : non seulement l'inauguration a été maintes fois retardée mais en juillet, au cours de tests, un des nouveaux trains a malencontreusement percuté un wagon servant à l'entretien.

Il a fallu aussi résoudre des problèmes de sécurité. Les accidents de trains sont en effet fréquents en Turquie et en 2004 des dizaines de personnes ont été tuées quand un train à grande vitesse a déraillé dans le nord-ouest du pays.

Mais, par le biais d'une intense campagne de publicité, avec notamment des spots télévisés montrant des enfants agitant les mains au passage du train, le gouvernement élude les difficultés pour transformer le projet en succès.

-'Relier l'est et l'ouest en 2023'-

M. Erdogan, dont le parti islamo-conservateur AKP (Parti pour la justice et le développement) domine la politique turque depuis plus de 10 ans, s'efforce de se présenter comme l'homme qui a transformé la Turquie pour en faire un pays moderne avec un niveau de vie comparable à ses voisins européens.

Le Premier ministre a récemment inauguré le tunnel de Marmaray, construit sous le Bosphore, qui permet de relier par une ligne de métro les rives européenne et asiatique d'Istanbul.

Parmi les projets en cours, on retient en particulier un troisième pont sur le Bosphore et un troisième aéroport à Istanbul.

Le projet de liaison ferroviaire Istanbul-Ankara a représenté une dépense de 4,25 milliards de dollars. Commencé en 2003, juste après l'arrivée de l'AKP au pouvoir, il n'a été terminé qu'onze ans plus tard.

La Turquie a commencé à se doter d'un réseau ferré au milieu du XIXe siècle, sous l'Empire ottoman, et la construction des voies a été accordée en concession aux grandes puissances de l'époque, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne.

Selon la légende, les compagnies étrangères auraient été payées au kilomètre ce qui expliquerait le circuit tortueux du chemin de fer turc.

Le développement du réseau a été poursuivi par le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Ataturk, mais son entretien a par la suite été négligé quand la situation économique du pays s'est détériorée. Très peu de nouvelles lignes ont été créées depuis les années 1960.

Actuellement, les voyages en Turquie se font principalement en autocar ou en avion mais le gouvernement espère que la ligne Ankara-Istanbul saura modifier les habitudes des Turcs.

Le voyage entre les deux villes devrait être ramené à trois heures et demie. Le projet final prévoit un terminus sur la rive européenne d'Istanbul avec des trains franchissant le Bosphore par le tunnel de Marmaray. Les trains sont prévus pour rouler à 250km/h sur une ligne longue de 511 km.

M. Erdogan a fixé à 2023 - 100e anniversaire de la fondation de la République par Ataturk - l'objectif de relier l'est et l'ouest de la Turquie par un train à grande vitesse.

Première publication : 25/07/2014