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EUROPE

Angela Merkel à Kiev pour arracher un cessez-le-feu

© Max Vetrov, AFP | Un rebelle pro-russe à Donetsk, vendredi

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/08/2014

La chancelière allemande Angela Merkel se rend à Kiev samedi pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine, où le "convoi humanitaire" russe est arrivé vendredi, sans l'accord des autorités ukrainiennes.

La chancelière allemande va se rendre samedi à Kiev pour tenter d'obtenir un cessez-le-feu dans l'est de l'Ukraine. Angela Merkel a en effet répété vendredi qu'il ne pouvait y avoir de solution militaire à cette crise.

"L'objectif essentiel sur le plan politique est de parvenir à un cessez-le-feu commun", a commenté la chancelière allemande dans un entretien accordé au journal "Freie Press", à paraître samedi.

"Nous devons parvenir à une situation où des gens ne sont plus tués tous les jours. La question de la manière dont l'Allemagne soutient l'Ukraine est également à l'ordre du jour", a-t-elle ajouté.

Cette première visite à Kiev d'Angela Merkel depuis le déclenchement de la crise est un signal clair du soutien de Berlin au président ukrainien Petro Porochenko, élu il y a moins de trois mois.

Des diplomates faisaient remarquer cette semaine que la chancelière pourrait tenter de convaincre Porochenko de réfléchir aux conséquences de sa stratégie militaire actuelle. Le chef de l'État ukrainien semble vouloir pousser l'avantage obtenu par les forces gouvernementales sur le terrain pour écraser la rébellion séparatiste.

Condamnations occidentales après l'arrivée du convoi russe

Par ailleurs, la chancelière allemande et le président américain Barack Obama ont estimé vendredi soir que la Russie s'était engagée dans une "dangereuse escalade" en Ukraine, en massant des militaires à la frontière et en envoyant un convoi humanitaire non sollicité.

Selon les deux dirigeants, il est "impératif" que le convoi quitte le territoire ukrainien, estimant que l'envoi de cette colonne de 300 camions sans le feu vert de Kiev constituait une "provocation supplémentaire et une violation de la souveraineté de l'Ukraine et de l'intégrité de son territoire".

Kiev a qualifié cette intrusion du convoi russe d'"invasion directe", affirmant que plusieurs des véhicules inspectés par les autorités ukrainiennes étaient quasiment vides.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est réuni vendredi en urgence, à la demande de la Lituanie. À l'issue de ces consultations à huis clos, l'ambassadeur britannique Lyall Grant, en tant que président du Conseil, a fait état d'une "vaste inquiétude sur ce que beaucoup ont qualifié d'action illégale et unilatérale de la Fédération de Russie".

Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a également condamné l'entrée de ce convoi, tandis que le Pentagone américain a réclamé que la Russie retire "immédiatement" son convoi d'Ukraine, sous peine de nouvelles sanctions internationales.

La Croix-Rouge, qui devait distribuer l'aide, n'a finalement pas accompagné le convoi, les garanties concernant la sécurité n’étant pas suffisantes, selon l'organisation.

"Véhicules vides"

Lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière allemande Angela Merkel, Vladimir Poutine a expliqué que Moscou "ne pouvait plus attendre" avant d'envoyer son convoi d'aide humanitaire.

Les autorités ukrainiennes ont de leur côté condamné une décision russe "délibérée et agressive", et ont affirmé que leurs gardes-frontières n'avaient pu inspecter que 34 camions, alors que les États-Unis et les pays européens avaient demandé à Moscou de faire en sorte que le convoi puisse être contrôlé.

"Dans un des [camions] KamAZ qui peut transporter 25 tonnes, nous avons trouvé 800 kilogrammes de thé. Les 33 autres camions étaient chargés au maximum de huit tonnes. Il s'agit en réalité de véhicules vides", a assuré le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk.

Selon Moscou, qui affirme vouloir fournir rapidement de l'aide aux habitants assiégés, qui vivent sans eau ni électricité depuis des semaines, les camions sont chargés de 1 800 tonnes d'aide humanitaire.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 22/08/2014

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