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Venezuela: le Parti socialiste en congrès pour tester son unité

AFP

Nicolas Maduro le 20 juillet 2014 à CaracasNicolas Maduro le 20 juillet 2014 à Caracas

Nicolas Maduro le 20 juillet 2014 à CaracasNicolas Maduro le 20 juillet 2014 à Caracas

Mise en cause du leadership du président Nicolas Maduro, militants mécontents de leurs dirigeants : le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) entame samedi son premier congrès depuis la mort de son fondateur Hugo Chavez dans un climat tendu.

"Au départ, l'objectif stratégique semblait être de renforcer Maduro comme chef politique et d'unifier les chaînes de commandement. (...) Mais cet objectif a changé", affirme à l'AFP la psychologue sociale Colette Capriles.

Selon elle, ce "congrès va être le théâtre d'affrontements entre la base et les hautes sphères du pouvoir".

Depuis avril, quand ont débuté les débats en vue de ce congrès convoqué jusqu'à jeudi sous la bannière de l'unité, des divergences sont apparues au sein du "chavisme", particulièrement après l'éviction du gouvernement de l'une de ses principales figures radicales, l'ancien ministre du Plan et compagnon de route de M. Chavez, Jorge Giordani.

Surnommé "Le Professeur", il était notamment l'artisan du sévère contrôle des changes en vigueur depuis 2003 au Venezuela, accusé d'aggraver la crise économique que traverse le pays disposant pourtant des plus importantes réserves de pétrole au monde.

Après son départ, M. Giordani a dénoncé la corruption dans les rangs "chavistes" et accusé M. Maduro, élu à la présidence d'un cheveu en avril 2013, de manquer de leadership et d'alimenter une sensation de "vacance du pouvoir".

Il lui a également reproché de céder aux pressions du patronat qui souhaite mettre fin à un modèle économique basé sur une très forte intervention de l'Etat, des expropriations d'entreprises et un contrôle des prix et des changes.

- 'Gauche archaïque' -

Derrière ce marxiste orthodoxe, une poignée de "chavistes" se sont affranchis des "règles éthiques" établies par "Le livre rouge du PSUV", invitant notamment à "s'abstenir" de s'exprimer publiquement contre le parti et ses dirigeants.

En retour, Nicolas Maduro les a qualifiés de "gauche archaïque" et certains d'entre eux ont été sanctionnés par le parti.

Créé en 2008 par Hugo Chavez pour unifier la machine de guerre électorale "chaviste", le PSUV est constitué de divers courants déjà présents au sein de l'ancien Mouvement cinquième république (MVR), à la tête duquel l'ancien parachutiste a conquis le pouvoir en 1998.

Mais la mort de son fondateur a mis en lumière les trois principales tendances coexistant au sein de ce parti de masse (environ sept millions de membres pour 30 millions d'habitants, selon le président).

En premier lieu, celle fidèle à Nicolas Maduro, héritier de Hugo Chavez et qui aspire à la présidence du parti, puis celle unie derrière Diosdado Cabello, président du Parlement fort de l'appui des militaires, et enfin celle représentée par Rafael Ramirez, à la fois patron de la toute-puissante compagnie pétrolière publique PDVSA mais également ministre du Pétrole et des mines et vice-président pour l'Economie.

Selon des analystes, ce sont les désaccords entre ces trois dirigeants qui sont à l'origine des atermoiements du gouvernement à l'heure de prendre des décisions dans le domaine économique.

- 'Dirigeants autocratiques' -

"L'absence de Chavez favorise l'exposition des différents groupes de pouvoir, que lui contrôlait de façon verticale", explique à l'AFP Mme Capriles.

Et des voix discordantes se font entendre. Heiber Barreto, du courant "Marée socialiste", évoque "une rébellion de la base", illustrée par "l'abstention sanction" observée lors de l'élection des délégués au congrès par les militants, dont seulement deux millions ont voté.

"Le chavisme se révolte contre les dirigeants autocratiques des castes ankylosées du PSUV (...) qui n'entendent plus le peuple", affirme-t-il à l'AFP.

Pour M. Barreto, la grogne provient de l'exclusion de l'agenda du congrès de débats sur la crise économique - alors que l'inflation dépasse les 60% par an et que les pénuries de biens courants et d'aliments se multiplient - ou sur la décision du gouvernement de "pactiser" avec "des secteurs productifs" de la "bourgeoisie".

Pour Colette Capriles, M. Maduro sera bien porté à la tête du PSUV, mais il restera un lourd défi à relever : "Reconquérir les militants".

Première publication : 26/07/2014