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Moyen-Orient

Gaza : frappe meurtrière sur une école, un "acte criminel" selon l'ONU

© Said Khatib, AFP | L'école de l'ONU à Rafah visée par une frappe aérienne

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/08/2014

Au moins dix Palestiniens ont trouvé la mort dans le bombardement d'une école de l’ONU, à Rafah, dimanche. Dans la soirée, l'armée israélienne a reconnu avoir "pris pour cible trois terroristes du Djihad islamique" à proximité du bâtiment.

Au moins dix Palestiniens ont été tués, dimanche 3 août, dans une frappe ayant touché une école de l'ONU qui accueille des réfugiés à Rafah, dans le sud de l’enclave palestinienne de Gaza, ont annoncé les secours locaux.

Dimanche soir, Tsahal a reconnu avoir déclenché un tir sur une cible proche de l'école de l'ONU. "L'armée israélienne a pris pour cible trois terroristes du Djihad islamique montés sur une moto à proximité d'une école de l'UNRWA (l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens, NDLR) à Rafah. Les forces de défense d'Israël examinent les conséquences" de cette frappe, a-t-elle dit dans un communiqué.

Ban Ki-moon dénonce un "acte criminel", les États-Unis "consternés"

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a qualifié le bombardement de "nouvelle violation flagrante du droit humanitaire international". "C'est un scandale du point de vue moral et un acte criminel", a-t-il affirmé. Ces refuges "doivent être des zones sécurisées et non des zones de combats", a-t-il souligné. "Cette folie doit cesser", a encore martelé le secrétaire général dans un communiqué de son porte-parole, en appelant Israël et le Hamas à cesser les combats et à négocier un accord de paix au Caire.

À Gaza, "les écoles de l'ONU ne sont plus du tout les sanctuaires qu'elles ont pu être"

Washington s'est dit "consterné" par le nouveau bombardement. Dans un communiqué, la porte-parole du département d'État, Jennifer Psaki, a appelé Israël à "faire plus" pour "éviter les victimes civiles", a indiqué la porte-parole du département d'État.

Dans un communiqué publié par l'Élysée, François Hollande "dénonce le bombardement inadmissible" de l'école. Le président français "se joint au Secrétaire général des Nations unies pour demander que les responsables de cette violation du droit international répondent de leurs actes".

Une trentaine de Palestiniens avaient déjà été tués dans des frappes sur des écoles de l'ONU, à Beit Hanoun le 24 juillet et à Jabaliya (nord) le 31 juillet, suscitant une vive émotion internationale et la condamnation de l'ONU.

Le soldat israélien disparu est mort

Par ailleurs, l'armée israélienne a officialisé dimanche la mort du soldat porté disparu depuis vendredi, quelques heures après qu'Israël et le Hamas ont affirmé leur détermination à poursuivre les hostilités dans la bande de Gaza.

"Une commission spéciale menée par le rabbin en chef de l'armée a annoncé la mort de l'officier d'infanterie Hadar Goldin, tué au combat vendredi dans la bande de Gaza", explique un communiqué militaire. Dans le même temps, la radio militaire précisait "qu'en l'absence de corps", le processus pour déclarer la mort du soldat avait été "très délicat", notamment pour des raisons religieuses.

Vendredi, l'armée israélienne avait déclaré que le soldat avait vraisemblablement été capturé par le Hamas. Mais la branche armée du mouvement islamiste, tout en endossant la responsabilité de l'attaque, avait indiqué ne rien savoir du sous-lieutenant Goldin, et estimé qu'il avait été tué avec le commando palestinien au cours d’un bombardement israélien.

Discussions compliquées

Quelques heures avant cette annonce, le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu a martelé que l'armée poursuivrait ses opérations "aussi longtemps que nécessaire" et emploierait "toute la force requise". Une vigtaine de Palestiniens au moins ont trouvé la mort depuis le lever du jour dimanche.

"Nous poursuivrons notre résistance jusqu'à ce que nous ayons atteint notre objectif", a pour sa part assuré un porte-parole du Hamas, au terme de la 26e journée d'une guerre qui a déjà fait près de 1 800 morts.

Une délégation palestinienne composée de représentants du Hamas, de son allié le Djihad islamique et du Fatah est arrivée samedi soir au Caire pour tenter de relancer l'effort de pause dans les combats.

Ces discussions prévues avec des médiateurs égyptiens, associant les Américains, étaient programmées vendredi à la faveur de la trêve annoncée, mais avaient été repoussées quand le cessez-le-feu a volé en éclats.

De son côté, Israël a décidé de ne pas envoyer de délégation au Caire, a déclaré un responsable.

Spéculation autour d’un retrait de Tsahal

Pourtant, pour la première fois depuis l'incursion terrestre israélienne dans Gaza le 17 juillet, des témoins avaient rapporté samedi à l'AFP avoir vu les soldats israéliens se retirer de villages proches de Beit Lahiya (nord) et de Khan Younès (sud), laissant espérer un essoufflement du conflit.

L'armée israélienne avait ainsi donné dans l'après-midi les premiers signes d'une fin de ses opérations dans des secteurs limités de la bande de Gaza, tout en poursuivant ailleurs un pilonnage qui a encore fait des dizaines de morts.

L'information a été confirmée dimanche par le porte-parole de l'armée israélienne Peter Lerner, qui a cependant tempéré l'ampleur des mouvements de troupes. "Nous en retirons certaines, nous en changeons certaines (de position) à l'intérieur (du territoire), cette mission est en cours, a-t-il déclaré. On change de braquet mais on continue."

"Netanyahou a derrière lui la quasi-totalité de l'opinion publique"

Avec AFP

 

 

Première publication : 03/08/2014

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