Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Des opérateurs indépendants au secours des campagnes

En savoir plus

SUR LE NET

L'ONU dresse l'inventaire des sites détruits en Syrie

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

MODE

La mode 2014 marquée par une prise de conscience des créateurs

En savoir plus

SUR LE NET

Les campagnes virales des marques pour Noël

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

Moyen-Orient

"Big Brother" israélien : une télé loin de la réalité de la guerre

© Capture d'écran de la chaîne Arutz 2 | Les candidats discutant autour de la piscine du loft

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 04/08/2014

Les candidats de l’émission de téléréalité "Big Brother", diffusée en Israël depuis le 8 juin, sont tenus à l’écart de la réalité de la guerre contre le Hamas. Une situation assumée par la production.

Enfermés depuis le 8 juin dans un loft situé dans la banlieue de Jérusalem, les candidats de l’émission "Big Brother" diffusée en Israël ignorent tout ou presque de la guerre dans laquelle leur pays est engagé. Entre séances de bronzage devant la piscine et discussions futiles, les participants du programme de téléréalité ont vécu les premières semaines du conflit israélo-palestinien dans l'ignorance. 

Une situation qui ne semble nullement gêner le producteur de l’émission. "Nous informons les participants uniquement de ce qui peut les affecter dans leur vie quotidienne, ou de ce qui touche leur famille. De toutes façons, leur parler des combats n’aurait rien apporté à l’émission. Et même en temps de guerre, les téléspectateurs ont le droit de se distraire", explique-t-il à "Télérama".

"The show must go on"

Même discours du côté de l’un des responsables de la chaîne Arutz 2, sur laquelle est diffusée l’émission. "Nous en avons beaucoup débattu, a expliqué Ran Telem, interrogé par le "Hollywood Reporter". Le public apprécie la pause que nous leur proposons c'est pourquoi, malgré la situation, nous continuons à diffuser l'émission. Le contrat que nous avons avec nos téléspectateurs est que, en cas de développement important, nous reprenons immédiatement l'antenne pour les infos."

Et les bonnes audiences de l’émission, qui rassemble en moyenne un million de téléspectateurs, semblent donner raison à la production. Les chiffres du programme ont même progressé depuis le début du conflit dans la bande de Gaza.

"Petit souci technique"

Sauf que la réalité n’a pas tardé à s’inviter dans le programme. Le 7 juillet dernier, une alarme pour annoncer l’imminence d’un raid aérien a retenti dans les studios. Un simple "petit souci technique" a été évoqué du côté de la production pour expliquer aux candidats la fâcheuse "intrusion". Une garden-party était alors organisée dans la foulée pour rassurer les habitants du loft.

Mais le lendemain, une seconde alerte a brisé l’isolement des candidats qui ont été contraints de rejoindre un abri. La voix de l’émission leur a sobrement expliqué ce qui se passait : "Big Brother se sent obligé de vous annoncer que durant les derniers jours, la situation s'est tendue."

"J’ai découvert l’horreur"

Depuis, la production a décidé d'intégrer les alertes aux bombardements dans la mécanique du show. La seconde alerte a d’ailleurs servi à promouvoir le site Internet de l’émission. "Vous pourrez voir demain en intégralité la réaction des candidats à l'alarme, et tout particulièrement celle d'Einav Bublil, un habitant d'Ashkelon." Dernièrement, le programme a même pris des tournures patriotiques. Les participants ont dû organiser le mariage d'un couple du loft en tenant compte des tirs de roquettes qui s'abattent sur la région.

Reste que le programme demeure un divertissement préservé des horreurs de la guerre. Pour Tzahi, un candidat éliminé, le retour à la réalité a été difficile. "J’ai découvert l’horreur, raconte-t-il. Depuis, je reste chez moi. Je suis mal, je passe mon temps à regarder les infos à la télé. Je m’identifie aux soldats tués."
 

Première publication : 04/08/2014

  • PROCHE-ORIENT

    Vidéo : à Rafah, "des familles entières sont décimées"

    En savoir plus

  • PROCHE-ORIENT

    Gaza : Israël observe une fragile trêve humanitaire

    En savoir plus

  • PROCHE-ORIENT

    Gaza : frappe meurtrière sur une école, un "acte criminel" selon l'ONU

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)