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Afrique

Crash du vol AH5017 : "J'ai perdu mon jeune frère et toute sa famille"

© Kevin Cleyhens, AFP | Le McDonnell Douglas MD-83 de la compagnie espagnole Swiftair. Ici, un modèle similaire à celui qui s'est écrasé jeudi.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/07/2014

Alors que l’enquête sur les circonstances du crash du vol AH5017 d’Air Algérie suit son cours, les témoignages de proches des victimes se multiplient. Au fil des heures, la tristesse prend le pas sur l’inquiétude.

Au lendemain du crash du vol AH5017 d’Air Algérie qui devait relier Ouagadougou à Alger, les premiers éléments d’information sur les circonstances du drame commencent à filtrer. La découverte de l’épave de l’appareil au Mali, dans la nuit de jeudi à vendredi, avait déjà entamé les très minces espoirs des proches des victimes.

Dans la matinée de vendredi, le président français François Hollande a officialisé le fait qu’il n’y avait "aucun survivant" au crash, au cours duquel 118 personnes, dont 54 Français, ont perdu la vie. Le chef de l’État a également annoncé qu’une boîte noire avait été retrouvée sur les lieux de l’accident.

À lire sur France 24 : "Cinquante-quatre Français parmi les victimes"

Depuis jeudi, les témoignages des proches des victimes se multiplient. En quelques heures, l’inquiétude et l’incompréhension ont laissé place à une immense tristesse.

"Mon frère tenait à ce voyage"

Dans le crash, Amadou Ouédraogo a perdu sept membres de sa famille : son frère, sa belle-sœur, et ses cinq nièces et neveux. "Je n'imagine pas que j'ai perdu mon jeune frère et toute sa famille... À trois jours de son départ, il a fait un barbecue, on a mangé ensemble avec des amis, et les enfants étaient excités à l’idée d’aller en Afrique. C’est dur…", raconte l’aîné des Ouédraogo à l’antenne de France 24.

>> À lire sur France 24 : Ce que l'on sait sur la disparition du vol AH5017 d'Air Algérie

Les deux frères s’appelaient quotidiennement, ou presque."Il me racontait comment il passait ses journées", se souvient Amadou.

De nombreuses questions en suspens

L’hypothèse de retrouver des survivants au crash de l’avion désormais écartée, les proches des victimes restent suspendus à de nombreuses interrogations.

Jeudi, Amadou Ouédraogo s’était déjà exprimé sur France Info, avant la découverte de l’épave. "On ne sait pas quoi faire... Est-ce qu'ils seront enterrés ? Pourra-t-on voir les corps ? Qu'est-ce qui va se passer ? Dans des circonstances pareilles, on souhaiterait avoir des réponses à toutes ces questions, mais on n'a rien. On suit la télé...", avait-il regretté.

Un sentiment d’impuissance partagé par Sophie, une Française qui devait embarquer sur ce vol, mais qui a finalement repoussé son voyage, à la différence de sa sœur. "Est-ce qu’il y a des survivants ? Est-ce que tout le monde est mort ? C’est tout ce qu’on attend. C’est difficile pour nous", confiait-elle à Europe 1 avant que les dernières informations ne soient dévoilées vendredi matin.

Une tragédie qui touche aussi les expatriés

Si Ouagadougou est un haut-lieu touristique de l’Afrique de l’Ouest, la capitale du Burkina Faso héberge aussi quelque 4 000 expatriés français. Une communauté elle aussi touchée par le drame. "J'ai eu le fils d'un ami au téléphone juste avant qu'il décolle… C'est une tragédie", témoigne un avocat français vivant à Ouagadougou sur le site Internet du quotidien Le Figaro.

"Nous sommes en contact les uns avec les autres et nous recoupons nos informations. Beaucoup de ceux que nous connaissons à bord travaillaient ici et partaient en vacances en France. La tristesse et la consternation règnent", conclut-il.

Infographie : les restes du vol AH5017 ont été retrouvés au Mali, entre Gossi et la frontière du Burkina Faso

Première publication : 25/07/2014

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