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Amériques

Ferguson : nouveaux affrontements malgré l'arrivée de la Garde nationale

© Scott Olson, AFP | Un policier se met à couvert, lundi 18 août, à Ferguson.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/08/2014

Des heurts ont a nouveau éclaté, lundi soir à Ferguson, dix jours après la mort d'un jeune Afro-Américain, Michael Brown, tué par un policier. Deux personnes ont été blessées par balles, et 31 autres arrêtées.

Des appels au calme en provenance du sommet de l'État, un couvre-feu et même l'intervention de la Garde nationale n'y font rien : Ferguson continue de s'embraser. Cette ville de la banlieue de Saint-Louis, théâtre d'émeutes depuis la mort de Michael Brown, un jeune Afro-Américain abattu par un policier il y a dix jours, a connu de nouveaux débordements dans la nuit du lundi 18 août.

Les forces de l'ordre affirment avoir essuyé des "tirs nourris" lundi soir à Ferguson, faisant état de deux blessés par balles et 31 arrestations.

"Aucun coup de feu n'a été tiré par les agents, bien qu'ils aient été intensément attaqués", a souligné le capitaine Ron Johnson, responsable des opérations, lors d'une conférence de presse.

Les agents, en équipement anti-émeute, encadrés par un véhicule blindé du SWAT et un hélicoptère, ont ordonné à plusieurs reprises à la foule rassemblée dans un climat tendu, pour le dixième jour consécutif, de se disperser. Puis, peu après 23 heures locales (4 heures GMT mardi), des grenades lacrymogènes assourdissantes ont été lancées contre des manifestants, moins nombreux que les jours précédents.

Sur Twitter, plusieurs journalistes ont fait état de coups de feu et l'un d'entre eux a même publié la photo d'un manifestant utilisant un cocktail Molotov pour répondre aux tirs de grenades lacrymogènes. Signe de la fébrilité ambiante, un journaliste, Scott Olson, photographe pour l'agence Getty images a été brièvement détenu par la police lundi soir (voir tweet ci-dessous).


200 agents de la Garde nationale sur place

Plus tôt lundi, des militaires de la Garde nationale ont été déployés pour épauler la police locale. Grâce à ces renforts, aucun couvre-feu n'a été mis en place lundi, contrairement à samedi et dimanche, a expliqué le gouverneur du Missouri Jay Nixon, soulignant la mission "limitée" des militaires, censés monter la garde autour du quartier général de la police. Ils seraient environ 200 agents, indique un journaliste de l'AFP qui a suivi leur arrivée sur place. Des tireurs d'élite étaient postés sur les toits des commerces alentours.

Mais du côté des manifestants, ce déploiement massif de policiers lourdement équipés, souvent d'armes de guerre, a exacerbé les tensions plutôt que de les apaiser. Barack Obama, briefé par son ministre de la Justice Eric Holder lundi après-midi, a dit avoir recommandé au gouverneur une utilisation "limitée" de cette force. "Je surveillerai dans les jours qui viennent qu'elle aide, plutôt qu'elle n'aggrave la situation", a-t-il prévenu, ajoutant qu’Eric Holder se rendrait sur place mercredi. Le président a réitéré son appel à la "retenue", estimant que rien n'excusait "l'utilisation de la force excessive par la police".

Trois autopsies différentes demandées

Dans le même temps, les circonstances de la morts de Michael Brown demeurent floues. La police locale et la police fédérale (FBI) ont chacune lancé une enquête sur ce meurtre, à propos duquel les récits diffèrent. Au total, pas moins de trois autopsies ont été demandées, l'une par les autorités locales, l'autre par la famille et une troisième par le ministre de la Justice pour tenter de faire la lumière ce qu'il s'est passé le soir de la mort du jeune homme.

D'après l'avocat de la famille du jeune homme de 18 ans tué le 9 août, ce dernier a été atteint de six balles, dont deux à la tête, et les résultats de l'autopsie incitent à conclure qu'il se tenait tête baissée en signe de reddition au moment du coup de feu qui lui a été fatal. Au moins "six balles ont atteint (Michael Brown), et deux ont peut-être repénétré" dans le corps, a déclaré Michael M. Baden, légiste de renom mandaté par la famille. Il n'a relevé aucun résidu de poudre sur le corps de la victime et "aucune trace" de lutte, les quelques abrasions sur le corps étant attribuées à la chute sur la route.

Le ministère a indiqué en début de soirée que l'autopsie fédérale, "confiée à l'un des médecins légistes les plus expérimentés de l'armée américaine", était en cours. Cette affaire, qui a pris une dimension nationale conduisant à des manifestations de soutien ailleurs dans le pays, a ravivé le spectre du racisme en Amérique, comme après la mort de Trayvon Martin, un jeune noir abattu en 2012 par un vigile de quartier en Floride. Le vigile avait été acquitté après avoir plaidé la légitime défense.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/08/2014

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