Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

SPORT

Mondial : "Certains ont encore un a priori sur le rugby féminin"

© AFP/Kenzo Tribouillard | La capitaine Gaëlle Mignot lors du match contre le Pays de Galles

Vidéo par FRANCE 2

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 02/08/2014

Pour leur entrée dans la Coupe du Monde organisée en France, les Bleues ont battu facilement vendredi le Pays de Galles (26-0). Selon la capitaine Gaëlle Mignot, cette compétition à domicile est une occasion unique de populariser le rugby féminin.

La capitaine de l’équipe de France de rugby est soulagée. Devant leur public, les Bleues ont réussi leurs débuts dans cette Coupe du Monde. Vendredi 1er août, elles ont facilement gagné leur premier match face aux Galloises (26-0). "On est satisfaites de bien avoir attaqué la compétition par un beau résultat. On a ramené cinq points d’entrée (avec le bonus offensif, NDLR), ce qui était l’objectif", explique à France 24 Gaëlle Mignot.

La talonneuse de 27 ans avoue avoir connu une soirée pleine d’émotions. En entrant sur le terrain d’honneur de Marcoussis, habituellement utilisé par l’équipe masculine, les Françaises ont concrétisé un rêve : vivre un Mondial à domicile. "Je ne sais pas si on était stressées, mais il y avait beaucoup d’impatience. C’est un événement qu’on attend depuis longtemps", raconte la joueuse originaire de Dordogne. Une pression qui, du coup, leur a fait vivre une entame de match laborieuse. "Les Galloises nous ont posé quelques soucis par leur agressivité. C’était difficile de mettre correctement le jeu en place et cela nous a fait gâcher quelques occasions. On doit le travailler car cela peut coûter cher pour la suite".

Après avoir remporté le Tournoi des VI nations en réalisant le Grand Chelem en février dernier, les Françaises ont de l’ambition. Malgré une poule difficile où se trouvent également l’Afrique du Sud et l’Australie, elles veulent atteindre le dernier carré d’une compétition dont les Néo-Zélandaises sont favorites. De tempérament fougueux sur le terrain, Gaëlle Mignot garde la tête froide en dehors : "On n’a pas envie de s’emballer. On a un gros match qui nous attend mardi contre l’Afrique du Sud. On ne va pas griller les étapes, mais bien sûr qu’on espère sortir de poules et aller le plus loin possible".

La victoire de l'équipe de France contre le Pays de Galles

France - Pays de Galles : Le résumé par FFR

Une impulsion pour le rugby féminin

Au-delà des résultats, les rugbywomen ont aussi pour objectif de sortir leur sport de l’anonymat. En France, elles ne sont pour l’instant que 12 785 licenciées sur environ 310 000 pratiquants, soit un peu plus de 4% des effectifs. Les membres de l’équipe de France ne sont d’ailleurs pas des joueuses professionnelles et exercent toutes un autre métier en plus de leur passion. Les Bleues espèrent ainsi faire naître des vocations grâce à l’effet Mondial. "À chaque fois que l’on rentre sur le terrain, on pense forcément au match, mais on essaye aussi de donner le maximum pour montrer le meilleur de nous et pour que les gens aient envie de continuer à nous suivre", affirme la capitaine, double championne de France avec Montpellier.

Depuis la retransmission de certaines de leurs rencontres durant le Tournoi des VI nations, Gaëlle Mignot sent que l’engouement est de plus en plus fort : "Le Grand Chelem en février nous a beaucoup aidé. Cela a donné une impulsion. Il y a des gens qui ont encore un a priori sur le rugby féminin et on essaye de le faire passer". Pour preuve, les 13 500 billets de la phase de poules de la Coupe du Monde ont tous déjà été vendus. Et pour ceux qui sont toujours réticents à l’idée de voir des femmes jouer au rugby, Gaëlle Mignot a un message des plus clairs : "Qu’ils viennent nous voir au bord du terrain. Beaucoup de gens n’osaient pas, mais ceux qui ont fait un pas en avant sont maintenant véritablement séduits par le jeu. Ils peuvent voir deux équipes se donner à fond pendant 80 minutes et produire du spectacle !".
 

Première publication : 02/08/2014

  • FRANCE

    Trois rugbymen de Clermont agressés à la machette et hospitalisés

    En savoir plus

  • RUGBY

    Le XV de France écrasé par l’Australie à Brisbane (50-23)

    En savoir plus

  • RUGBY

    En images : les adieux au stade de "Sir Jonny"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)