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Soutien attendu des Turcs d'Allemagne à Erdogan pour la présidentielle

AFP

La communauté turque d'Allemagne a commencé à voter pour l'élection présidentielle en Turquie le 31 juillet 2014 à EssenLa communauté turque d'Allemagne a commencé à voter pour l'élection présidentielle en Turquie le 31 juillet 2014 à Essen

La communauté turque d'Allemagne a commencé à voter pour l'élection présidentielle en Turquie le 31 juillet 2014 à EssenLa communauté turque d'Allemagne a commencé à voter pour l'élection présidentielle en Turquie le 31 juillet 2014 à Essen

La communauté turque d'Allemagne, la plus grande à l'étranger, a commencé de voter jeudi pour l'élection présidentielle en Turquie et devrait apporter un soutien massif à Recep Tayyip Erdogan, perçu comme un modernisateur.

Pour ce scrutin, dont le premier tour est prévu dans dix jours en Turquie, quelque 1,4 million d'électeurs turcs vivants en Allemagne ont jusqu'à dimanche pour déposer leur bulletin dans l'un des sept bureaux de vote mis en place par Ankara sur le territoire allemand. Les urnes seront ensuite acheminées par avion en Turquie où elles seront dépouillées.

C'est la première fois que les 2,6 millions d'électeurs turcs de l'étranger peuvent voter depuis leur pays de résidence. Jusqu'ici, ils devaient se rendre dans un aéroport ou aux frontières de la Turquie. Au total, 103 bureaux de vote ont été mis en place dans 54 pays.

A Berlin, dès l'ouverture des bureaux vers 08H00 (06H00 GMT), une petite foule se massait devant l'entrée du stade Olympique.

Cette enceinte construite pour les JO de 1936 d'Hitler et surmontée pour l'occasion d'un immense drapeau turc a été choisie pour accueillir le vote des Turcs résidant dans la capitale allemande et les régions orientales. "République de Turquie. Élection du président de la République. Bureau de vote central de Berlin", indiquait une immense banderole à l'entrée.

Plus grosse communauté turque à l'étranger, avec 1,55 million de ressortissants, les Turcs d'Allemagne devraient largement contribuer à la victoire attendue de l'homme fort de la Turquie, le Premier ministre islamo-conservateur Erdogan qui règne sans partage depuis onze ans.

Le candidat choisi par les deux grands partis d'opposition, Ekmeleddin Ihsanoglu, inconnu du grand public, ne semble pas en mesure de lui barrer la route de la présidence, tout comme le candidat issu de la communauté kurde.

"Je pense qu'Erdogan va obtenir ici encore plus de voix qu'en Turquie", indique à l'AFP Yunus Ulusoy, chercheur de la Fondation pour les études turques et la recherche sur l'intégration, basé à Essen (ouest).

- Boom économique -

Pour lui, le boom économique de la Turquie et son rôle grandissant sur la scène internationale séduisent dans la diaspora.

Les Turcs immigrés en Europe "ont toujours souffert du fait que leur pays d'origine était perçu comme l'homme malade du Bosphore", poursuit-il. "Or, Erdogan leur a rendu le sentiment qu'ils avaient de la valeur".

"Quand ils vont en vacances en Turquie, ils voient que le pays est plus moderne avec des aéroports, des routes, des centres commerciaux. Le système de santé a connu de grandes réformes", estime Gökay Sofuoglu, président de la Communauté turque, une fédération qui milite pour l'intégration des Turcs.

Dans la queue devant l'entrée du stade berlinois, une jeune électrice voilée le confirme. "Je vais voter pour lui car la Turquie s'est énormément développée grâce à lui", confie Feride qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

Le "sultan" comme le surnomment souvent rivaux et partisans est venu en personne chercher les voix des Turcs d'Allemagne, en tenant un grand rassemblement fin mai à Cologne (ouest). Il a fait de même à Lyon (France) et à Vienne.

"Erdogan trouve aussi ses partisans parmi ceux qui se sentent discriminés ou tenus à l'écart de la société allemande. Il est leur porte-voix", estime M. Sofuoglu alors que le Premier ministre avait suscité un scandale il y a quelques années en appelant les Turcs à ne pas s'assimiler en Allemagne.

Même si la presse allemande s'est montrée fort critique à son égard, "ce ne sont pas forcément les questions des droits de l'Homme qui comptent le plus" pour les Turcs émigrés, souligne M. Sofuoglu.

Berlin, qualifiée de plus grande ville turque hors de Turquie, avait connu une série de manifestations anti-Erdogan au moment de la révolte qui a fait vaciller le gouvernement turc au printemps 2013.

Dans le quartier de Kreuzberg, surnommé "la petite Istanbul", une place avait été occupée durant plusieurs semaines en solidarité avec le mouvement de fronde stambouliote.

Première publication : 31/07/2014