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Moyen-Orient

Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

© Mohammed Abed, AFP | Une maison détruite à Gaza City après un raid, le 19 août 2014.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/08/2014

Le cessez-le-feu entre le Hamas et Tsahal a été une nouvelle fois rompu, mardi. Bilan : au moins dix Palestiniens tués, dont deux membres de la famille de Mohamed Deif, le chef militaire du Hamas.

Les pluies des roquettes et les bombardements ont repris de plus belle, après que le cessez-le-feu, observé depuis le 11 août entre le Hamas et l'armée israélienne a, une nouvelle fois, volé en éclats mardi. Une soixantaine de roquettes ont été tirées vers le territoire israélien, dont sept depuis mardi minuit (21h00 GMT) sans faire de victime. L'une est tombée sur Tel-Aviv, l'autre sur Jérusalem. En face, Tsahal a mené une soixantaine de raids, dont 30 depuis mardi minuit, faisant au moins dix morts côté palestinien.

Parmi les victimes figurent la femme et le fils de sept mois de Mohamed Deif, le chef des Brigades al-Qassam, la puissante branche armée du Hamas qui contrôle Gaza, a annoncé, mercredi 20 août au matin sur Facebook, Moussa Abou Marzouk, numéro deux du bureau politique du mouvement islamiste. Une information confirmée par le ministre de l'Intérieur israélien, Gideon Saar. "Mohamed Deif mérite de mourir tout comme Ben Laden. C'est un grand meurtrier et aussi longtemps que nous en aurons l'opportunité, nous tenterons de le tuer", a-t-il déclaré à la radio militaire.

Le Hamas assure que Mohamed Deif, qui a déjà échappé à cinq tentatives d'assassinat par Israël, a survécu à ce bombardement et est "toujours aux commandes". Recherché depuis longtemps par les autorités de l'État hébreu qui l'accusent d'avoir organisé des attentats-suicides il y a plus d'une décennie, Mohamed Deif est considéré comme l'un des stratèges de la campagne actuellement menée par le Hamas contre Israël.

"Gaza replonge dans ses heures les plus sombres"

La Gazaouis fuient par centaines

Par ailleurs, au moins dix Palestiniens, dont au moins trois enfants, ont été tués mercredi 20 août lors d'un raid israélien contre une maison de Deir el-Balah, ont annoncé les services de secours palestiniens. Parmi les morts figurent un homme de 32 ans, trois de ses enfants et sa femme, qui était enceinte. Un autre homme - l'oncle des enfants - a également été tué.

Les habitants de Gaza, déjà durement éprouvés par un mois de combats, ont recommencé à fuir par milliers les secteurs les plus exposés. Des centaines de Gazaouis encombrés de sacs et de matelas ont notamment abandonné Chajaya pour aller s'abriter dans les écoles de l'ONU transformées en refuges. Selon le ministère palestinien de la santé, 2 028 personnes, essentiellement des civils, sont mortes et plus de 10 302 blessées dans l'enclave palestinienne depuis le lancement de l'opération "Bordure protectrice" par Israël le 8 juillet. Côté israélien, 64 soldats et trois civils ont été tués dans les hostilités.

Arrêt des négociations au Caire

Sur le front diplomatique, la rupture du cessez-le-feu a provoqué un arrêt des pourparlers en cours au Caire entre Israéliens et Palestiniens ; des pourparlers qui étaient censés transformer cette pause dans les affrontements en trêve prolongée. Les deux camps se rejettent la responsabilité de cette reprise des combats, qui mettent fin à près de 10 jours consécutifs d'accalmie censés favoriser les discussions indirectes en Égypte sur un arrêt durable des hostilités.

Les négociateurs palestiniens ont quitté la capitale égyptienne mercredi matin. "Le cessez-le-feu est mort et Israël est responsable", a dit Azzam al-Ahmed, le chef de la délégation palestinienne présente au Caire. "Nous partons mais nous ne nous retirons pas des négociations", a-t-il dit à l'AFP ajoutant que les Palestiniens attendaient la réponse d'Israël à leur proposition de trêve des combats. "Nous ne reviendrons pas (au Caire) tant qu'Israël n'aura pas répondu", a-t-il souligné.

Le Hamas "responsable", selon Washington

De leur côté, les émissaires israéliens, rappelés par leur gouvernement, ont repris le chemin d'Israël dès mardi soir, le porte-parole de Benjamin Netanyahu, Mark Regev, ayant déclaré que les tirs de roquettes en provenance de Gaza avaient "rendu impossible la poursuite des discussions". Signe que l'État hébreu s'attend à une poursuite des hostilités, l'armée israélienne a donné pour instruction aux civils de se tenir à nouveau prêts à se rendre dans les abris dans un rayon allant jusqu'à 80 km de la frontière de Gaza, soit au-delà de Tel Aviv.

Les États-Unis se sont dits "très inquiets" de la "rupture du cessez-le-feu", jugeant le Hamas "responsable" des tirs de roquettes et estimant qu'Israël avait le droit de se défendre. Maintenant que le Premier ministre israélien Benjamin "Netanyahu a délibérément bloqué les négociations au Caire, la résistance (les Palestiniens) examine toutes les options", a averti un porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum.

Conditions des négociations

Les Palestiniens - représentés au Caire par une délégation comptant des responsables du Hamas, du Jihad islamique et de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui chapeaute l'Autorité palestinienne - ont affirmé à maintes reprises qu'ils ne signeraient aucun accord ne prévoyant pas de levée du blocus israélien de Gaza. L'État hébreu fait pour sa part de la démilitarisation de l'enclave une condition sine qua non.

L'Égypte a soumis aux protagonistes une proposition par laquelle ils s'engageraient à cesser les combats et qui prévoit la réouverture des points de passage aux frontières. Elle fait la part belle à l'Autorité palestinienne, évincée de Gaza par le Hamas en 2007. Le sujet épineux de l'ouverture d'un port et d'un aéroport, à laquelle Israël est opposé, serait, lui, remis à plus tard.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 20/08/2014

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