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SPORT

Mort du footballeur Albert Ebossé : "Je savais que cela allait arriver"

© [DR] le footballeur camerounais de la JS Kabylie Albert Ebossé

Texte par Sylvain MORNET

Dernière modification : 26/08/2014

La mort du footballeur camerounais Albert Ebossé, le 23 août à Tizi Ouzou, continue d’agiter le monde du foot en Algérie. Un drame qui ne surprend pas les observateurs. Lesquels dénoncent une violence omniprésente dans les stades.

"Malheureusement, je savais que cela allait arriver. Cela nous pendait au nez. J’ai joué deux ans dans le championnat algérien et chaque week-end, chaque match c’était la même chose. Il n’y a jamais eu de considérations des autorités et de la Fédération." Les mots de l’international algérien Mohamed Chalali sont forts et révélateurs du climat de violence qui gangrène le football algérien.

Interrogé par RFI, l’ancien joueur des clubs de la JS Kabylie et de Bejaia est revenu sur la mort du joueur de la JSK Albert Ebossé. L'attaquant camerounais est décédé samedi soir, atteint par un projectile parti des tribunes à l'issue de la défaite à domicile de son équipe face à l'USM Alger (2-1), lors la 2e journée du championnat d'Algérie.

"On joue la peur au ventre, c’est d’ailleurs pour cela que j’ai quitté le championnat algérien. On jouait notre vie, mais au propre sens du terme", a avoué Mohamed Chalali. "L’année dernière j’ai dû quitter Bejaia car j’étais en danger. On jouait la relégation et j’ai été menacé de mort. On a joué à Sétif et on a perdu 5-0. Au retour à Bejaia, on nous a tendu une embuscade. Mille personne nous attendaient et ont saccagé entièrement notre car."

Une violence intolérable qui est pourtant omniprésente dans le football algérien. "Avec Albert Ebossé, il y a eu mort d’homme, mais dans tous les stades c’est comme ça. C’est partout pareil, avec des pavés, des trucs énormes qui nous tombaient dessus."

"Chaque match ressemble à une guerre"

Des propos qui font écho à ceux de Nasser Sandjak, ex-entraîneur de la JS Kabylie (de 2000 à 2002 puis de novembre 2012 à avril 2013), interrogé lundi par le quotidien Le Parisien. Pour lui aussi, la mort d’Albert Ebossé était prévisible. "Cela devait forcément arriver un jour. Le championnat d’Algérie est devenu hyper violent dans les tribunes. Cela fait des années que cela dure. Déjà en 2002, j’avais quitté la JS Kabylie à cause de ce problème. Il y a deux ans, j’ai vu des agressions à coups de couteau ! Des gens viennent au stade avec des pierres et des boulons. La mort de ce pauvre garçon était presque prévisible. Les stades ne sont absolument pas sécurisés. Il y a une quinzaine d’années, c’était tranquille. Mais maintenant, chaque match ressemble à une guerre."

Ce lundi, la presse algérienne, en état de choc, demande donc des comptes. Pourquoi les services de police ne font pas leur travail ? Pourquoi les stades ne sont pas sécurisés ? Pourquoi n’existe-t-il pas des caméras de surveillance ? Autant de questions qui restent en suspens. "En Algérie, on ne démissionne pas ! On va essayer de trouver un bouc émissaire, mais personne ne démissionnera de ses fonctions et encore moins le président de la JSK. C’est regrettable car il y a pourtant des responsabilités qui doivent être prises", a confié dépité le correspondant de RFI à Alger, Safir Jallal. Et c’est bien là le plus honteux.

"Le seul responsable de la mort d’Ebossé c’est l’arbitre !"

Un moment aussi dramatique devrait être synonyme de prise de conscience pour certains dirigeants algériens, mais rien de tout ça ne semble avoir lieu. Pire, certains propos insensés sont tenus notamment par le président de la JSK, Chérif Hannachi. "Vous savez, le seul responsable de la mort d’Ebossé c’est l’arbitre Benouza. Il nous a privés d’un penalty valable. Même le premier but de l’USMA n’était pas valable parce qu’il n’y avait même pas coup franc", a-t-il déclaré au site Le Buteur.

Comment un président de club peut-il tenir de tels propos après la mort d’un de ses joueurs caillassé par ses propres supporters ? Mais Chérif Hannachi n’en est pas resté là en tentant d’expliquer qu’Ebossé aurait trop couru sur le terrain ce qui pourrait expliquer une crise cardiaque. Le joueur aurait glissé dans le tunnel qui relie la pelouse aux vestiaires et serait tombé. Un nerf aurait alors "sauté" selon les déclarations d’Hannachi reprise par le site DZfoot.com.

La thèse farfelue du malaise cardiaque a été balayée, lundi 25 août, par le procureur de la République. Dans un communiqué du parquet de Tizi Ouzou, il a indiqué que les résultats préliminaires de l'autopsie révèlaient que le meilleur buteur du championnat d'Algérie la saison dernière (17 buts), était décédé suite à un traumatisme causé par un objet contondant et tranchant ayant occasionné une hémorragie interne.

En hommage au Camerounais Albert Ebossé, tous les matches des championnats professionnels et amateur d'Algérie seront annulés le week end du 29 et 30 août. Une minute de silence sera elle respectée dans les stades du Cameroun le 31 août prochain. Pour ce qui est des auteurs de ce crime, il ne faut pas se faire d’illusion selon l’entraîneur de la JSK, Hugo Broos.

"On n’arrêtera jamais le coupable, on ne le retrouvera jamais. Car les infrastructures sont pour le moins défaillantes", a déclaré le Belge au quotidien La Dernière Heure.

Première publication : 25/08/2014

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