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FRANCE

Grande Guerre : Jules Peugeot, premier français tué... juste avant la guerre

© DR

Vidéo par FRANCE 3

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 03/08/2014

Le 3 août 1914, l'Allemagne déclarait la guerre à la France. La veille, un premier soldat français avait pourtant déjà été tué près de la frontière entre les deux pays. Le caporal Jules André Peugeot est mort 36 heures avant le début des hostilités.

Dans la petite commune de Joncherey, située dans le Territoire de Belfort, en Franche-Comté, un monument rend hommage à un soldat pas comme les autres. L'inscroption indique : "Ici dimanche 2 août 1914 a été tué le caporal Jules André Peugeot du 44e Régiment d’infanterie. Plus de trente heures avant qu’elle déclarât la guerre à la France l’Allemagne impériale et royale a répandu le premier sang français". Le jeune soldat de 21 ans est ainsi considéré comme le premier mort de 14-18 même si, officiellement, les hostilités n’ont débuté que le 3 août après la déclaration de guerre de l’Allemagne.

"Mortellement blessés l’un et l’autre"

La veille du début du conflit, Jules André Peugeot se trouve donc sur la commune de Joncherey. Cet instituteur originaire de la ville d’Étupes, dans le Doubs, effectue son service militaire. Il commande une escouade de la 6e compagnie du 2e bataillon du 44e régiment d’infanterie, chargée de surveiller la frontière, alors que la crise diplomatique prend un tournant tragique en Europe. La France vient tout juste de décréter la mobilisation générale.

La fiche de décès de Jules Peugeot sur le site Mémoire des hommes

Vers 10 heures du matin, une jeune fille vient l’informer qu’elle a aperçu des "casques à pointes" tout près de sa maison, en territoire français. Le caporal Peugeot décide d’aller à leur rencontre. Il fait alors face au sous lieutenant Albert Mayer qui est à la tête d’un détachement de reconnaissance allemand. "Le caporal Peugeot alerté, saisit aussitôt son arme, s'élança hors de la cour vers l'accotement de la route et mettant en joue l'officier, lui cria : 'Halte-là, Halte-là !' Ce dernier lui répondit en lui envoyant trois coups de revolver et le caporal lui décocha son coup de fusil', peut-on lire sur le site de la commune de Joncherey. "Mortellement blessés l'un et l'autre, le lieutenant Mayer, emporté par l'élan de son cheval, alla rouler sur le bas-côté de la chaussée à 150 mètres du lieu du drame et le caporal fit quelques pas vers la maison et tomba raide mort au seuil du logis".

Une trentaine d’heures avant le début des hostilités, la Grande Guerre vient de faire ses deux premières victimes. Jules André Peugeot, blessé à l’épaule droite, et Albert Mayer, touché au ventre, ne se relèveront plus. Quelques jour après cet accrochage, une note allemande essaya de dédouaner ses soldats en expliquant que sa patrouille "s'était égarée et avait pénétré par erreur sur le territoire français". Mais cet incident n’avait finalement plus beaucoup d’importance. À la suite de Peugeot et de Mayer, ce sont plus de 10 millions d’hommes qui ont trouvé la mort durant les quatre années de guerre.

Cent ans après leur décès, les deux soldats sont aujourd’hui un symbole de paix et de réconciliation. En ce 2 août 2014, leurs familles respectives se réunissent ensemble à Joncherey. "C’est vraiment un conflit majeur et on ne voit pas pourquoi, maintenant que tout est apaisé entre nous, on ne ferait pas une cérémonie commune entre les deux peuples, les Français et les Allemands, c’est naturel maintenant", a ainsi expliqué à France 3, Maurice Nicoud, ancien maire de la ville et organisateur de l’événement. Comme un symbole, de la terre prélevée près des deux tombes sera également réunie dans une même urne par les descendants des soldats Peugeot et Mayer.

Un reportage de France3 sur la mort de Jules Peugeot

Première publication : 02/08/2014

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