Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"La Robe"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Parlemantaires français en Syrie, Bachar Al Assad interlocuteur incontournable ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Quand agriculture rime avec futur

En savoir plus

TECH 24

Drones : comment les arrêter ?

En savoir plus

#ActuElles

Inde : sauver les filles par l'éducation

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Louis Schweitzer : "La dette perpetuelle, c'est mieux que de laisser crever la Grèce !"

En savoir plus

BILLET RETOUR

La Crimée, symbole d'une nouvelle Guerre froide ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

France : le dialogue social est-il en panne ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Grèce : Berlin lâche du lest

En savoir plus

Economie

Le Portugal au chevet de son géant bancaire Banco Espirito Santo

© Patricia de Melo Moreira, AFP | Une succursale lisboète de la banque portugaise Banco Espirito Santo.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/08/2014

Le Portugal a décidé, dimanche, de voler au secours de sa principale banque, Banco Espirito Santo. Le pays va injecter 4,4 milliards d'euros dans l'établissement financier qui sera, en outre, divisé en deux entités distinctes.

Finalement, le Portugal vole au secours de la Banco Espirito Santo (BES). Après des semaines d'hésitation, l'État a décidé, dimanche 3 août, d'injecter 4,4 milliards d'euros pour renflouer les caisses de la principale banque du pays. Elle sera également scindée en deux entités, l'une servant à traiter toutes les créances douteuses, et l'autre qui gérera les actifs dits sains. La Commission européenne a validé, dans la nuit de dimanche à lundi, ce plan de sauvetage.

"Banco Espirito Santo présentait un risque de cessation de paiements qui aurait mis en danger le système financier national", a expliqué Carlos Costa, gouverneur de la banque centrale portugaise, pour justifier le renflouement de BES. L'argent provient d'une enveloppe de 12 milliards d'euros que le Portugal a reçu, en vertu du plan de sauvetage de 2011, de la troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Union européenne) pour surmonter sa crise de la dette. Il ne restait plus que 6 milliards d'euros de cette aide internationale qui a permis au pays de ne pas faire faillite.

Les actionnaires vont trinquer

Il faut dire que la situation de la Banco Espirito Santo devenait de plus en plus critique. La banque avait annoncé, mercredi 31 juillet, une perte semestrielle sèche de 3,57 milliards d'euros. Son action avait, ensuite, été malmenée en bourse, avant de perdre 75 % de sa valeur, vendredi 1er août, obligeant le régulateur à suspendre sa cotation.

Le plan concocté par le gouvernement est la première application concrète des nouvelles règles européennes pour faire davantage peser le poids des pertes des banques sur les épaules des actionnaires. La nouvelle entité qui devra gérer toutes les créances douteuses détenues par BES sera ainsi contrôlée par les actuels actionnaires, dont la banque française Crédit Agricole, ce qui risque de leur coûter cher en cas de non-remboursement de certaines dettes. Ce choix est censé refléter la nouvelle approche de Bruxelles : limiter le recours aux fonds publics pour sauver les banques en péril.

La saga de la Banco Espirito Santo ne s'arrête pas au sauvetage. La banque centrale portugaise a également annoncé qu'elle allait enquêter sur d'éventuels manquements de l'ancienne équipe dirigeante. L'ancien président de la BES, Ricardo Salgado, avait déjà été limogé de son poste fin juillet après des révélations sur d'éventuelles dissimulations de pertes financières et des soupçons sur son implication dans un vaste réseau de blanchiment d'argent.

Avec AFP

 

Première publication : 04/08/2014

  • CRISE ÉCONOMIQUE

    En Italie et au Portugal, la grogne monte contre l'austérité

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Portugal : la courbe du chômage s'infléchit pour la première fois depuis 2011

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    La crise politique portugaise inquiète les marchés financiers

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)