Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Assistants parlementaires au FN : Marine Le Pen snobe la police

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : Des milliers de déplacés, fuyant Boko Haram, menacés par la famine

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Lutte contre le groupe État islamique : où en sont les offensives contre les djihadistes ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

France – Présidentielle 2017 : alliances, retraits et tentatives d’union de la semaine

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des arts de Virginie Lemoine

En savoir plus

#ActuElles

L'humour a-t-il un sexe ?

En savoir plus

TECH 24

"Bring back our Internet" : le hashtag de ralliement des Camerounais

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Grèce : une crise sans fin ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

France insoumise : le coût du programme de Jean-Luc Mélenchon

En savoir plus

Afrique

Ebola : au Liberia, la Croix-Rouge peine à sensibiliser la population

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/08/2014

Au Libéria, les équipes de la Croix-Rouge peinent toujours à convaincre les malades d'Ebola à se rendre dans les hôpitaux. En cause : d’innombrables rumeurs faisant état de vols d’organes dans les structures de soins.

Mamei refuse de parler aux équipes de la Croix-Rouge. Cette Libérienne, habitant la province de Lofa, dans le nord du pays, est pourtant susceptible d’avoir contracté Ebola. Son mari et son fils viennent de se faire emporter par la maladie. Mais à l'approche des équipes médicales, elle se mure dans le silence.

"Quand on vient les voir chez eux, ils ont peur qu'on leur dise qu'ils sont touchés par Ebola. Quand ils nous voient, certains se mettent immédiatement à pleurer. C'est pourquoi nous avons besoin de nos services sociaux, qui sont à nos côtés quand il faut aller leur parler", explique Beyoh Peter Fayiah, membre de la Croix Rouge libérienne.

>> À voir sur France 24 : au Liberia, des victimes d'Ebola ramassées en pleine rue

Mamei n’est pas la seule à avoir peur. Dans la ville de Voinjama, l’une des zones les plus touchées par le virus, la maladie a déjà tué une vingtaine de personnes, et de nouveaux cas sont recensés chaque jour. Pourtant, paradoxalement, le plus grand hôpital de la région, non loin de là, ne connaît pas une forte affluence.

En cause : de nombreuses rumeurs faisant état de vols d’organes lorsque les patients se rendent à l’hôpital pour se faire soigner. "Il y a toutes sortes de théories, toutes sortes de rumeurs qui circulent, comme quoi nous volons des reins, nous prenons le sang des gens, nous les aspergeons avec un produit qui les tue", déplore le docteur Musa Zuanah, le directeur du Tellewoyan Memorical Hospital.

>> À lire sur France 24 : un sérum "sauve" deux Américains infectés au Liberia

Les choses commencent tout juste à changer, les mentalités à évoluer, mais pas assez vite au regard de la progression de la maladie. L'épidémie d'Ebola, la plus grave depuis l'apparition de cette fièvre hémorragique en 1976, a fait 1 013 morts en Afrique de l'Ouest, dont 323 au Liberia. Et les moyens pour lutter contre ne sont pas suffisants : au Liberia, les centres de traitement sont trop petits, les équipes médicales sont en sous effectif, et la logistique défaillante du système de santé empêche de combattre efficacement le virus.

Première publication : 12/08/2014

  • ÉPIDÉMIE

    Ebola : décès du prêtre espagnol infecté à Madrid, un sérum testé au Liberia

    En savoir plus

  • ÉPIDÉMIE

    Ebola : la Côte d'Ivoire suspend ses liaisons aériennes avec les pays affectés

    En savoir plus

  • ÉPIDÉMIE

    Un cas suspect de fièvre Ebola mis en quarantaine au Canada

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)