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Afrique

Ebola : le Liberia sanctionne ses ministres réfugiés à l'étranger

© Zoom Dosso, AFP | Une équipe médicale à Monrovia, au Liberia, le 25 août 2014.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/08/2014

La présidente libérienne a congédié, mardi, des ministres et de hauts responsables restés à l'étranger en dépit de son appel à revenir participer à la lutte contre l'épidémie d'Ebola, qui frappe de plein fouet les économies en Afrique de l'Ouest.

Les appels répétés en provenance du sommet de l'État n'y ont rien changé, alors le Liberia a décidé de sévir. La présidente Ellen Johnson Sirleaf a limogé, mardi 26 août, les ministres et hauts responsables du pays restés à l'étranger pour fuir l'inquiétante propagation du virus Ebola. Elle avait déjà, à plusieurs reprises, exhorté ses ministres se trouvant hors du pays à rentrer, dans le cadre de l'état d'urgence décrété le 6 août dernier.

Air France suspend ses vols Paris-Freetown

La compagnie Air France a annoncé, mercredi, la suspension provisoire de sa ligne entre Paris et Freetown, en Sierra Leone, à la suite de la recommandation du gouvernement en lien avec l'épidémie de fièvre Ebola.

"Air France constate que la recommandation des autorités françaises est sans lien avec le niveau de sécurité sanitaire de la desserte aérienne qu'elle assure entre Freetown et Paris", précise le communiqué.

La compagnie aérienne confirme en revanche maintenir son programme de vols quotidiens vers la Guinée et le Nigeria.

"Tous les responsables occupant des fonctions de niveau ministériel" ou leur équivalent dans la haute administration "qui ont violé les ordres" sont "relevés de leurs fonctions", a annoncé la présidence libérienne. Selon une source proche du gouvernement, des secrétaires d'État et des hauts fonctionnaires sont limogés, mais pas des ministres de plein exercice. Les personnes "à la tête de services publics importants" verront aussi leurs salaires bloqués jusqu'à leur retour au pays.

Pour la présidente, ces mesures exceptionnelles étaient nécessaires "pour la survie de l'État", d'autant plus que le Liberia est le pays le plus touché par l'épidémie sans précédent qui frappe l'Afrique de l'Ouest. Depuis le printemps, le virus a fait au total 1 427 morts dont 624 au Liberia, 406 en Guinée, 392 en Sierra Leone et 5 au Nigeria, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) arrêté au 20 août.

Crise sanitaire... et économique

La crise sanitaire qui fait des ravages se double d'une crise économique, particulièrement au Liberia, a alerté mardi la Banque africaine de développement (BAD). La sécurité alimentaire au Liberia est mise "en péril", la maladie menaçant la période des récoltes, a alerté Donald Kaberuka, le président de la BAD. Dans ce pays, "si aujourd'hui les gens ne s'occupent pas de l'agriculture, il y aura une crise alimentaire. Voilà le premier impact direct sur les paysans dans cette région", a-t-il affirmé.

L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a exprimé le même genre de craintes pour l'est de la Sierra Leone, visé par des mesures de quarantaine. Et c'est toute l'économie qui est frappée dans les pays concernés. Ebola va "probablement coûter 1, voire 1,5 point du PIB" au Liberia, en Sierra Leone, en Guinée mais aussi en Côte d'Ivoire, a souligné le président de la BAD.

Après de nombreuses mesures de précaution, la Côte d'Ivoire, voisine de la Guinée et du Liberia, est pour l'heure préservée. Une situation qui laisse perplexe la ministre de la Santé elle-même : "Cela, parfois même à mon niveau, relève du surnaturel", a confié Raymonde Goudou Coffie.

L'Afrique centrale désormais touchée

Mais l'Afrique de l'Ouest n'est plus la seule touchée. Un second front s'est ouvert en Afrique centrale, en République démocratique du Congo (RDC), où 13 personnes ont été tuées par Ebola dans un secteur du territoire de Boende, à 800 km au nord-est de Kinshasa, dans la province de l'Equateur. Les autorités ont dit mardi se préparer à un combat d'au moins trois mois contre cette flambée d'Ebola, liée à la souche locale (dite Zaïre) du virus. Il s'agit de la septième épidémie en RDC, où le virus a été identifié en 1976.

Le coordinateur pour l'ONU de la lutte contre Ebola, le docteur David Nabarro, a jugé que la "guerre" contre le virus pourrait durer six mois. "Avec la poussée soudaine de nouveaux foyers de l'épidémie ces dernières semaines, il est urgent d'envisager une opération humanitaire régionale rapide et de grande envergure pour arrêter l'épidémie dans un délai maximum de six mois", a-t-il déclaré depuis la Guinée. L'OMS estime aussi qu'il faudra plusieurs mois pour que l'épidémie soit sous contrôle.
 

Avec AFP

Première publication : 27/08/2014

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