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Les boulistes, de plus en plus "bobos", de moins en moins "prolos"

AFP

Longtemps étiquetée

Longtemps étiquetée "populaire", la pétanque s'embourgeoise ainsi qu'en témoignent les salariés, hommes et femmes, qui la pratiquent entre midi et deux ou après une journée de travail, dans les squares et parcs des grandes villesLongtemps étiquetée "populaire", la pétanque s'embourgeoise ainsi qu'en témoignent les salariés, hommes et femmes, qui la pratiquent entre midi et deux ou après une journée de travail, dans les squares et parcs des grandes villes

C'en est fini de l'image du bouliste retraité bedonnant qui tourne à l'"EPO", mélange eau-pastis-olives. Aujourd'hui, la pétanque séduit de plus en plus de citadins actifs et branchés, plutôt "bobos" que "prolos".

"La tendance est nette depuis quelques années, surtout à Paris et dans quelques métropoles sauf à Marseille où la pétanque est depuis toujours pratiquée par tous", explique à l'AFP Clément Ménéghin, de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) dont le siège se trouve, comme il se doit, à Marseille.

Longtemps étiquetée "populaire", la pétanque s'embourgeoise ainsi qu'en témoignent les salariés, hommes et femmes, qui la pratiquent entre midi et deux ou après une journée de travail, dans les squares et parcs des grandes villes.

"Cela fait deux ans, dès que viennent les beaux jours nous organisons un petit tournoi entre collègues de différents services à l'heure du déjeuner", raconte à l'AFP Denis Fénart, 55 ans, chef de projet au siège de la Banque de France, dans le 1er arrondissement de la capitale.

C'est à un jet de cochonnet de là, dans les jardins du Palais-Royal, que se déroulent les parties où l'on peut assister à des scènes dignes de Pagnol, du genre "tu tires ou tu pointes !", "l'assent" provençal en moins, costume gris et chemisette proprette en plus.

"C'est parfois l'occasion de rencontrer les gens à qui l'on ne parle qu'au téléphone. Parfois, certains dossiers avancent même plus vite pendant une partie qu'au bureau", s'amuse Christelle Rabezatovo, une bouliste trentenaire également employée à la Banque de France.

A Paris, le quartier d'affaires de la Défense, les quais de Seine, les Invalides ou encore le Champ-de-Mars sont devenus des site prisés où l'on troque volontiers l'attaché-case contre le coffret huit boules en acier durci.

"Nos clients ont les moyens de se faire plaisir et vont aller tout de suite vers des produits de compétition, là où leurs grands-parents auraient opté pour une boule ordinaire. Un peu comme le tennisman du dimanche qui s'achète la raquette de Nadal", explique Nicolas Paillies, commercial chez Obut, le numéro 1 mondial de la boule de pétanque.

- "Déringardiser" -

De la fédération aux ligues régionales en passant par les comités départementaux, on a bien senti le virage pris ces dernières années par la boule, avec de moins en moins de licenciés dans les clubs mais de plus en plus de pratiquants "loisirs".

"On ne parvient pas à attirer ces nouveaux joueurs vers la compétition. Ils sont actifs, ont souvent des enfants en bas âge et ne sont pas prêts à sacrifier leurs week-ends pour aller jouer des tournois tout au long de l'année", regrette Guy Macaire, président de la ligue d'Ile-de-France.

Preuve que le "sport-détente" ne se transforme pas facilement en sport tout court, sur les 24 millions de boulistes plus ou moins réguliers recensés en France, seulement 300.000 sont licenciés de la fédération, un chiffre en baisse constante depuis les années 2000, selon la FFPJP.

Mais si elle perd des joueurs à jour de cotisation, la pétanque gagne en notoriété grâce à "la centaine heures d'antenne que lui consacrent chaque année les chaînes de télé", explique Clément Ménéghin. "Les joueurs français, qui sont les meilleurs du monde, sont aujourd'hui perçus comme d?authentiques champions", souligne-t-il.

Quant aux "people", de plus en plus nombreux à tracer des demi-cercles sur le sable, ils contribuent aussi à "déringardiser" la pétanque en médiatisant certaines compétitions, explique-t-on à la fédération.

Autre nouveauté: de grands groupes français ou étrangers offrent désormais à leurs cadres méritants des séjours à Marseille, avec conseils de champions inclus, en plus de la traditionnelle visite du Vieux Port ou de Notre-Dame-de-la-Garde...

Première publication : 01/08/2014