Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Vote de confiance : Manuel Valls sera-t-il soutenu par sa majorité ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Coalition contre l'EI : "L'Iran doit participer"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

En savoir plus

SUR LE NET

Certains médias accusés de faire le jeu de l'EI

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La Libye : terre d'accueil des jihadistes?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Combien de rêves naufragés?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Air France : la grève se durcit

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Blues au PS"

En savoir plus

DÉBAT

Conférence à Paris sur l'Irak : quelle réponse face à l'organisation de l'EI ? (Partie 2)

En savoir plus

  • L’inavouable alliance des États-Unis et de l’Iran contre l’EI

    En savoir plus

  • Air France : la grève se durcit, les négociations "bloquées"

    En savoir plus

  • Washington frappe des positions de l'État islamique près de Bagdad

    En savoir plus

  • Les députés ukrainiens appelés à ratifier l’accord d’association avec l’UE

    En savoir plus

  • Deuxième grand oral pour le Premier ministre Manuel Valls

    En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : "L'Iran doit participer"

    En savoir plus

  • Ebola : Obama prévoit d'envoyer 3 000 militaires en Afrique de l’Ouest

    En savoir plus

  • Près de 500 migrants portés disparus après un naufrage en Méditerranée

    En savoir plus

  • PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

    En savoir plus

  • Centrafrique : l'ONU prend en charge le maintien de la paix

    En savoir plus

  • Projet de loi anti-jihadiste : la France suit l’exemple du Royaume-Uni

    En savoir plus

  • Microsoft achète Minecraft, le jeu qui valait 2,5 milliards de dollars

    En savoir plus

  • Netflix débarque en France : le test de France 24

    En savoir plus

  • Le parti de Gbagbo claque la porte de la commission électorale

    En savoir plus

  • Fifa : Sepp Blatter et son entourage de nouveau soupçonnés de corruption

    En savoir plus

Première visite guidée d'un des tunnels entre Gaza et Israël

AFP

Un soldat israélien explique aux journalistes, le 25 juillet 2015 la structure du tunnel utilisé par des militants palestiniens entre la bande de Gaza et IsraëlUn soldat israélien explique aux journalistes, le 25 juillet 2015 la structure du tunnel utilisé par des militants palestiniens entre la bande de Gaza et Israël

Un soldat israélien explique aux journalistes, le 25 juillet 2015 la structure du tunnel utilisé par des militants palestiniens entre la bande de Gaza et IsraëlUn soldat israélien explique aux journalistes, le 25 juillet 2015 la structure du tunnel utilisé par des militants palestiniens entre la bande de Gaza et Israël

Il part de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, et débouche trois kilomètres plus loin, de l'autre côté de la frontière, près du kibboutz Nir-Am: pour Israël, ce tunnel illustre la menace que les combattants palestiniens font peser sur ses civils.

Le point de sortie de celui-ci, dont l'armée israélienne a organisé une visite guidée vendredi pour la presse, a été découvert deux mois avant le début le 8 juillet de l'opération "Bordure protectrice". Son entrée, dans une serre, a été localisée il y a quelques jours.

Depuis le début du conflit, l'armée affirme en avoir découvert une trentaine, segment d'un impressionnant réseau souterrain où le Hamas dissimule des armes, des ateliers et des centres opérationnels, "le Gaza sous Gaza".

C'est par ces boyaux creusés depuis l'étroite enclave palestinienne que les combattants du Hamas lancent des attaques au coeur d'Israël. Et par l'un de ces souterrains que le tankiste franco-israélien Gilad Shalit avait été transporté à Gaza en 2006 avant d'être libéré cinq ans plus tard en échange de 1.000 prisonniers palestiniens.

Le 21 juillet, un des premiers soldats tués dans l'assaut terrestre lancé à Gaza l'a été dans des combats avec un commando du Hamas qui émergeait d'un de ces tunnels.

- Un ouvrage sophistiqué -

Et celui que fait visiter le lieutenant-colonel Max, ingénieur en chef de la Division de Gaza qui ne veut pas donner son nom, montre que le réseau souterrain n'a rien d'artisanal.

Bétonné sur les parois, au sol comme au plafond, haut d'1,75 mètre, large de 70 cm, l'ouvrage est "suffisant pour permettre à un homme armé jusqu'aux dents de se déplacer en restant debout", explique cet officier.

"Le Hamas aurait pu faire passer des dizaines ou même des centaines de terroristes du côté israélien avant que nous nous en rendions compte", assure-t-il.

Il calcule que la construction a nécessité pas moins de 26.000 éléments différents et évalue son coût à trois ou quatre millions de shekels (environ un million de dollars).

Près du plafond d'un mur, un râtelier a été creusé pour y placer du matériel électrique. Au sol, des fils électriques et un double système de rails qui évoquent ceux des mines: "Cela sert à évacuer la terre déblayée, mais aussi à transporter les équipements et les armes vers le territoire israélien", précise le lieutenant-colonel Max.

Plus loin, une étroite niche a été creusée pour stocker des armes. L'armée prévoit de détruire totalement le tunnel dans le prochains jours à coups d'explosifs.

"C'est un travail dangereux, certains des tunnels sont piégés et il y a des risque d?effondrement", selon l'officier.

L'armée a besoin "d'au moins une semaine" supplémentaire "pour neutraliser tous les tunnels, du moins ceux dont nous connaissons l'existence", ajoute-t-il.

"Nous ne nous contentons pas de détruire ces tunnels en faisant sauter leurs deux extrémités. Nous voulons les anéantir sur toute leur longueur, de telle sorte qu'ils ne puissent plus jamais servir", poursuit-il. Des explosifs israéliens sont introduits le long de l'ouvrage par des tuyaux étroits forés dans le sol pour le détruire.

Une mission dangereuse, avec des mines qui peuvent encore être dissimulées ou la possible présence de snipers.

L'officier israélien ne s'étend pas sur la manière dont les tunnels sont découverts, évoquant, sibyllin, le travail d'"un détective qui mènerait une enquête sur un crime en recueillant des indices" et "un "travail de renseignements et de moyens technologiques".

Si elle a accepté de respecter une trêve humanitaire de douze heures samedi, l'armée a prévenu: elle poursuivra ses "activités opérationnelles pour localiser et neutraliser" ces souterrains, sa mission prioritaire.

Première publication : 26/07/2014