Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Le Caire surveille de près les islamistes radicaux tentés par l'EI

En savoir plus

REPORTERS

États-Unis – Mexique : la frontière de tous les dangers

En savoir plus

POLITIQUE

Bruno Le Roux : il est "indigne" de se servir du drame de Sivens

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Le choc de simplification ne doit pas être contredit par un choc de complexification"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Ouagadougou en pleine crise, Jérusalem sous tension

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Gaz russe : un accord enfin trouvé entre la Russie, l'Ukraine et l'UE

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Fin de règne au Burkina Faso ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Journée insurrectionnelle au Burkina Faso

En savoir plus

DÉBAT

Burkina Faso : quelle transition possible ? (Partie 2)

En savoir plus

Afrique

Vidéo : la pauvreté pousse les femmes malgaches vers la contraception

© FRANCE 24

Vidéo par Gaëlle BORGIA

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/08/2014

Face à la pauvreté et à l'épuisement des ressources naturelles à Madagascar, certaines femmes malgaches ont décidé de recourir à la contraception. Reportage dans un village du sud-ouest de Madagascar, Andavadoaka.

À Madagascar, avoir beaucoup d’enfants a toujours été considéré comme une bénédiction. Jean-Baptiste est pêcheur. Il a 20 enfants. Une main-d’œuvre dont il ne peut se passer. Sans eux, explique-t-il, la vie serait encore plus dure. Grâce à leur aide, la famille survit. Certains l'aident à la pêche, d'autres tentent de gagner un peu d'argent à la débrouille. "Avec un seul enfant, comment ferais-je ? Là, je peux demander à l’un d’entre eux d’aller un peu travailler, ce qui nous permet de manger du riz", raconte-t-il.

Mais la pauvreté pousse aujourd'hui une partie de la population malgache à envisager la famille différemment. Face à l’épuisement des ressources naturelles, à la surpêche et à la précarisation, certaines femmes commencent à opter pour le contrôle des naissances. C’est le cas de Marie-Olive, une villageoise d’Andavadoaka (sud-ouest). "Si j'avais le choix, je préfèrerais avoir beaucoup d'enfants mais la vie est dure donc je diminue pour l'instant", explique-t-elle à France 24.

Une ONG, Blue Ventures, aide ces femmes qui, à l’instar de Marie-Olives, préfèrent espacer les naissances, pour ne pas se retrouver avec trop de bouches à nourrir. L’objectif de cette association britannique est double : servir de "planning familial" aux Malgaches et œuvrer dans le même temps pour la nature et l’environnement. L'association encourage notamment les villageois à ne pas pratiquer la surpêche. "Il est important de laisser les jeunes poissons vivre pour les générations futures, explique une de ses membres. Générations futures qui dépendent entièrement des ressources naturelles pour survivre."

Pour l’ONG, les deux projets sont compatibles. "Les gens ici ont commencé à venir nous voir pour d’autres besoins que ceux environnementaux. Leurs familles étaient très nombreuses et ils sentaient que cela devenait difficile… C'est comme ça que la connexion s'est faite, on a commencé à parler de mettre à disposition des services de santé", explique un membre de l'ONG.

Pour le moment, dans le village d’Andavadoaka, le projet a commencé à porter ses fruits, même si, bien sûr, nourrir une population très nombreuse tout en préservant l'écosystème reste une tâche encore difficile. Pour rappel, à Madagascar, neuf habitants sur 10 vivent avec moins de deux dollars par jour.
 

Première publication : 01/08/2014

  • MADAGASCAR

    Rajoelina renonce à briguer le poste de Premier ministre à Madagascar

    En savoir plus

  • MADAGASCAR

    Hery Rajaonarimampianina, un président "prête-nom" ?

    En savoir plus

  • JUSTICE

    Madagascar : l'enquête lève les soupçons de pédophilie sur le Français lynché

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)