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Syrie: les jihadistes aux prises avec les Kurdes et des tribus sunnites

© Welayat Raqa/AFP | Photo d'écran relayée par le média djihadiste Welayat de Raqqa le 25 juillet 2014 montrant des membres de l'Etat islamique (EI) qui tirent sur des soldats pro-régime à RaqqaPhoto d'écran relayée par le média djihadiste Welayat de Raqqa le 25 juillet 2014 montrant des membres de l'Etat islamique (EI) qui tirent sur des soldats pro-régime à Raqqa

Les jihadistes ultra-radicaux sunnites de l?État islamique (EI), qui ont connu une ascension fulgurante en Syrie, faisaient face jeudi à des combattants kurdes et des tribus ayant ouvert deux nouveaux fronts dans la guerre qui fait rage en Syrie.

Dans le nord du pays, les combattants kurdes, qui défendent leur autonomie depuis le début du conflit syrien, ont repris mercredi aux jihadistes plusieurs collines autour de Aïn al-Arab (Kobane en kurde), dans la province d'Alep, a indiqué jeudi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Pour étendre son "califat", proclamé il y un mois, l'EI cherche à prendre cette troisième ville kurde de Syrie tenue par la milice des Unités de Défense du Peuple (YPG). Les combats se sont soldés par la mort de 14 membres de l'YPG et de 35 jihadistes. Des dizaines d'autres combattants ont été blessés, selon l'Observatoire.

A la mi-juillet, au moins 800 combattants kurdes venus de Turquie avaient afflué en Syrie pour combattre l'EI, selon l'OSDH.

La population kurde, 3,5 millions d'habitants soit 15% de la population syrienne, est présente sur 10% du territoire. Partisans d'une autonomie, les Kurdes sont en perpétuelle confrontation avec l'EI qui souhaite étendre son hégémonie.

Toujours dans le nord, les jihadistes ultra-radicaux bombardaient jeudi des positions de l'armée à la lisière de Hassaka, pour tenter ensuite une percée dans cette ville de 200.000 habitants majoritairement kurdes, mais qui compte aussi des Arabes, des arméniens et autres communautés chrétiennes.

Selon une source de sécurité à Damas, "l'EI tente depuis plus d'une semaine d'entrer dans Hassaka, mais ses tentatives ont été repoussées par l'armée et les Forces de défense nationale, notamment contre le siège du parti (Baas) où la compagnie d'électricité".

- Des jihadistes, dont un Belge -

Dans l'est du pays, l?OSDH a fait état d'affrontements entre l'EI et combattants d'une tribu sunnite qui disent mener un "soulèvement" contre les jihadistes.

Ainsi, dans la riche province pétrolière de Deir Ezzor, en grande partie contrôlée par les jihadistes, des combats ont eu lieu dans les trois villages de la tribu des Chaitat. Selon l'OSDH, l'EI procède à des perquisitions et à des arrestations.

Cinq jihadistes, dont un Belge, ont été tués dans ces combats, déclenchés selon l'OSDH à la suite de l'arrestation par l'EI de trois membres de la tribu, en violation d'un accord passé entre les deux côtés, selon l'Observatoire.

Le territoire de cette tribu sunnite s'étend sur trois villages: Abou Hamam, Kashkiyé et Ghranij. "Chaitat se soulève contre l'Etat islamique", ont écrit sur Twitter plusieurs de ses membres montrant des photos de jihadistes faits prisonniers et qualifiant l'EI "d'organisation de la honte".

Sur un autre front de cette guerre qui ne connaît pas de répit depuis mars 2011, au moins 17 personnes ont été tuées par les bombardements de l'armée mercredi dans la province de Damas.

"Au moins 17 personnes, dont deux femmes et trois enfants, ont été tuées par une pluie d'obus tirés par les troupes du régime contre plusieurs quartiers de Douma", a précisé l'OSDH.

"Des dizaines d'autres personnes, dont des enfants, ont été blessées" par ces bombardements à Douma, la plus importante ville tenue par les rebelles près de Damas, a encore indiqué cette ONG basée en Grande-Bretagne.

Douma, un bastion rebelle au nord-est de Damas où vivent plusieurs dizaines de milliers d'habitants et de réfugiés, est assiégé par l'armée depuis plus d'une année.

Selon un photographe de l'AFP à Douma, le bombardement a touché notamment un marché animé: "Le bombardement a eu lieu brusquement. Des enfants étaient en train de jouer sur le marché, et une minute après des morceaux de corps et des personnes blessées étaient dispersés dans tous les coins".

A l'hôpital, "les blessés étaient soignés à même le sol", raconte-t-il.

Sur une vidéo amateur distribuée par des rebelles, on voit des bébés et des jeunes enfants visiblement blessés, leurs vêtements couverts de sang.

Une source de sécurité a nié que l'armée ait bombardé rejetant la responsabilité sur les combats opposant l'EI aux rebelles du Front islamique.

Sans issue en vue, la guerre en Syrie a fait plus de 170.000 victimes et a forcé près de la moitié des habitants a quitter leurs maisons.