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Libye: le système de santé au bord de l'effondrement

AFP

Des personnes se préparent à fuir la Libye le 31 juillet 2014 à TripoliDes personnes se préparent à fuir la Libye le 31 juillet 2014 à Tripoli

Des personnes se préparent à fuir la Libye le 31 juillet 2014 à TripoliDes personnes se préparent à fuir la Libye le 31 juillet 2014 à Tripoli

Les autorités craignent un "effondrement total" du système de santé en Libye, où le chaos pousse les étrangers à fuir, en particulier les Philippins qui représentent près de 60% du personnel médical du pays.

Face aux violences faisant rage à Tripoli et Benghazi (est), plusieurs pays ont commencé à évacuer leurs ressortissants et personnels diplomatiques.

Tripoli s'inquiète tout particulièrement du départ de 3.000 soignants et médecins philippins, mais aussi des employés indiens, qui représentent 20% du personnel médical.

Les hôpitaux sont déjà débordés par l'afflux des victimes des combats entre milices rivales qui font rage depuis deux semaines dans la capitale et à Benghazi, deuxième ville du pays.

A Tripoli, 102 personnes ont été tuées et 452 autres blessées depuis le 13 juillet, selon un dernier bilan du ministère de la Santé arrêté mercredi soir. A Benghazi, le ministère a recensé 77 morts et 289 blessés.

Le 20 juillet, Manille a appelé ses ressortissants -- estimés à 13.000 -- à quitter la Libye, après la découverte du corps décapité d'un travailleur philippin à Benghazi.

Seuls 700 Philippins ont depuis quitté le pays, refusant d'abandonner leur poste malgré les risques.

Mais jeudi, Manille a indiqué qu'elle affréterait des ferries pour évacuer ses ressortissants, au lendemain de l'enlèvement et du viol d'une infirmière philippine à Tripoli.

Des centaines d'infirmières philippines travaillant au Centre médical de Tripoli, le plus grand hôpital de la capitale, ont abandonné leur poste mercredi pour protester contre l'agression de leur collègue, provoquant l'anarchie dans l'hôpital.

Plusieurs familles de patients ont été contraintes de transférer leurs proches dans des cliniques privées, selon une source à l'hôpital.

"Les hôpitaux risquent d'être paralysés" en cas de départ massif du personnel philippin, a prévenu le porte-parole du ministère de la Santé, Ammar Mohamed.

Selon une source hospitalière, le ministère tente de convaincre le personnel de rester.

A ce problème s'ajoutent ceux rencontrés au quotidien par le personnel local pour assurer ses vacations. Selon M. Mohamed, les médecins et aide-soignants libyens peinent depuis plusieurs jours à se rendre sur leur lieu de travail, en raison des combats à Tripoli et de la pénurie du carburant.

- Aéroports fermés -

Face à la détérioration de la situation médicale dans le pays, le ministre de la Santé, Noureddine Doghman, a ordonné aux ambassades libyennes en Egypte, Tunisie, Jordanie, Turquie, Italie, Grèce et Allemagne d'organiser un transfert des victimes des violences, aux frais de l'Etat.

Mais les aéroports de Tripoli et de Benghazi sont fermés en raison des combats, ce qui rend ces transferts médicaux difficiles.

"Mon frère a passé plusieurs jours à l'hôpital après avoir été victime d'une attaque cérébrale. Son état se détériorait jour après jour et les médecins nous ont dit qu'il devait être traité à Tunis, mais nous n'avons trouvé aucun moyen pour le transférer", a déploré Ahmed Droughi, rencontré à Tripoli.

"Nous avons fait jouer nos relations pour lui trouver finalement une place dans un avion médicalisé qui partait de l'aéroport de Misrata", à 200 km à l'est de la capitale, a-t-il ajouté.

En temps de paix, la pénurie de services médicaux poussait déjà des dizaines de milliers de Libyens à partir se faire soigner à l'étranger, en particulier en Tunisie et Egypte voisines.

A Benghazi, deux des trois grands hôpitaux de la ville sont fermés. L'hôpital al-Jala l'est depuis plusieurs semaines en raison de l'insécurité, l'armée et une milice islamiste se disputant son contrôle.

L'hôpital Al-Houari est lui fermé depuis des mois, après avoir été inondé par les eaux usées en raison d'une erreur de construction.

Seul le Centre médical de Benghazi est toujours en fonction, mais sa capacité est limitée à 300 lits contre 1.200 en temps normal.

"Le Centre souffre d'un manque flagrant de médecins et d'aide-soignants, notamment après le départ des étrangers", a déploré son porte-parole, Moataz al-Majbari.

Conséquence: là aussi, des patients ont dû être transférés. Ils sont désormais soignés dans des dispensaires sous-équipés dans des villes voisines.

Première publication : 01/08/2014