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Pendant la trêve, la mort plane toujours sur les ruines d'un Gaza défiguré

AFP

Débris et ruines dans le quartier de Beit Hanun, le 26 juillet 2014Débris et ruines dans le quartier de Beit Hanun, le 26 juillet 2014

Débris et ruines dans le quartier de Beit Hanun, le 26 juillet 2014Débris et ruines dans le quartier de Beit Hanun, le 26 juillet 2014

La trêve entre le Hamas et Israël était proche à l'aube samedi quand l'aviation israélienne a frappé la maison de la famille al-Najjar, tuant 22 personnes, dont dix enfants, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.

A la place du bâtiment de trois étages, il ne reste qu'un cratère, des ruines, des morceaux de métal tordus et des vêtements éparpillés. Et des cadavres que les voisins et la famille extraient des décombres.

"Ils dormaient chez eux! Qu'ont-ils fait de mal?", pleure une voisine. "Toute ma famille, mes fils, mes petits-enfants, sont morts!", crie une autre, âgée de 85 ans, entourée de femmes et d'enfants en pleurs venus présenter leurs condoléances.

Son petit-fils Hussein, la trentaine, a perdu ses deux fils et sa femme enceinte de cinq mois. Sous le choc, aux bords des larmes et le regard perdu, il raconte devant les ruines.

"J'étais sur le balcon au deuxième étage quand le tir est arrivé", explique-t-il. Ejecté du bâtiment, il a un oeil bandé, des pansements aux jambes et les bras couverts de plaies.

- Macabre comptage -

A Khan Younès, comme ailleurs dans la bande de Gaza, l'armée israélienne a poursuivi ses frappes destinée à anéantir la capacité militaire du mouvement islamiste Hamas, jusqu'à l'approche de la trêve humanitaire de 12 heures qui a commencé à 08H00 locales (05H00 GMT).

Avec la fragile pause, partout des habitants chassés de leur foyer par les hostilités sont retournés dans leur quartier, où ils ont découvert un spectacle de désolation.

A Chajaya, une banlieue pilonnée à l'est de la ville de Gaza, un homme d'une soixantaine d'années s'effondre devant ce que fut sa maison, un autre se tient sur les ruines, le visage couvert d'un masque médical.

Car si le fracas des armes s'est tu, le macabre comptage des morts s'est poursuivi samedi, avec plus d'une centaine de corps extraits des ruines. Certains, couverts de poussière, jonchent les rues, parfois dans une mare de sang séché, près de cadavres d'animaux. A Beit Hanoun, un avant-bras émerge encore des gravats.

Pour Israël, le Hamas, qui contrôle l'enclave, porte la responsabilité de ces lourdes pertes civiles, par son choix d'abriter ses armes, ses infrastructures et ses combattants derrière une population utilisée comme un "bouclier humain".

- Le bourdonnement des drones -

Beaucoup fouillent les ruines et repartent en quête de maigres effets, couvertures ou vêtements. Une entreprise périlleuse, comme le relève Khader Soukar, habitant de Chajaya: "Nous avons peur de toutes ces bombes non explosées sur nos toits et des mines dans le sol. Nous avons peur d'ouvrir une porte et de tomber sur une bombe".

"C'est comme un tremblement de terre d'une magnitude de 10 degrés. On n'a plus aucun repère dans cette zone. Un quartier où j'ai grandi depuis que j'ai cinq ans et que je n'ai pas réussi à trouver", se lamente Abou Mohammed, 37 ans, de Beit Lahiya (nord).

L'entreprise de reconstruction s'annonce gigantesque. Selon des chiffres fournis jeudi par l'ONU, plus de 3.300 familles, soit 20.000 personnes, ont vu leur logement entièrement détruit.

Plus de 160.000 personnes ont trouvé refuge dans de locaux de l'ONU, soit près de 10% de la population. A Khouza (sud-est), à la frontière israélienne, un réservoir calciné vient montrer que la pénurie chronique d'eau dont souffre le territoire va encore empirer. Selon l'ONU, 1,2 million de Gazaouis ont un accès nul ou très limité à l'eau potable.

Et la population sait qu'elle n'en a peut-être pas fini de ses épreuves: la trêve entre Israël et le Hamas expire à 20H00 (17H00 GMT).

Sur la grand-route entre Gaza et Khan Younès, les gens se pressent d'acheter des vivres, du carburant, au milieu d'un ballet ininterrompu d'ambulances. Au-dessus de leur tête, l'incessant bourdonnement des drones rappelle la menace.

Première publication : 26/07/2014