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Droits des femmes: des féministes "consternées" par la disparition d'un vrai ministère

AFP

Le nouvelle ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem le 27 août 2014 à ParisLe nouvelle ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem le 27 août 2014 à Paris

Le nouvelle ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem le 27 août 2014 à ParisLe nouvelle ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem le 27 août 2014 à Paris

Des associations féministes se sont émues mercredi que les droits des femmes ne soient plus dévolus à un ministère de plein exercice, y voyant un reniement, tandis que Najat Vallaud-Belkacem, son ex-titulaire, a mis en avant les avancées obtenues.

En mai 2012, au moment de la constitution du premier gouvernement de François Hollande, la recréation d'un ministère des Droits des femmes avait été largement saluée par les féministes, qui y voyaient le moyen de faire reculer les inégalités entre les sexes. Le premier et seul ministère de ce type avait auparavant été créé en 1981 par François Mitterrand, et jamais plus rétabli en tant que tel.

L'annonce mardi de la composition du gouvernement "Valls 2", bien que paritaire, a cette fois dépité plusieurs associations, à l'instar d'Osez le féminisme ! qui a exprimé "sa plus profonde consternation".

La députée socialiste de la Somme Pascale Boistard a en effet été nommée secrétaire d'État aux Droits des femmes du nouveau gouvernement de Manuel Valls, un poste précédemment détenu par une ministre, Najat Vallaud-Belkacem.

Mme Boistard dépendra de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, des Droits des femmes et de la Santé.

"Si la parité est au rendez-vous, où est passé le Ministère des droits des femmes ? Remaniement rimerait-il avec reniement ?", s'est émue mercredi Osez le féminisme!.

L'association rappelle que la création d'un ministère "pérenne sur l'ensemble du quinquennat était un engagement du candidat François Hollande", "un outil essentiel pour permettre plus d'égalité entre les femmes et les hommes".

"Rétrograder ce ministère au rang de secrétariat d'État est un signal politique extrêmement négatif et restrictif", estime-t-elle.

- 'Retour à la case départ' -

L'association féministe et LGBT les efFRONTé-e-s a également relevé "avec alarmisme et mélancolie" le changement de composition du gouvernement avec un ministère des Droits des femmes "coulé".

"On aurait pu espérer que dans un pays qui compte 80% de travailleurs pauvres qui sont des femmes, une victime de viol toutes les 7 minutes et une victime de meurtre conjugal tous les deux jours et demi, cette mission méritait un vrai ministère !", regrette l'association.

Pour le Collectif des droits des femmes, la pilule ne passe pas non plus. L'association avait déjà été échaudée par la composition du premier gouvernement de Manuel Valls en avril, dans lequel le ministère des Droits des femmes avait été fusionné avec la Ville, la Jeunesse et les Sports, "restreignant" la part accordée aux droits des femmes.

"Deuxième gouvernement Valls (...), retour à la case départ d'avant l'arrivée de la gauche au pouvoir", déplore le collectif, pour lequel "visiblement ce qui était jugé important au début, ne l'est plus".

Promue ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem qui incarnait depuis deux ans le combat pour l'égalité et la parité, a préféré souligner les "avancées" obtenues sur le sujet (égalité professionnelle, parité en politique et lutte contre les violences faites aux femmes), lors de la passation de pouvoir avec Marisol Touraine.

Interrogée en marge de la cérémonie, elle a aussi souligné que "le ministère des Droits des femmes, réapparu en 2012, est toujours là et ça, c'est déjà une réussite".

"D'une certaine façon, nous avons deux responsables pour un même sujet, ce qui est une bonne chose", a-t-elle ajouté, se félicitant que depuis deux ans le sujet soit "revenu au premier plan" et invitant les associations à "laisser sa chance à Pascale Boistard".

En 2012, Yvette Roudy, la première ministre des Droits des femmes, confiait, elle, avoir constaté "un recul considérable sur les droits des femmes", à partir du moment ou le ministère qu'elle dirigeait avait disparu.

Première publication : 27/08/2014