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Moyen-Orient

Mourir affamé ou tué par les djihadistes, l'impossible choix des Yazidis

© Safin Hamed, AFP | Des réfugiées yazidies ayant fui la ville de Sinjar.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/08/2014

Plusieurs milliers de Yazidis, minorité kurdophone d’Irak, sont bloqués dans les montagnes désertiques de Sinjar, dans le nord-ouest du pays. Ils risquent autant la faim et la soif que de se faire massacrer par les djihadistes de l’EIIL.

"Nous sommes massacrés, notre religion est en train d'être rayée de la surface de la Terre, je vous en supplie, au nom de l'humanité, aidez-nous, aidez-nous !" Ce cri du cœur a été lancé, mardi 5 août, par une député irakienne issue de la communauté yazidie, en larmes, lors d'une séance au Parlement.

Vian Dakhil a imploré le gouvernement irakien et la communauté internationale de sauver sa communauté des griffes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL). Ce groupe de djihadistes radicaux s’est, en effet, emparé dimanche de la région de Sinjar, située dans le nord-ouest de l'Irak, tenue jusqu'alors par les forces kurdes.

Une communauté persecutée

Située à 50 km de la frontière syrienne, Sinjar était le bastion de la minorité yazidie. Cette communauté de langue kurde, qui compte selon différents chiffres entre 100 000 et 600 000 personnes en Irak, a longtemps été persécutée. Précisément à cause de sa religion monothéiste préislamique, qui comprend des éléments du zoroastrisme, du judaïsme et de l'islam. Désormais sous la menace directe de l’EIIL, cette minorité est en grand danger, puisqu’elle est considérée par les extrémistes sunnites comme "adoratrice du diable".

C’est donc sans surprise que plusieurs milliers de personnes - jusqu'à 200 000 selon l'ONU – ont pris la fuite dans la panique. Si la majorité d’entre eux est parvenue à rallier la région autonome du Kurdistan, près de 50 000 personnes se sont réfugiées dans les montagnes au sud de la ville. Ironie de l’histoire, Sinjar accueillait aussi des milliers de déplacés, en particulier turcomans, ayant fui l'offensive lancée en juin par l’EIIL qui contrôle désormais de vastes pans de territoires dans le nord et l'ouest de l’Irak.

Toujours est-il qu’en se refugiant dans les montagnes désertiques de la région, sans eau ni nourriture à disposition, cette population se retrouve face à un choix dramatique. Soit elle risque de mourir de faim et de soif en restant loin de toute source d’approvisionnement, si aucune aide ne lui est apportée, soit elle quitte son refuge de fortune au risque quasi-certain d’être massacrée par l’EIIL, qui l'assiège. Comme le prouvent les premières images de la prise de Sinjar, publiées sur les réseaux sociaux par les spécialistes des mouvements djihadistes. Elles montrent des cadavres d’hommes couchés sur le ventre, visiblement exécutés de sang-froid. La légende de l’un des clichés est la suivante : "Tuez-les, là où vous les trouverez".

Situation humanitaire critique

"Ces gens se battent pour leur vie dans les montagnes, ils sont en danger mortel, l'ensemble de la communauté est en danger mortel ", a expliqué à l’AFP Khodhr Domli, un militant des droits de Yazidis. Selon la députée Vian Dakhil, les djihadistes ont tué 500 hommes de cette communauté depuis la prise de Sinjar, tandis que leurs épouses sont vendues en esclaves comme "butin de guerre".  Le Croissant-Rouge irakien a insisté de son côté sur la nécessité d'une action d'envergure en urgence pour éviter une tragédie encore plus importante.

Selon l’ONU, "25 000 enfants sont encore coincés dans les montagnes aux alentours de la ville et sont parmi les plus vulnérables. L’Unicef précise, de son côté, que 40 enfants sont morts à Sinjar, ces deux derniers jours, "à la suite des conséquences de leur déplacement, des violences, et à cause de la déshydratation". Ces familles ont besoin d'une aide d'urgence dans l'immédiat, "en particulier en eau et services sanitaires", a précisé l’agence onusienne. De son côté, le Conseil de sécurité de l'ONU a prévenu que les persécutions de l'EIIL contre les minorités "peuvent constituer un crime contre l'humanité".

Alliance historique entre Kurdes

Mardi, des hélicoptères militaires ont largué des vivres à l'attention des déplacés yazidis, tandis qu’un responsable kurde a affirmé à l’AFP, mercred 6 août, que les combattants kurdes, qui affrontent les djihadistes dans le nord de l'Irak, auront besoin de plusieurs jours avant de pourvoir les sauver et leur assurer un passage sûr.

Des combattants kurdes d'Irak, de Syrie et de Turquie ont uni leurs forces dans une rare alliance pour combattre l’EIIL qui, en 48 heures, ont pris aux Kurdes plusieurs villes dans la région de Mossoul, deuxième ville d'Irak tombée aux mains des djihadistes au tout début de leur offensive lancée le 9 juin.

Signe de l’urgence de la situation, Bagdad avait déjà décidé, lundi, d'aider les peshmerga dans leur contre-offensive, signant ainsi une rare coopération entre Kudres et le pouvoir central irakien. En effet, les dirigeants kurdes et le Premier ministre chiite, Nouri al-Maliki, s'opposent dans un grand nombre de domaines, telles que la répartition des revenus pétroliers et la gestion des territoires.

Avec AFP et Reuters

 

Première publication : 06/08/2014

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