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Moyen-Orient

"Le régime syrien estime qu’il a carte blanche pour frapper fort sur l’EI"

© Louai Beshara / AFP | Un char de l'armée syrienne près de Damas (archives)

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 18/08/2014

Depuis fin juillet, l’organisation de l’État islamique et les forces du régime syrien sont en confrontation directe. La lutte contre ces jihadistes, désormais objet d’un consensus international, permet à Damas d’avancer ses pions.

À l’heure où tous les regards sont tournés vers le nord de l’Irak avec la progression fulgurante des jihadistes de l’organisation de l’État islamique qui inquiète l’Occident et bouleverse la géopolitique du Moyen-Orient, la crise syrienne semble être passée au second plan.

Pourtant, au cours de ces derniers jours, c’est bien sur le territoire syrien que ce groupe extrémiste ultra-radical, actuellement visé par des frappes américaines dans le nord de l'Irak, a enregistré des gains très importants. Il a notamment pris le contrôle d’une dizaine de villes et villages à d'autres mouvements islamistes dans la province d'Alep, dans le nord-est de la Syrie. 
 
L’organisation de l’État islamique, qui jouit d’un contrôle quasi-total des provinces de Raqqa et Deir Ezzor, à la frontière avec l'Irak, a désormais dans sa ligne de mire les bastions rebelles de Marea et Azaz, près de la frontière turque. La perte de ces deux localités couperait la principale route d'approvisionnement des rebelles et leur porterait donc un coup fatal. Ces derniers sont en effet déjà pris en tenailles entre des combats contre le pouvoir à Damas et dans le même temps contre les jihadistes du "calife" autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi.
 
Confrontation directe entre Assad et l’organisation de l’État islamique
 
En outre, depuis la fin juillet, la confrontation directe entre l’organisation de l’État islamique et les forces du président Bachar al-Assad est entrée dans une nouvelle phase, plus violente, mettant à mal les rumeurs de connivence entre ces deux belligérants qui, selon l’opposition syrienne, s’évitaient sur le champ de bataille. Damas est notamment accusée d'avoir délibérément laissé ce groupe ultra-radical prospérer pour accréditer l'idée selon laquelle le soulèvement contre le régime syrien serait principalement le fait de terroristes islamistes soutenus par l'étranger.
 
"Il n’existe aucune connivence entre ces deux parties, mais plutôt des intérêts croisés ponctuels qui ont mis en suspens leur confrontation, explique Wassim Nasr, journaliste à France 24 et spécialiste des mouvements jihadistes. En effet, quand le régime cherchait à tout prix à sécuriser ses places fortes que sont Damas, Homs, Alep et ses routes stratégiques vers le Nord, le Sud et Beyrouth, les jihadistes d’al-Baghdadi avaient pour priorité de consolider leur assise militaire et populaire dans leurs bastions. Cela n’a d’ailleurs pas empêché que des combats sporadiques et des bombardements aériens continuent entre ces deux forces."
 
Sur le terrain, désormais, la bataille fait rage. "Après avoir consolidé ses acquis, l’organisation de l’État islamique a ouvert les hostilités à la fin du mois de juillet en attaquant des points stratégiques du régime à l’est du pays, comme par exemple la base militaire dite de la Division-17 et celle de la brigade 93 à Raqqa, sur lesquelles flotte désormais leur drapeau noir", précise Wassim Nasr. Les pertes du régime sont très importantes puisqu’il a enregistré son plus grand nombre de soldats tués en un seul mois depuis le début de la crise en mars 2011.
 
Damas avance ses pions
 
Pour autant, malgré ces revers, le régime semble vouloir rendre coup pour coup, notamment depuis dimanche 17 août, date du début d’une campagne de bombardements aériens sans précédent contre les positions du groupe jihadiste dans le nord et l’est du pays. Les villes de Raqqa (plus de 30 raids pour la seule journée de dimanche), de Tabqa, la province de Deir Ezzor (est), ainsi que les localités d’Akhtarin et Manbej (province d'Alep) ont ainsi été soumises au feu de l’aviation syrienne.
 
Cette contre-attaque syrienne intervient au moment où la communauté internationale a décidé de se pencher sur le cas de l’organisation de l’État islamique, accusée d’épuration ethnique en Irak. "Le régime syrien profite de cette nouvelle conjoncture et estime qu’il a désormais carte blanche pour frapper fort sur ces jihadistes. Qui aujourd’hui pourrait reprocher à Bachar al-Assad, qui a toujours dit qu’il était dans le camp qui combat sans merci le terrorisme, de bombarder intensivement leurs bastions, alors que ces mêmes jihadistes sont pris pour cible en Irak par les forces américaines et que l’opposition syrienne a réclamé que des raids aériens soient menés à leur encontre ?", souligne Wassim Nasr.
 
À terme, le grand perdant de ces développements en Syrie pourrait être la rébellion syrienne non-jihadiste. "Aujourd’hui, nous sommes dans une équation dans laquelle la rébellion est impuissante et discréditée militairement aux yeux des Syriens, et dans laquelle un consensus international s’est dessiné contre les jihadistes, poursuit le journaliste de France 24. Cela permet à Bachar al-Assad de pousser ses pions sans crainte. Il avance autour de Damas, est à deux doigts d’encercler Alep, le tout en profitant du chaos régnant dans les rangs rebelles."
 

 

Première publication : 18/08/2014

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