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L'Etat islamique cherche des réseaux sociaux non-censurables pour sa propagande

© Albaraka news/AFP/Archives | Une image du compte Twitter de Al-Baraka datée du 11 juin 2014 montre un militant présumé du groupe jihadiste de l'Etat Islamique à la frontière de l'Irak et la SyrieUne image du compte Twitter de Al-Baraka datée du 11 juin 2014 montre un militant présumé du groupe jihadiste de l'Etat Islamique à la frontière de l'Irak et la Syrie

Après la suspension de nombre de ses comptes par Twitter, l?État islamique se reporte sur d'autres réseaux pour diffuser sa propagande, dont le réseau décentralisé Diaspora qui a fait fermer les comptes les plus actifs, a-t-il indiqué à l'AFP.

"Nous avons vu de nombreux comptes suspects se créer assez rapidement le 20 août. La liste en compte aujourd'hui 120. La grosse majorité sont déjà supprimés", a indiqué à l'AFP "Flaburgan", porte-parole du réseau.

"Mais les administrateurs ne sont pas obligés de supprimer les comptes signalés. D'abord, le compte peut ne pas être illégal dans le pays où le serveur est situé, ensuite, l'administrateur peut choisir volontairement de laisser le contenu en assumant".

Mais "nous souhaitons que notre réseau soit un lieu d'échange amical et ne serve pas à l'organisation de meurtres ou à la diffusion de messages de propagande incitant à la haine", explique-t-il.

Diaspora, lancé en 2010 par des étudiants américains, est un réseau de "noeuds" qui permet à chacun d'ouvrir un mini-réseau social, sans administrateur central pour le censurer. Sur son blog, Diaspora explique que l?État islamique "migre vers des systèmes de logiciel libre" décentralisés de ce type.

"Il n'y a pas de serveur central, donc aucun moyen pour l'équipe centrale de retirer des contenus dans un "noeud", explique le groupement, contrairement à Twitter ou YouTube.

"Nous ne pouvons empêcher personne d'utiliser Diaspora ni influencer les décisions des administrateurs individuels. C'est peut être une des raisons qui a attiré l?État islamique sur notre réseau".

La presse britannique avait déjà signalé cette semaine que le groupe jihadiste avait utilisé discrètement un service gratuit créé par un étudiant polonais pour y publier de nombreuses images d'exécutions et de propagande.

Twitter a suspendu depuis mardi soir de nombreux comptes de membres de l?État islamique et de ses partisans, qui relayaient les images de l'exécution du journaliste américain James Foley.

LiveLeak, autre site qui avait hébergé la vidéo sur James Foley, légèrement tronquée, est revenu sur sa position libertaire pour annoncer qu'il "ne montrera plus d'autres vidéos de décapitations de l?État islamique".

Le site, dont le credo était de montrer la réalité sans censure, raconte avoir connu un pic de trafic mercredi d'internautes qui cherchaient la vidéo sur James Foley.

"Nous avons montré au monde la véritable horreur de cette forme d'exécution plus d'une fois et ne pouvons trouver aucune raison d'en monter davantage".

Liveleaks regrette cependant que "le monde s'émeuve quand meurt un des +nôtres+ mais pas pour des meurtres d'Arabes".