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Conflit en Ukraine: la monnaie chute à son plus bas historique sur fond de "panique"

AFP

Un vendeur de rue à Simféropol, la capitale de la Crimée, le 25 mars 2014Un vendeur de rue à Simféropol, la capitale de la Crimée, le 25 mars 2014

Un vendeur de rue à Simféropol, la capitale de la Crimée, le 25 mars 2014Un vendeur de rue à Simféropol, la capitale de la Crimée, le 25 mars 2014

La monnaie ukrainienne a atteint son plus bas niveau historique sans que la banque centrale ne prenne de mesures pour stopper sa chute, évoquant "une panique" dans les milieux économiques après quatre mois de conflit armé avec les insurgés pro-russes.

La directrice de la Banque nationale a été convoquée d'urgence au Parlement mardi pour s'expliquer sur les taux les plus bas dans l'histoire de l'Ukraine calculés a partir des transactions interbancaires: 17,58 hryvnias pour un euro et 13,13 hryvnias pour un dollar.

L'institution a vendu sur les marchés près de 150 millions de dollars, mais cela n'a pas suffi à stopper la chute de la monnaie ukrainienne.

"Il n'y a aucun facteur économique qui puisse justifier" les taux actuels, a souligné devant les députés la directrice de la banque centrale Valéria Gontareva, dénonçant les "déclarations provocatrices de différents partis politiques à propos d'une forte probabilité d'une guerre d'envergure avec la Russie".

M. Gontareva a également évoqué "un sentiment de panique dans la population et chez les chefs d'entreprise".

Pour l'instant la Banque nationale "n'a pas l'intention de s'écarter de la politique des taux de changes flexibles", mais dans le cas où les mécanismes de marché ne fonctionneraient pas, "nous prendrons des mesures administratives assez strictes pour la durée de l'opération antiterroriste" menée par Kiev contre less séparatistes pro-russes dans l'est du pays, a prévenu Mme Gontareva.

La monnaie ukrainienne, en chute continue depuis le lancement de cette opération il y a quatre mois, a sensiblement perdu de la valeur la semaine dernière, alors que les craintes d'une invasion russe étaient dans tous les esprits en Ukraine.

Mme Gontareva a déclaré que des mesures plus strictes de soutien à la monnaie ukrainienne auraient pu être prises la semaine dernière, mais que la banque centrale devait d'abord obtenir un feu vert du Fonds monétaire international (FMI) dont l'Ukraine attend une nouvelle tranche de 1,5 milliard de dollars le 29 août.

Ce glissement sans précédent de la monnaie ukrainienne s'explique par la nervosité des marchés des changes face aux tensions internationales et aux mauvais indicateurs économiques.

"La situation actuelle a été déclenchée par un flux de mauvaises nouvelles, auxquelles a répondu la population en commençant à acheter des devises étrangères", explique Olena Bilan, économiste en chef de la compagnie d'investissement Dragon Capital.

- Les prix à la hausse -

L'économie ukrainienne fait pourtant face à une grave crise économique, amplifiée par le conflit meurtrier dans le coeur industriel du pays, le bassin minier du Donbass.

En juillet, le FMI a estimé que les "perspectives économiques s'étaient considérablement détériorées" en Ukraine et que le produit intérieur brut (PIB) allait se contracter de 6,5% cette année à cause du conflit, et non de 5% comme envisagé précédemment.

Le président ukrainien Petro Porochenko a révélé fin juillet que Kiev dépensait quotidiennement 70 millions de hryvnias (4 millions d'euros) pour financer l'opération militaire dans l'Est.

En récession quasi ininterrompue depuis plus de deux ans, le pays n'est d'ailleurs pas parvenu à se reprendre au deuxième trimestre, son produit intérieur brut chutant de 2,3% par rapport au trimestre précédent, après une contraction de 2% au premier trimestre.

Son économie a été sauvée de l'asphyxie en avril lorsque le FMI lui a accordé une ligne de crédit de 17 milliards de dollars dans le cadre d'un plan international de 27 milliards, à condition que soient appliquées des mesures de restructuration économiques très impopulaires.

La Banque centrale ukrainienne avait déjà décidé en juillet de faire monter son taux d'intérêt à 12,5% pour lutter contre l'inflation, un niveau record qui risque d'avoir un impact négatif supplémentaire sur l'économie.

Conséquence de l'effondrement de la monnaie ukrainienne, les prix à la consommation se sont déjà envolés dans le pays.

"Pour l'Ukraine, tous les espoirs de stabilisation de la situation, qu'elle soit politique ou économique, ou même pour le marché des changes, reposent sur le succès de l'opération militaire", explique Oleksandr Parachtchiï, économiste à Concorde Capital.

Première publication : 12/08/2014