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Asie - pacifique

Erdogan remporte la présidentielle turque dès le premier tour

© Ozan Kose, AFP | Dépouillement des bulletins dans un bureau de vote d'Istanbul, dimanche.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/08/2014

Au pouvoir depuis 2003, Recep Tayyip Erdogan a remporté dimanche l'élection présidentielle turque, la première au suffrage universel, dès le premier tour du scrutin, avec 52 % des voix.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a été élu dimanche président de la Turquie dès le premier tour du scrutin, disputé pour la première fois au suffrage universel direct, ont rapporté les chaînes de télévision du pays.

Comme le suggéraient les sondages, l'homme fort du pays a largement devancé ses deux adversaires dès le premier tour de ce scrutin disputé pour la première fois au suffrage universel direct, avec 52 % de suffrages.

Candidat commun de l'opposition social-démocrate et nationaliste, Ekmeleddin Ihsanoglu, un historien réputé de 70 ans qui a dirigé l'Organisation de la coopération islamique (OCI), a réuni plus de 38 % des suffrages, alors que celui de la minorité kurde, Selahattin Demirtas, en a rassemblé près de 10 %.

Le président du Conseil électoral turc, Sadi Guven, a également déclaré dans la soirée qu'Erdogan avait remporté la majorité des suffrages, tandis que Ekmelettin Ihsanoglu l'a félicité pour sa victoire. Un décompte officiel des voix doit être annoncé lundi.

Erdogan, 60 ans, au pouvoir depuis 2003, devait prendre la parole dans la soirée devant des dizaines de milliers de partisans, depuis le balcon du siège du Parti de la justice et du développement (AKP), à Ankara.

Prière à la mosquée Eyüp Sultan d'Istanbul

Sitôt connus ces résultats définitifs, Recep Tayyip Erdogan s'est dirigé vers la mosquée historique Eyüp Sultan d'Istanbul pour prier, comme le faisaient les sultans ottomans avant de monter sur le trône, ont annoncé les télévisions turques.

"Je remercie tous ceux qui ont oeuvré à ce résultat", a déclaré le nouveau chef de l'État, à des centaines de ses partisans réunis devant la mosquée.

"Nous allons élever le niveau de notre démocratie et continuer dans la voie du processus de paix" pour un règlement du conflit kurde, a-t-il ajouté lors d'une courte allocution retransmise en direct par les télévisions. "Que dieu nous aide dans notre chemin".

"J'espère que le coup de sifflet final sera donné par l'arbitre mais les tribunes ont pris leur décision. Le peuple a montré sa volonté", a poursuivi le nouveau président élu.

Adulé par ses partisans, honni par ses opposants

Homme politique le plus clivant de Turquie, Erdogan est adulé par ses partisans et honni par ses opposants, qui l'accuse de vouloir islamiser la Turquie et de dérives autoritaires. Il n'a d'ailleurs pas caché qu'il souhaitait garder la haute main sur l'exécutif et renforcer les prérogatives du chef de l'État, jusque-là largement honorifiques.

Erdogan veut un régime présidentiel pour la Turquie

 
En un an, Recep Tayyip Erdogan a résisté à une fronde antigouvernementale en juin 2013, à des scandales de corruption qui ont éclaboussé son entourage, au drame de la mine de Soma qui s’est soldée par la mort de plus de 300 personnes en mai 2014, et à la lutte sans merci que lui livre son ancien allié, le prédicateur musulman Fethullah Gulen.
 
Malmené, il a répliqué par des mesures autoritaires. Purges au sein des milieux judiciaires et policiers, renforcement du contrôle des réseaux sociaux… Le tout lui a valu une pluie de critiques, internes comme internationales.

Une popularité qui reste solide
 
Dans un pays majoritairement conservateur et nationaliste, où sa popularité n'est pas réellement entamée, Recep Tayyip Erdogan sait qu’il peut compter sur la mobilisation de ses électeurs.
 
Ces derniers, qu’ils soient issus des régions rurales ou des rangs islamo-conservateurs, ont déjà offert au Parti de la justice et du développement (AKP), sa formation, huit victoires électorales consécutives depuis 2002. La dernière en date, enregistrée lors des municipales de mars 2014, fut d’ailleurs un triomphe.
 
Le candidat "du peuple" autoproclamé peut également se targuer d’un bon bilan économique, puisque la Turquie a enregistré la plus forte croissance de tous les pays de l’OCDE entre 2002 et 2012.

Avec AFP

Première publication : 10/08/2014

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