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EDF: résultats solides grâce au nucléaire et aux coûts maîtrisés

© AFP/Archives | Le bénéfice net d'EDF a progressé de 8,3% à 3,1 milliards d'euros au premier semestreLe bénéfice net d'EDF a progressé de 8,3% à 3,1 milliards d'euros au premier semestre

Le producteur français d'électricité EDF a publié jeudi des résultats semestriels solides au premier semestre grâce à la diminution des dépenses d'exploitation et la production accrue de ses centrales nucléaires, lui permettant de confirmer ses objectifs pour 2014.

Cette annonce a été saluée à la Bourse de Paris où le titre a gagné 2,79% à 24,14 euros, dans un marché en baisse de 1,53%.

Le bénéfice net a progressé de 8,3% à 3,1 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires en repli de 3,8% à 36,1 milliards, affecté par un hiver doux qui a pesé sur la demande d'énergie.

Hors filiale italienne Edison, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) a crû de 5,6% à 9,2 milliards d'euros, et de 5,3% à périmètre et taux de change constants.

Il est toujours attendu en hausse organique d'au moins 3% en 2014, a confirmé EDF, malgré l'annulation par le gouvernement français d'une hausse de 5% des tarifs réglementés de vente prévue le 1er août, après une progression identique l'an dernier.

"Nous considérons la confirmation des objectifs comme un signe positif", ont noté les analystes de RBC Capital Markets.

Cette augmentation tarifaire aurait eu un impact positif de 500 millions d'euros sur les résultats de l'entreprise au second semestre, a indiqué le PDG d'EDF, Henri Proglio, lors d'une conférence de presse.

La ministre de l'Ecologie et de l'Energie, Ségolène Royal, a justifié le gel en invoquant la réforme en cours du mode de calcul des tarifs, appliqués à 92% des foyers français, afin d'en limiter l'inflation et préserver le pouvoir d'achat des consommateurs.

Une hausse de moindre ampleur, inférieure à 5%, a été annoncée pour l'automne.

"Je ne pense pas qu'il y ait de grands bouleversements à attendre des évolutions tarifaires futures dans le moyen terme", a estimé M. Proglio, évoquant toutefois la possibilité de "soubresauts à court terme".

- Diminution des dépenses -

Les objectifs d'EDF ne tiennent pas compte non plus d'un chiffre d'affaires additionnel de 850 millions d'euros qui sera généré par une facture de rattrapage, à la suite de la décision du Conseil d'Etat d'annuler un plafonnement des tarifs par le gouvernement sur la période allant du 23 juillet 2012 au 31 juillet 2013.

Par ailleurs, si un allongement de la durée d'amortissement des centrales nucléaires françaises d'EDF de 40 à 50 ans était décidé, cela aurait un effet positif de 225 millions d'euros au second semestre, soit 450 millions d'euros en année pleine, a indiqué le directeur financier, Thomas Piquemal.

Détenu à 84,4% par l'Etat, EDF avait annoncé en février qu'il réduirait progressivement ses investissements et continuerait à maîtriser ses coûts afin de générer une trésorerie positive après dividendes en 2018, en excluant le déploiement du compteur communicant Linky.

Ces efforts en matière de coûts se sont traduits en 2013 par des économies de 1,3 milliard d'euros.

Au premier semestre, les dépenses d'exploitation ont baissé de 0,8%, et même de 1,8% en France, tirant la rentabilité des activités hexagonales vers le haut.

Celle-ci a aussi bénéficié de la progression de la production d'électricité nucléaire de 1,6 térawattheure, à 208,8 TWh, "grâce aux actions engagées pour maîtriser les durées d'arrêts programmés" des 19 centrales nucléaires du pays.

EDF a confirmé que les 58 réacteurs qu'il exploite dans le pays devraient produire entre 410 et 415 TWh sur l'ensemble de l'année.

Concernant l'Arenh, le prix auquel le groupe doit revendre jusqu'au quart de son électricité nucléaire à ses concurrents, "il y a une décision qui a été prise par le gouvernement qui est en cours de formalisation", a déclaré M. Proglio.

Le dirigeant s'est par ailleurs réjoui, dans une déclaration à l'AFP, que l'atome "conserverait une place de choix" dans le futur bouquet énergétique français prévu par le projet de loi sur la transition énergétique, un texte qu'il juge "équilibré".

En Grande-Bretagne, la production nucléaire est en hausse de 2 TWh (+6,9%). Concernant les deux futurs réacteurs EPR de Hinley Point, Henri Proglio a estimé que la Commission européenne devrait se prononcer sur la conformité du projet aux règles communautaires avant la mise en place du nouvel exécutif européen, prévue le 1er novembre.