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Afflux de migrants: les exilés arrivent en France sans vouloir s'y installer

AFP

Des migrants se reposent dans la gare de Vintimille en Italie le 6 aout 2013, juste avant de passer la frontière pour aller en FranceDes migrants se reposent dans la gare de Vintimille en Italie le 6 aout 2013, juste avant de passer la frontière pour aller en France

Des migrants se reposent dans la gare de Vintimille en Italie le 6 aout 2013, juste avant de passer la frontière pour aller en FranceDes migrants se reposent dans la gare de Vintimille en Italie le 6 aout 2013, juste avant de passer la frontière pour aller en France

Chaos en Libye et en Syrie, mer calme en été, opérations d'interception italienne en Méditerranée: plusieurs facteurs expliquent le récent afflux de migrants arrivés par voie clandestine, pour qui la France n'est souvent qu'un pays de transit.

1- Y-a-t-il une augmentation de la "pression migratoire" en France, évoquée par des préfets et des commentateurs?

En Europe, la majorité des étrangers arrivent légalement, même si certains restent au delà de la date de validité de leur titre de séjour. Ces entrées légales restent à peu près stables.

En revanche, les entrées clandestines se multiplient via la Méditerranée. Sur les sept premiers mois de l'année, 78.300 migrants sont arrivés en Italie et à Malte depuis la Libye, une hausse de 500% par rapport à la même période de 2013, selon l'agence européenne Frontex.

En France, plus de 5.000 personnes ont été arrêtées à la frontière italienne au cours du premier semestre.

2 - Qui sont ces migrants ?

Ils viennent essentiellement de zones de conflits ou d'Etats répressifs. D'abord les Syriens qui fuient la guerre et les Erythréens qui veulent échapper à la dictature et au travail forcé auquel ils sont astreints à partir de 18 ans.

Il y a aussi des Maliens, des Soudanais, des Afghans, des Somaliens...

3 - La répression en Erythrée ou l'absence d'Etat en Somalie sont des phénomènes de longue date. La guerre en Syrie a débuté il y a trois ans. Pourquoi y a-t-il un afflux maintenant ?

Jusqu'à présent une partie des migrants trouvaient refuge dans des pays non Européens, où ils ne peuvent désormais plus vivre.

Ainsi, Israël, où vivent environ 60.000 Africains en majorité Erythréens et Soudanais, a durci sa législation et multiplie les actions pour les encourager à partir.

En Egypte, le retour des militaires au pouvoir a marqué un durcissement envers les réfugiés syriens qui, soupçonnés d'être proches des Frères musulmans, finissent parfois en prison.

Surtout, le chaos libyen, où des milices rivales se battent pour contrôler le territoire, a favorisé la multiplication des passeurs.

Autre raison, conjoncturelle: l'été est toujours propice aux traversées de la Méditerranée, moins agitée à cette période.

Enfin, certains estiment que l'opération de sauvetage Mare Nostrum, mise en place par l'Italie après deux naufrages en octobre 2013, encourage les migrants à tenter leur chance puisque les risques pour leur vie sont moindres.

4 - Que représente la France pour ces migrants ?

La France n'est qu'un pays de transit. L'immense majorité de ces exilés veulent rejoindre les pays où sont installés leurs concitoyens. Les Erythréens ou les Somaliens visent l'Angleterre, les Syriens plutôt l'Allemagne ou la Suède.

Ainsi, même si les chiffres augmentent, ils sont peu à demander l'asile en France. Seuls 237 Erythréens ont déposé un dossier au premier semestre.

5 - Quelle attitude les autorités peuvent-elles adopter envers ces migrants ?

En vertu du droit international, et pour des raisons humaines, il est impossible de les renvoyer dans leur pays d'origine, où ils risqueraient de mourir.

Le droit européen prévoit que les demandes d'asile doivent se faire dans le pays d'entrée dans l'UE. La France peut donc les renvoyer vers l'Italie quand il est établi qu'ils ont transité sur son sol. Elle le fait souvent, mais c'est une solution à court terme car ces migrants retentent en général leur chance.

A Calais, les autorités ont tenté de convaincre ces migrants de déposer des demandes d'asile, mais peu ont saisi l'opportunité. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a reconnu jeudi que la situation dans cet "abcès de fixation" était compliquée.

En l'absence de solutions nationales, tous les acteurs plaident pour une approche européenne, sans parvenir à se mettre d'accord sur ses composantes. M. Cazeneuve, qui entame la semaine prochaine une tournée européenne pour faire émerger un "agenda" commun, plaide pour un renforcement des moyens de Frontex. Mais il n'évoque pas de remise à plat de la règle du "pays d'entrée, pays d'examen" des demandes d'asile, souhaitée par les pays du sud.

Première publication : 21/08/2014