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Vallauris, rendez-vous estival de la création céramique

AFP

AFP Photo

Vallauris, où la céramique d'art connut son âge d'or dans les années 50 avec Picasso, expose jusqu'à l'automne dans toute la ville un panorama de la création contemporaine internationale, qui bouillonne de diversité.

La Biennale internationale de Vallauris, organisée par la ville jusqu'au 17 novembre, propose en point d'orgue 32 artistes européens sélectionnés par concours et exposés dans des salles du musée Magnelli - musée de la Céramique.

Cinq oeuvres ont été primées et iront rejoindre le fond de la collection du musée, comme c'est le cas depuis la première édition de la Biennale, en 1966, explique sa coordinatrice, Céline Graziani. L'artiste espagnole Lourdes Riera Rey a notamment été récompensée pour "la beauté de l'utilisation de la matière" pour des contenants aux allures de roches volcaniques en fusion.

En dehors du concours européen, on pourra aussi découvrir au musée les céramiques très figuratives du Russe, installé aux Etats-Unis, Sergeï Isupov. Le Japonais Masamichi Yoshikawa, qui façonne des oeuvres monumentales en porcelaine, a placé une installation dans une chapelle de la ville. Un autre espace a été investi par un Suédois au style épuré, Gustaf Nordenskiold, tandis qu'une maison des quartiers décline le thème du bibelot détourné par de multiples créateurs contemporains.

-'Art majeur'-

Après le Japon voici deux ans, la Biennale rend en outre hommage en 2014 à la Russie à travers huit céramistes assez décapants.

En pleine installation, début juillet, tous ces artistes internationaux se croisaient dans les rues de Vallauris, ancienne cité de potiers à partir du 16e siècle. L'arrivée de Picasso en 1948 entraînera dans son sillage de nombreux artistes venus s'initier à l'art du feu, comme Gilbert Portanier ou Roger Capron.

Michèle Salucki, récemment élue maire de Vallauris, entend continuer à travers du mécénat la rénovation de l'atelier Madoura, ancienne propriété des Ramié, une famille de potiers qui accueillit Picasso et devint l'éditeur exclusif des céramiques de l'artiste. Chagall, Matisse, Cocteau ou Fujita vinrent aussi y travailler. A l'époque, les céramiques étaient cuites dans des fours à bois, alimentés par du bois de pin d'Alep.

L'atelier Madoura a été racheté voici un an par la communauté d'agglomération de Sophia-Antipolis. Une belle exposition d'une famille de collectionneurs, composée d'imposantes pièces en céramique des années 50 à 70, dont beaucoup créées à Vallauris, occupe le lieu pour l'été.

Mme Salucki entend dynamiser l'activité historique de la ville, en poussant par exemple "le design céramique", reproductible et donc plus accessible.

Un défi, note le directeur de l'atelier Madoura, Yves Peltier, qui constate que la céramique d'art a périclité depuis des décennies en l'absence de politique d'installation d'artistes à Vallauris. Or "la céramique est un art majeur", défend cet expert.

Parallèlement au riche parcours d'expositions de la Biennale, le musée de Vallauris dévoile une sélection de la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence qui fête cet été ses cinquante ans en prêtant des oeuvres à de nombreuses institutions de la Côte d'Azur. Chagall, Braque, Miro, Artigas, Chillida, qui voulurent expérimenter avec la terre, sont exposés non loin de la collection permanente du musée peuplée d'oeuvres de Picasso.

Renseignements sur www.vallauris-golfe-juan.fr

Première publication : 25/07/2014